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Angola : la perle de l’Afrique

Êtes-vous satisfait des progrès réalisés ?

Il reste beaucoup à faire, mais je suis assez content de ce qui a été accompli à ce jour.

L’idée d’échanger du pétrole contre des constructions réalisées par des entreprises chinoises semble avoir donné de très bons résultats…

Nous possédons des ressources dont les Chinois ont besoin tandis qu’ils peuvent nous offrir les constructions qui nous manquent. Nous avons signé des contrats similaires avec d’autres. Jusqu’à présent, cela fonctionne.

La qualité de construction de certaines structures, en particulier celles réalisées par des entreprises chinoises, a fait l’objet de vives critiques. Certains des bâtiments que nous avons visités présentaient des fissures et avaient subi des dégâts des eaux. Qui est responsable des réparations ?

Je reconnais que les finitions, parfois, ne sont pas à la hauteur, mais, quand on considère l’ampleur du projet et la rapidité de la construction, cela est inévitable. Je ne suis pas d’accord pour associer les défauts de construction aux Chinois. Ce sont d’excellents maçons depuis des siècles. Beaucoup d’autres acteurs ont participé : concepteurs, superviseurs, chefs de projet, sous-traitants, fournisseurs de matériaux, etc. Les contrats stipulent qu’au bout d’une période de deux ans, pendant laquelle il est possible de savoir ce qui va et ce qui ne va pas, l’entreprise de construction aura la responsabilité de réparer les défauts. Ce n’est pas inhabituel — vous trouverez des situations similaires dans presque tous les travaux de construction. Le plus urgent pour nous est de construire des logements décents pour le plus grand nombre de citoyens. Ils ont suffisamment attendu. Les défauts de construction seront résolus au fur et à mesure, mais on ne peut pas attendre de trouver le système parfait pour démarrer la construction. Il faudrait attendre indéfiniment !

Vous avez visité Kilamba et parlé aux résidents. Que vous ont-ils dit ?

Dans l’ensemble, ils sont ravis. Les bâtiments sont très beaux et les appartements spacieux et bien conçus. Il ne fait aucun doute qu’il s’agit des plus beaux logements sociaux non seulement d’Afrique, mais aussi du monde en développement.

N’avez-vous pas eu un problème parce qu’ils étaient trop chers pour le public auquel ils étaient destinés ?

Oui. Les prix d’origine étaient trop élevés pour beaucoup de ménages mais, dès que le gouvernement s’en est rendu compte, il a réalisé des ajustements. Nous avons établi le coût d’un appartement de quatre pièces à 90 000 $ environ, proposé des emprunts à échéance plus longue ainsi que des conditions de prêt aussi favorables que possible. Certains ont été surpris par la rapidité avec laquelle nous avons procédé aux ajustements. N’oubliez pas que notre parti a une forte dimension sociale et que nous pouvons facilement nous adapter si cela correspond au souhait du peuple. Nous avons la responsabilité de proposer des logements décents à la majorité des gens. Quand le Président a pris connaissance des plans d’origine, il a demandé que la superficie minimale soit de 120 m2 au lieu de 100 m2, considérant que les Africains ont tendance à avoir de grandes familles et qu’ils ne devaient pas se sentir à l’étroit. Les mensualités d’un appartement comme celui-ci avoisinent 150 $. Songez au fait que Luanda est l’une des villes les plus chères du monde, vous comprendrez ce que signifie ce projet pour la qualité de vie des gens ordinaires.

Mais il semble que la majorité des matériaux utilisés pour les constructions est importée. Avez-vous le projet d’encourager la production locale de certains matériaux ?

Oui, pour favoriser la fabrication locale des matériaux de construction, nous avons offert des avantages au secteur — sous forme d’allégements fiscaux principalement. Nous espérons réduire substantiellement le coût de l’immobilier, grâce à une construction meilleur marché.

Outre les grands projets de logements sociaux, des dizaines d’autres projets de construction sont en cours, notamment à Luanda. Les projets de Sambizanga, de Cazenga et de Lobito, sur le front de mer, sont extrêmement ambitieux. S’ils se concrétisent, l’Angola pourrait-il devenir une version africaine de Singapour ?

Pourquoi pas ? En fait, les plans de Sambizanga et Cazenga ont été conçus par une société singapourienne. Avant de devenir une « ville-jardin », Singapour était l’un des pires bidonvilles d’Asie il y a une soixantaine d’années. Et il n’y a pas de pétrole ! Nous pouvons y arriver si la volonté est là. L’Angola souhaite devenir la perle de l’Afrique et je pense que nous y parviendrons.

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