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Analyse

Business : Secteurs cherchent investisseurs

Le diagnostic de l’économie effectué dans le cadre du Plan national de développement économique et social met en exergue les secteurs porteurs du Burkina Faso. Les rencontres État – privé permettent d’insister sur la place du secteur privé dans le développement.

Agriculture

Avec seulement un tiers des 9 millions d’hectares de terres agricoles mises en valeur, l’agriculture est sans conteste un secteur qui offre des garanties d’un retour sur investissement conséquent. L’agriculture offre un emploi et un revenu à 80 % de la population.

Le gouvernement a décidé un cadre législatif et réglementaire en vue d’une diversification de la production minière et envisage d’élaborer un Code pétrolier pour le Burkina Faso, car le Code minier adopté en 2015 exclut les hydrocarbures de son champ application.

L’investissement privé contribue à sa modernisation et à l’amélioration des rendements. Elle est le deuxième secteur d’exportation après l’industrie minière.

Elle offre des opportunités de transformation agroalimentaire aussi bien pour le marché local que pour l’espace Cedeao. À côté des productions végétales, l’élevage présente un potentiel important. Le Burkina Faso présente des opportunités dans l’installation d’unités de transformation de ressources animales (viande, lait, cuir et peau).

Le ministère ambitionne de mobiliser des investisseurs autour de 17 projets et programmes structurants de l’ensemble rural agro-sylvo-pastoral, pour un coût total évalué à 810, 6 milliards de F.CFA (1,24 milliard d’euros), dont l’aménagement de 35 000 ha de bas-fonds, la réhabilitation de 3 818 hectares de périmètres irrigués, la création d’une Centrale d’approvisionnement des intrants et matériels agricoles (CAIMA), la création d’usine de fabrication de tracteurs et de production d’engrais minéraux à base de phosphate naturel, etc.

Pour séduire les investisseurs, le gouvernement prépare un dispositif pour faciliter les investissements dans le secteur agricole. Un nouveau Code d’investissement agro-sylvo-pastoral et halieutique constituera un moyen d’« inciter et les jeunes, les femmes et toute personne intéressée à investir dans l’agriculture en leur facilitant les choses, en leur offrant des possibilités afin de promouvoir le développement rural ».

Énergie

Avec un ensoleillement optimal (5,5 kWh/ m2), le Burkina Faso offre de bonnes dispositions pour la production de l’énergie solaire photovoltaïque. La réforme de l’électricité a créé un cadre favorable à l’installation de producteurs indépendants d’énergie aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural.

En outre, le fort engouement des populations pour les produits solaires photovoltaïques à usage individuel crée des conditions favorables pour l’installation d’unités industrielles de production de composants solaires tels que les batteries, les plaques, etc.

L’une des stratégies adoptées pour atteindre ce résultat est la libéralisation de la production en prenant en compte la production privée, dans le cadre de partenariat public-privé.

Les Autorités ont ouvert la voie à la contractualisation de promoteurs privés, afin de construire des centrales solaires photovoltaïques au Burkina Faso.

En 2018, plusieurs promoteurs privés internationaux, surtout français (pour un marché d’une soixantaine de milliards de francs CFA), Soltech, Quatran, Syscom, Africa-Ren, Green ont été attributaires de contrats. Tout comme la société canadienne Windiga Énergie, en partenariat avec Total Eren de France et Access Power des Émirats arabes unis.

Les perspectives sont heureuses pour le secteur, avec les appuis annoncés de la Corée du Sud, 22 milliards de F.CFA pour la construction de mini-centrales solaires, et de l’Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA), pour 6 milliards de F.CFA (9,15 millions d’euros), en vue d’électrifier 42 localités par le système solaire photovoltaïque et par centrale solaire-diesel.

Dans le cadre du West Africain Power Pool (WAPP) de la Cedeao, piloté par Apollinaire Ki Siengui (ancien patron de la Sonabel), le pays a été sélectionné pour bénéficier en 2021, d’un parc solaire à vocation régionale de 150 mégawatts. La Banque mondiale a déjà annoncé un financement de 200 millions de dollars.

Mines

Les mines ont connu un essor exceptionnel ces dix dernières années. En 2018, le secteur a représenté plus de 75 % des parts d’exportations. Les exploitations minières industrielles créées fournissent plus de 200 milliards de F.CFA (305 millions d’euros) de recettes fiscales et parafiscales avec plus 9 000 emplois directs. Ce boom minier est une opportunité de développement des secteurs connexes à travers la fourniture des biens et services aux mines.

Sur financement de la Banque mondiale, la cartographie aérienne conduite par la société canadienne Geotech Aero sous la direction du Bureau des mines et de la géologie, avait permis d’établir des cartes de zones identifiées comme des sites renfermant une forte teneur en minerais.

Grâce aux explorations aériennes, les ingénieurs ont identifié des traces d’uranium à Sebba (Nord-Est) ou encore à Touadeni (au Nord-Ouest), dans le Sahel et des traces de pétrole vers Nouna (ouest) ainsi qu’au-dessus d’Essakane (Nord).

Les résultats des travaux de recherches géologiques et géophysiques réalisées révèlent que le pays regorge d’indices d’hydrocarbures et d’importantes réserves minières.

En 2018, le gouvernement a décidé un cadre législatif et réglementaire en vue d’une diversification de la production minière et envisage d’élaborer un Code pétrolier pour le Burkina Faso, car le Code minier adopté en 2015 exclut les hydrocarbures de son champ application.

Une fois ce Code adopté, le gouvernement pourrait octroyer des permis de recherches à d’éventuels investisseurs intéressés par des activités de recherches sur les hydrocarbures liquides et gazeux.  

T.T.

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