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African Business

Une structure mondiale pour réfléchir à l’avenir des batteries

Une structure mondiale pour réfléchir à l’avenir des batteries
  • Publiédécembre 4, 2023

Divers États africains, dont le Burkina Faso, la Mauritanie et le Togo, rejoindront le Consortium BESS qui aide les pays à respecter les engagements mondiaux en matière de stockage de l’énergie renouvelable par batteries.

 

Plusieurs pays africains ont officiellement exprimé leur intérêt à rejoindre le Consortium des systèmes de stockage d’énergie par batterie (Battery Energy Storage Systems – BESS), lancé samedi 2 décembre 2023 à Dubaï lors de la COP28. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la réflexion qu’ont engagé l’ensemble des pays du monde, qu’ils soient producteurs de batteries ou de composants, autour du devenir de cette industrie.

« Un exemple du type d’action audacieuse et de grande envergure nécessaire pour éliminer les obstacles qui empêchent tant de personnes et de communautés de se joindre aux transformations climatiques en cours ».

En rejoignant le Consortium BESS, une initiative de partenariat multipartite du Global Leadership Council, les membres s’engagent à participer aux efforts visant à atteindre des engagements de stockage d’énergie de 5 gigawatts (GW) jusqu’à fin 2024. Cela constituera en retour une feuille de route pour réaliser à terme, le stockage de 400 GW d’énergies renouvelables d’ici à 2030.

Déjà, le Burkina Faso, l’Égypte, le Ghana, le Kenya, le Malawi, la Mauritanie, le Mozambique, le Togo et le Nigeria ont officiellement exprimé leur intérêt à rejoindre le Consortium. Ces pays devraient recevoir le soutien des partenaires ressources du consortium BESS, notamment la BAD (Banque africaine de développement), la Banque mondiale, la Banque asiatique de développement, la Banque interaméricaine de développement, l’AFD (Agence française de développement), Africa50 et Masdar. 

Les partenaires ressources aideront à préparer des projets, à améliorer l’environnement réglementaire et à débloquer des investissements privés et publics.

Le ministre mauritanien du Pétrole, des Mines et de l’Énergie, Nany Ould Chrougha, a exprimé sa satisfaction de voir son pays devenir membre du consortium. Selon lui, le besoin de stockage par batterie est primordial pour le pays, qui enregistre déjà une dépendance aux énergies de 40 %, et qui est appelé à devenir de plus en plus dépendant, en particulier de l’énergie solaire et de l’énergie éolienne renouvelables.

 

Améliorer les sytèmes

« La BAD est fière d’être à l’avant-garde de ce cheminement transformateur, tirant parti de partenariats stratégiques et d’engagements financiers pour stimuler le progrès », a déclaré son président, Akinwumi Adesina. « Au fil de notre progression, restons fidèles à notre engagement en faveur d’une Afrique plus propre, plus verte et plus prospère, alimentée par le potentiel illimité des énergies renouvelables et la résilience de l’esprit africain. Ensemble, nous pouvons éclairer et alimenter l’Afrique en énergie pour les générations à venir. »

« Le Malawi est déterminé à suivre une voie de production d’énergie renouvelable pour un avenir durable – et ce sont des projets tels que le consortium BESS qui feront de notre trajectoire à faible émission de carbone une réalité. Nous avons besoin de plus de projets comme celui-ci », a déclaré en réponse à cette annonce, le président du Malawi, Lazarus Chakwera.

Pour Rajiv J. Shah, président de la Fondation Rockefeller et coprésident du Global Leadership Council, « sans capacité de stockage suffisante, les pays seront incapables d’ajouter des énergies renouvelables à leurs réseaux à l’échelle nécessaire pour réduire les émissions de carbone et créer des opportunités économiques ».

À son sens, le consortium BESS constitue « un exemple du type d’action audacieuse et de grande envergure nécessaire pour éliminer les obstacles qui empêchent tant de personnes et de communautés de se joindre aux transformations climatiques en cours ».

Le Belize et l’Inde ont également rejoint le consortium BESS, ainsi que la Barbade.

La Première ministre de ce pays des Antilles, Mia Mottley, a déclaré : « La Barbade est déterminée à jouer un rôle de premier plan en exhortant à des résultats concrets en matière de climat et de financement climatique. Nous sommes ici aujourd’hui avec le consortium BESS parce que nous soutenons ses efforts pour améliorer l’accès aux systèmes de stockage d’énergie par batterie dans le cadre de la transition énergétique dans des pays comme le nôtre. »

Le Global Leadership Council est une coalition de haut niveau de dirigeants mondiaux réunis par l’Alliance mondiale pour l’énergie au service des populations et de la planète. Il comprend des dirigeants de banques multilatérales de développement, d’institutions de financement du développement, d’agences internationales, d’organisations non gouvernementales, de dirigeants d’entreprises et de représentants de gouvernements.

@AB

Écrit par
Paule Fax

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