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Art & Culture

Marie Cozette : Le CRAC est dans « une programmation plus dynamique »

Le CRAC Occitanie à Sète présente depuis le 9 octobre 2021 deux nouvelles expositions : Celle de Jimmy Robert Appui, tendu, renversé et les œuvres d’Antoine Renard : Pharmakon. La directrice du CRAC, Marie Cozette, en dit plus et mieux.

Propos recueillis par Serges David, envoyé spécial à Sète

Marie Cozette, on a connu une grave période avec la pandémie de la Covid-19, comment le Centre régional d’art contemporain (CRAC) que vous dirigez a-t-il pu faire face à cette problématique ?

Pour nous, ça a été extrêmement douloureux, puisque le CRAC est resté fermé durant six mois.

 

C’est exceptionnel et absolument inédit dans la vie d’un lieu de culture de rester fermer aussi longtemps, d’être coupé de ce qui fait notre ADN à savoir accueillir le public le plus largement possible. Le sens même de notre action a été rompu totalement pendant de longs mois.

Donc ça nous a amené à nous questionner beaucoup sur le sens de l’action à mener, sur la manière de la mettre en œuvre malgré tout, malgré la contrainte de trouver d’autres manières de toucher le public en allant à l’extérieur, en allant devant des gens, des scolaires, et en développant une stratégie digitale, numérique, très dynamique.

Et quelle est la situation actuellement ?

Actuellement, nous rouvrons avec de nouvelles expositions, ce qui est particulièrement réjouissant ; puisque nous n’avons ouvert notre dernière exposition qu’en octobre dernier et pendant trois semaines seulement, car on avait fermé tout de suite après. Par conséquent, on est restés dans ce lieu pendant un an avec les mêmes expositions.

Pour un centre d’art, un an avec les mêmes expositions, c’est assez inédit aussi ; on a des temporalités de trois à quatre mois maximum.

Aujourd’hui, montrer de nouvelles expositions, c’est aussi pour nous, l’occasion de pouvoir regarder l’avenir, le futur et passer à une autre étape et nous dire qu’on reprend une forme de normalité dans notre fonctionnement.

Qui dit art, dit sans frontière. On voit que vous exposez le Français d’origine guadeloupéenne Jimmy Robert…

Là effectivement, on présente le travail de Jimmy Robert qui est né en Guadeloupe. Pour autant, Jimmy est un citoyen du monde, parce qu’au-delà de la Guadeloupe, de la France, il a étudié en Angleterre, il a vécu à Amsterdam, à Bucarest, il a vécu dans plein de villes différentes, maintenant il est à Berlin.

Marie Cozette et Jimmy Robert devant l’oeuvre de l’artiste

C’est ce qui fait la particularité de son identité en tant qu’artiste. Il a s’est nourri de cultures extrêmement  diverses et multiples. Il a du talent.

Quels sont donc les grands projets qui dessinent à l’horizon pour le CRAC de Sète ?

Nous repartons dans une programmation plus dynamique. En 2022, on aura une rythmique d’expositions qui, tous les trois, se renouvelle. Il y a aussi de très beaux projets qui se préparent avec de très belles co-productions de niveau international avec l’Allemagne, notamment une artiste allemande qui s’appelle Alexandra Bircken, on aura aussi une artiste plasticienne originaire d’Afrique du Sud, mais qui vit ici en France, qui s’appelle Bianca Bondi et puis l’été prochain, une artiste qui s’appelle Pauline Curnier-Jardin.

Ce qu’il faut savoir, c’est que nous sommes un lieu qui présente, depuis dix ans,  la création dans ce qu’elle a de plus vivant, de plus innovant, de plus singulier.

Nous sommes aussi un lieu où vraiment les visiteurs peuvent faire « un pas de côté », c’est un endroit où on peut voir le monde autrement, peut-être que cette dimension peut parler au public et l’attirer. C’est important, à un moment donné, de changer de focale, de changer son regard sur le monde, de changer de point de vue, et les artistes ont cette qualité de pouvoir le faire.  

@SD

 

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