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APIX, porteuse d’investissement

Bras opérationnel du Plan Sénégal émergent, l’APIX s’inscrit dans une dynamique d’accélération des projets. Mountaga Sy, à la tête de l’agence depuis un an et demi, déroule les chantiers en cours.

Mountaga Sy Directeur général de l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux

L’APIX est au coeur des grands chantiers du Sénégal, quelle est sa feuille de route ?

Dans la perspective du PSE, et de la vision du Président en matière de transformation de l’économie sénégalaise, une société solidaire dans un État de droit, l’APIX, se trouve au coeur du dispositif sous deux axes principaux : la promotion des investissements pour l’attractivité de l’environnement des affaires d’une part, et d’autre part les grands travaux dans leur mise en oeuvre, le monitoring et la mise à disposition. À l’horizon de trois ans, le portefeuille de l’APIX s’articule autour du Programme de réformes pour l’environnement des affaires et de la compétitivité (Preac), une batterie de 56 mesures dont l’ambition est de travailler sur la modernisation de l’administration sénégalaise et les investissements à fort impact social. Aujourd’hui, 32 mesures sont effectives sur ces réformes majeures : je citerai le guichet unique, la possibilité de créer son entreprise en une journée, des procédures réduites, un coût de création passé de 1 million F.CFA (environ 1 500 euros) à 100 000 FCFA (environ 150 euros) aujourd’hui. Grâce aux dispositifs uniques, les délais sont raccourcis, notamment pour le permis de construire qui s’obtient aujourd’hui en 40 jours au lieu de 185 jours. Les protocoles d’accord signés avec quatre concessionnaires majeurs : SDE pour l’eau, Senelec, Sonatel et ONAS évitent les procédures parallèles. Le transfert de propriété peut s’obtenir en 50 jours. On s’achemine vers des procédures dématérialisées. Au niveau du commerce transfrontalier, les procédures sont réduites à dix jours. Cet ensemble de réformes a permis un gain de dix places et le Sénégal est le 5e meilleur réformateur au monde dans le classement Doing Business. L’environnement des affaires est le matelas sur lequel doit s’asseoir l’ambition de construction du pays. Ce qui importe ce sont les progrès. Notre objectif est de gagner trois ou quatre places dans le Doing Business, sachant que le Sénégal est mieux noté dans d’autres classements comme le Mo Ibrahim, le WEF qui donnent des positions bien meilleures.

Des opportunités touristiques sont en perspectives, notamment sur les sites de Joal, Mbodiène, Fignon et Pointe Sarène. Les études de faisabilité sont terminées et nous avons des investisseurs qui manifestent leur intérêt sur ces projets.

Quels sont concrètement parmi les projets phare les chantiers qui ont vu le jour, depuis un an ?

L’APIX a été au coeur de la conception, de la mise en oeuvre et du suivi des performances de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio. Un tronçon autoroutier relie l’aéroport Blaise-Diagne. Le chantier est en avance par rapport à son chronogramme initial. Il pourrait être livré avant le 1er trimestre 2016. Nous sommes dans une dynamique d’accélération des projets pour tirer la croissance vers le haut, et engranger le maximum de profi ts. La connectivité autour de l’aéroport est importante avec les projets alentour et la Zone économique spéciale intégrée. La dynamique de priorité change en fonction d’une vision cohérente et c’est le cas du diagnostic sans complaisance effectué en 2013, dont il est ressorti une nécessité d’aller vers un équilibre de la balance commerciale et développer des projets qui favorisent nos exportations. Avec cette Zone économique spéciale intégrée, l’enjeu est la promotion des délocalisations avec un package fi scal intéressant. Nous voulons attirer des investisseurs qui viendront délocaliser des entreprises au Sénégal, fabriquer des produits avec des travailleurs sénégalais, et exporter.

Où en est le chantier de l’aéroport international Blaise-Diagne qui devait être livré début 2012 ?

Aujourd’hui, on se situe dans une logique de hub aérien, alors que le précédent schéma avait une autre vision. L’objectif est de favoriser le tourisme d’affaires, le tourisme médical, le tourisme de loisirs. Trois projets touristiques sont en cours : Joal Fadiouth, Pointe Sarène, Mbodiene. Pour le tourisme médical, l’hôpital du futur et le centre de traitement du cancer donneront à l’aéroport un autre visage, tant du point de vue de l’infrastructure physique qu’immatérielle. C’est le fret qui va soutenir l’aéroport et non les passagers dans un premier temps.

Peut-on seulement expliquer le retard de livraison de l’aéroport par un changement d’orientation ?

On est dans la continuité, mais aussi dans une amélioration. L’aéroport, qui fait l’objet d’un PPP, sera géré par une concession comme l’autoroute. L’infrastructure physique est achevée. Il reste des réglages en termes de certification, de protocoles aéroportuaires et de cohérence globale en termes d’attractivité pour faire venir les compagnies aériennes.

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