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African Business>Finances publiques

Burkina Faso : Nouvelle ère pour les marchés publics

Allègement des procédures, recours au numérique à travers une nouvelle plateforme de dématérialisation, les marchés publics poursuivent leur mue, surveillés par la société civile.

Ouagadougou, Tiego Tiemtoré

Ces trois dernières années, en moyenne, 390 marchés publics d’une valeur de 140 milliards de F.CFA (213 millions d’euros) ont été passés chaque année, au Burkina Faso. L’analyse, sur la période 2008-2015, montre une nette domination du volume des marchés passés selon la procédure de droit commun (7 525 contrats, soit 87 %) par rapport aux marchés conclus selon la procédure exceptionnelle (1 138 marchés, soit 13 %).

« Sur la valeur de l’ensemble de ces marchés, 90 % ont été passés par une procé­dure d’appel à concurrence, traduisant l’ef­fort de respecter les principes fondamentaux reconnus en matière de marchés publics », commente le ministère de l’Économie et des finances.

Nous voulons profiter de ce que nous offrent les NITC pour non seulement rattraper le retard de notre pays, mais aussi le positionner parmi les pays réformateurs dans ce domaine.

Les statistiques indiquent une propor­tion de marchés par entente directe en valeur de 27,65 % largement supérieure à la norme dans l’Uemoa, voisine de 5 %.

L’Assemblée nationale burkinabè a adopté la loi qui allège les procédures de contractualisation du programme des projets de PPP (partenariats public-privé) en juillet 2017. Sur la base du constat de la faiblesse du taux de contractualisation des projets PPP et de l’urgence des besoins en matière d’investissement, l’objectif visé par cette nouvelle approche est de proposer un dispositif d’urgence qui permet un allège­ment des procédures de contractualisation en matière de partenariats.

Le gouvernement, dans la dynamique de mise en oeuvre des projets du PNDES (Plan national de développement écono­mique et social), entend ainsi favoriser le recours aux PPP. Les secteurs concernés par les allègements sont les secteurs de la santé, des infrastructures, de l’énergie, de l’éduca­tion, de l’agriculture, de l’eau, de l’enseigne­ment supérieur ainsi que de l’humanitaire.

Priorité au numérique

Le gouvernement, en collaboration avec le PNUD, a procédé au lancement de la première phase pilote du projet de déma­térialisation des marchés publics, fin 2017.

En bannissant le support papier pour la réduction des délais, la plateforme permettra aux opérateurs économiques de s’enregistrer, de voir les appels d’offres qui sont publiés, de les consulter, d’ache­ter les dossiers d’appels à concurrence et de postuler aux marchés. En plus, les utilisateurs-métiers qui sont les respon­sables des marchés pourront poster les avis et répondre aux sollicitations de chacun à travers un forum, qui reste à construire.

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