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Agriculture

Bénin : Le renouveau de la filière coton

Si le pays dispose actuellement de 19 usines d’égrenage, totalisant une capacité de 600 000 tonnes, l’exécutif promet l’ouverture prochaine d’une vingtième unité. Ceci afin d’anticiper un éventuel dépassement de la capacité installée du fait de l’augmentation de la récolte.

Les défis de la productivité et des transports

À côté de l’égrenage, la mise en service des usines textiles est aussi un des chantiers auquel l’équipe dirigeante entend s’attaquer. Cette activité en aval possède un potentiel important de création d’emplois et de redynamisation du tissu industriel.

Dans ce cadre, les annonces faites ont concerné la réhabilitation du Complexe textile du Bénin (Coteb), de la Société des industries textiles du Bénin (Sitex) et de la Compagnie béninoise des textiles (CBT).

En dépit de la bonne santé de la production, de nombreux défis restent à relever pour le Bénin, qui caresse le rêve de bousculer le duo africain formé par le Burkina Faso et le Mali. En effet, l’augmentation de la production, d’une année sur autre, est davantage le fruit d’une extension des superficies qu’à une amélioration des rendements.

Ainsi, alors qu’en 2017-2018, les surfaces emblavées avaient progressé de 26,5 %, à 530 145 hectares, les rendements n’ont augmenté que 4,7 %, à 1,077 tonne par hectare. Ce niveau reste encore inférieur à celui de certains pays de la sous-région comme la Côte d’Ivoire (1,25 tonne/hectare).

Une progression des rendements du coton passera par un meilleur accès des producteurs aux technologies agricoles et aux intrants modernes. En outre, une meilleure sensibilisation des exploitants aux bonnes pratiques d’utilisation des engrais dans les systèmes de production cotonnière sera nécessaire, pour prévenir l’épuisement des nutriments du sol et la dégradation des terres qui entretiennent la faible productivité.

Un autre défi est de parvenir au désenclavement de la route cotonnière Djougou-Péhunco-Kérou, longue de 212 km dans le Nord. L’aménagement de cette route devrait permettre de réduire les coûts de transports, d’améliorer le trafic et la commercialisation du coton.

Ainsi, alors qu’en 2017-2018, les surfaces emblavées avaient progressé de 26,5 %, à 530 145 hectares, les rendements n’ont augmenté que 4,7 %, à 1,077 tonne par hectare. Ce niveau reste encore inférieur à celui de certains pays de la sous-région comme la Côte d’Ivoire (1,25 tonne/hectare).

Au-delà de ces avantages, une réhabilitation de cette route reste un enjeu important compte tenu de la place qu’occupe le bassin cotonnier dans l’approvisionnement.

En effet, le Nord fournit 45 % de la récolte nationale avec Banikoara, première commune productrice. Pour réussir sur ce chantier, le pays a déjà reçu un financement de 163 millions d’euros de la BAD.

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