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Afrique de l’Ouest – Fort potentiel

Malgré ses difficultés, le secteur bancaire nigérian domine l’Afrique de l’Ouest. Toutefois, quelques grandes banques africaines s’intéressent aujourd’hui à la région, souhaitant y investir. Les banques des huit pays de l’Uemoa ne repré­sentent qu’un quart environ des actifs du secteur nigérian, mais totalisent pas moins de 37 milliards $ et leur taux de croissance moyenne annuelle avoisine 14 %.

En Afrique francophone, le taux de pénétration bancaire demeure très faible. Seuls 5 % de la population de l’Uemoa possèdent au moins un compte bancaire contre 21 % au Nigeria et 24 % au Ghana. On dénombre un compte en banque pour cinq personnes en Côte d’Ivoire, sachant que les riches Ivoiriens possèdent plusieurs comptes. Le faible volume des dépôts explique le bas niveau de crédit et rend les banques dépendantes de la dette souveraine.

On constate un regain d’enthousiasme pour la privatisation en Afrique de l’Ouest depuis deux ans, ce qui pourrait contribuer à développer les crédits bancaires, en particulier les prêts syndiqués. Reste à voir, toutefois, si les divers plans de cession seront mis en oeuvre. Seules 37 sociétés sont actuellement cotées en Bourse. Sonatel et Ecobank représentent environ la moitié de la capitali­sation boursière et moins d’une société par an a réalisé une entrée sur le marché, ces 15 dernières années. La Banque centrale du Nigeria a pris des mesures pour prévenir de nouvelles défaillances bancaires, en fixant le seuil minimum de fonds propres à 158 millions $, contre 20 millions seulement dans les pays de l’Uemoa. La BCEAO (Banque centrale des États ouest-africains) a fixé le ratio minimum d’adéquation des fonds propres à 8 % mais certaines banques poursuivent leurs activités avec un ratio inférieur. « L’Afrique subsaharienne francophone apparaît aujourd’hui, plus que jamais, comme le dernier territoire inexploité sur le plan de l’économie mondiale. Avec des prévisions de taux de croissance supérieurs à 6 % dans les cinq prochaines années dans l’Uemoa et à 5 % dans la Cemac, la croissance économique devient une réalité pour la plupart des pays concernés, renforcée par des plans de développement ambitieux des gouvernements. L’intérêt des investisseurs, qui recherchent des niveaux de rentabilité qu’ils ne peuvent plus atteindre dans les économies plus matures, est indéniable », assure Bernard Gainnier, de PwC France.

C’est peut-être en Côte d’Ivoire que les perspectives écono­miques sont les meilleures. Première économie francophone de la région, la Côte d’Ivoire est aussi le marché le plus compétitif de l’Afrique de l’Ouest francophone, avec 24 banques présentes dans le pays. Néanmoins, seules six d’entre elles figurent dans le Top 100 de l’Afrique francophone et aucune d’elles ne parvient à percer dans le Top 100 panafricain. La Société Générale de banques en Côte d’Ivoire est la première banque du pays, avec 165 millions $ de fonds propres, qui lui valent le rang de 38e banque d’Afrique francophone.

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