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Sénégal : 500 millions $ de la Banque mondiale

La Banque mondiale figure parmi les principaux partenaires financiers du Sénégal. Un appui une nouvelle fois confirmé à travers la signature de quatre accords.

Par Gérard Choisnet

Le ministre de l’Economie, des finances et du plan, Amadou Ba, et la directrice des opérations de la Banque mondiale au Sénégal, Louise Cord,  ont signé le 5 juillet quatre accords de financement d’un montant global de 500 millions $ (soit quelque 307 milliards de F.CFA).

Ces financements sont destinés à l’extension du réseau électrique de l’OMVS, à l’appui aux négociations des projets gaziers, à la mise en place d’un système de bus rapides, et au développement du tourisme et des entreprises.

La première convention, d’un montant de 97 millions $ (59,6 milliards de F.CFA), porte sur le Projet d’extension du système de transport électrique de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), qui permettra d’améliorer la fourniture d’électricité auprès des usagers, en augmentant considérablement le commerce de cette énergie au sein de la zone sous-régionale.

Le projet financera la construction d’une nouvelle ligne de transmission et des sous-stations associées pour renforcer et étendre le Réseau interconnecté de Manantali (RIMA), épine dorsale du réseau électrique OMVS.

Ces financements sont destinés à l’extension du réseau électrique de l’OMVS, à l’appui aux négociations des projets gaziers, à la mise en place d’un système de bus rapides, et au développement du tourisme et des entreprises.

La nouvelle ligne reliera l’actuelle sous-station de Kayes, au Mali, à la sous-station de Tambacounda au Sénégal, qui fait partie du système WAPP (West African Power Pool ou Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain/EEEOA) élargi. Elle sera ainsi connectée au système de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG).

« Le Sénégal possède l’un des meilleurs taux d’accès globaux à l’électricité en Afrique subsaharienne, mais son prix de production est relativement plus élevé que la moyenne régionale, et l’accès dans les zones rurales demeure faible », selon Louise Cord. Ce nouveau projet vise à « promouvoir le développement et le partage de l’électricité hydroélectrique, qui a été la clé de la réduction des coûts de l’électricité au Sénégal, au Mali et en Mauritanie. »

Pour Charles-Joseph Cormier, directeur sectoriel « Énergie » à la Banque mondiale, « avec une population croissante dans les trois pays, la demande d’énergie devrait croître, nécessitant une capacité de production supplémentaire pour la région ». Le projet « n’augmentera pas seulement le commerce de l’électricité entre les trois pays, mais intégrera le système OMVS au système EEEOA.»

Le deuxième accord, un crédit IDA de 29 millions $ (17,8 milliards de F.CFA), vise à renforcer les capacités des institutions du Sénégal à négocier des accords complexes dans le secteur des industries extractives. Cette assistance technique contribuera à garantir que les projets de développement pétroliers et gaziers se déploient dans des conditions propices à des investissements privés respectueux de l’intérêt général.

« La découverte récente de gisements de pétrole et de gaz au large des côtes du Sénégal pourrait placer le pays sur une trajectoire de croissance à la fois plus durable et inclusive », estime Louise Cord. « Mais, pour s’assurer que chacun profite des retombées de ces richesses naturelles, il sera indispensable d’améliorer la gouvernance du secteur extractif et de renforcer le cadre réglementaire et budgétaire, tout en promouvant une plus grande responsabilisation des pouvoirs publics vis-à-vis des citoyens. »

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