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Agriculture

Agriculture au Mali

Au Mali, près de 80 % de la population travaille dans l’agriculture. 2014 voit la production agricole augmenter de 14,8 %. Une aubaine dans un secteur amené à se moderniser et à se diversifier.

«Grenier à riz du Mali», c’est en ces termes qu’est évoquée dans les années 2000 la révo-lution verte engagée dans la zone irriguée de l’Office du Niger, une des surfaces agricoles les plus étendues d’Afrique de l’Ouest. Créé en 1932 pour assurer l’approvisionnement en coton des industries textiles françaises, l’Office du Niger se consacre aujourd’hui à la culture irriguée du riz et de la canne à sucre.

Malgré des contraintes agro-écologiques et son enclavement, ce pays du Sahel dispose d’atouts : étendue des terres, approvisionnement en eaux avec deux fleuves, ensoleillement, savoir-faire dans le domaine du coton, de l’irrigation des mangues. La grande majorité de la population agricole travaille dans de petites exploitations familiales vulnérables et basées sur l’autosuffisance.

Idrissa Diallo, secrétaire général adjoint des Assemblées permanentes des chambres d’agriculture, rappelle que le Mali poursuit ses efforts de mécanisation : «Dans le cadre de la coopération indo-malienne, une usine d’assemblage, Mali Tracteur, fonctionne depuis 2009 dans la région de Sikasso. Mais, pour s’équiper, les agriculteurs ont besoin des banques qui sont frileuses et ne font pas de prêt à ceux qui n’ont pas de titre foncier».

Pourtant l’agriculture et le monde rural, premier secteur d’activité qui pèse 38,5 % du PIB, sont au centre de la structure socio-économique du Mali. L’agriculture est caractérisée par la pré-dominance du coton comme culture de rente et des cultures vivrières, comme le riz et les céréales sèches, le maïs, le mil, le sorgho. Deuxième producteur de riz d’Afrique de l’Ouest, le Mali a la chance de disposer de ressources hydriques encore faiblement utilisées.

Dépassant largement le mil et le sorgho, pourtant traditionnellement consommés par les Maliens, le riz occupe 30 % de la production de céréales. Chaque personne en consomme 60 kg environ par an. Sou- mise aux aléas climatiques, la riziculture a connu une bonne année en 2014 avec 2,4 millions de tonnes récoltées (+4%). Pourtant, le pays continue à importer massivement du riz.

Et le programme « Initiative riz » lancé en 2008 n’a pas atteint l’objectif d’autosuffisance, malgré la subvention des intrants. Ce paradoxe a motivé deux jeunes Maliens qui ont créé Malô (« riz » en bambara), une entreprise de production de riz fortifié, enrichi en micronutriments.

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