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Analyse et Opinion

Les PME en quête de technologies

Les PME en quête de technologies
  • Publiémars 28, 2024

Pour aider les PME à adopter les technologies, il est important de partager des meilleures pratiques dans l’amélioration de la prise de décision et du rapport coût efficacité, selon un rapport.

 

Près de 70 % des PME africaines en Afrique ont investi dans la technologie au cours des douze derniers mois pour contribuer à stimuler la croissance et la résilience. Cette tendance indique que les PME reconnaissent l’impact positif de la technologie.

De plus, le continent offre de nombreuses opportunités pour concrétiser le plein potentiel de la numérisation pour ces entreprises et le continent, ce qui passe par l’élimination de divers obstacles (infrastructures, connectivité et coût élevé de déploiement) et par l’élaboration de bonnes pratiques en vue d’une collaboration accrue.

L’une des solutions consiste alors à négocier des formules spéciales avec les fournisseurs de technologies et à étudier les subventions et les incitations fiscales afin de rendre l’adoption des technologies numériques économiquement viable pour les PME.

Telles sont les conclusions d’un nouveau rapport, intitulé « Levelling the SME Playing Field » (Placer les PME sur un pied d’égalité), lancé conjointement par Vodacom Group, Vodafone Group et Safaricom. Le rapport est le sixième document de recherche dans le cadre de la campagne Africa.connected, qui vise à stimuler le développement durable en effaçant les disparités numériques dans les secteurs économiques clés de l’Afrique par l’entremise de partenariats stratégiques.

« Ce rapport se penche sur les défis spécifiques auxquels les PME sont confrontées en Afrique et détaille les mesures à prendre pour aider les entrepreneurs à surmonter ces obstacles. Nos conclusions soulignent le rôle important que la technologie peut jouer pour aider les petites entreprises à saisir de nouvelles opportunités, à accéder au financement, à augmenter la productivité, à réduire les coûts et à optimiser leur compétitivité», explique Shameel Joosub, le patron de Vodacom Group.

Shameel Joosub, directeur exécutif de Vodacom.
Shameel Joosub, directeur exécutif de Vodacom.

Nous le savons, l’adoption de la technologie par les PME africaines présente des défis uniques. Au-delà des infrastructures inadaptées et d’un accès insuffisant à la connectivité, les conclusions révèlent que la plus grande difficulté pour les PME est le coût élevé des mises à niveau et des renouvellements technologiques (58,3 %), ce qui peut empêcher les petites entreprises d’adopter les dernières avancées. Près d’un tiers des PME (32 %) sont également préoccupées par le manque de compétences et de connaissances numériques pour tirer pleinement parti des solutions technologiques. Le rapport présente également les problèmes de réglementation et de conformité comme des pierres d’achoppement dans les efforts de numérisation des PME.

 

De meilleures pratiques

Le rapport s’appuie sur des conversations avec 400 PME dans huit pays africains (Afrique du Sud, Kenya, Égypte, Éthiopie, Mozambique, Tanzanie, RD Congo et Lesotho), employant d’une à 200 personnes.

En Afrique, la numérisation a changé la donne pour les PME, qui soulignent l’effet positif de la technologie sur l’amélioration de la croissance, de l’efficience, de la compétitivité et du service à la clientèle. En outre, en utilisant les plateformes de commerce électronique, les médias sociaux et les solutions de paiement numérique comme M-Pesa, les PME peuvent étendre leur portée, accéder à des informations précieuses et rationaliser les opérations.

Pour aider les PME du continent à adopter les technologies, le rapport souligne l’importance du partage des meilleures pratiques dans l’amélioration de la prise de décision et du rapport coût efficacité. Du point de vue du partage des connaissances, cette approche favorise une culture d’apprentissage en aidant à identifier les lacunes dans la compréhension et en facilitant la mise en œuvre d’idées novatrices, tout en fournissant une base de connaissances interne et en réduisant la perte de savoir-faire. Adopter des pratiques et des technologies éprouvées est plus rapide et plus sûr que d’en tester de nouvelles.

Pour ce faire, deux actions clés sont nécessaires : l’élaboration de politiques efficaces fondées sur une compréhension approfondie de la myriade de contraintes auxquelles les PME sont confrontées et la mise en œuvre de programmes ciblés qui donnent à ces petites entreprises les moyens de réussir.

Et le rapport d’insister, sur l’accès au financement. « Alors que les PME peuvent développer de nouveaux produits financiers qui répondent à leurs besoins, comme le crowdfunding, il y a un réel besoin d’identifier les domaines potentiels d’amélioration autour de la réglementation et qui pourraient augmenter les prêts responsables aux PME. » Dans l’optique, par exemple, d’ouvrir les PME à des formes de financements auxquelles elles n’ont pas accès.

Les auteurs faisant observer : « S’il est extrêmement important d’aider les PME lorsqu’elles démarrent, il est tout aussi essentiel de leur offrir des options de financement lorsqu’elles développent leurs activités. »

Il est essentiel aussi de « surmonter les principaux obstacles à l’adoption du numérique ». L’une des solutions consiste alors à négocier des formules spéciales avec les fournisseurs de technologies et à étudier les subventions et les incitations fiscales afin de rendre l’adoption des technologies numériques économiquement viable pour les PME. Et le rapport de citer l’exemple de la coalition Partner2Connect (P2C) de l’UIT (à laquelle participe Vodacom), « un excellent exemple de la manière dont la facilitation des partenariats entre les gouvernements, le secteur privé et d’autres parties prenantes ».

Il s’agit aussi de défendre le développement d’infrastructures essentielles, comme proposer des programmes de subventions et de prêts axés sur l’énergie. Ces initiatives peuvent aider les PME à financer des pratiques commerciales efficaces sur le plan énergétique et à financer des alternatives renouvelables, rendant ainsi l’installation de solutions énergétiques plus durables économiquement viables.

@AB

Écrit par
Aude Darc

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