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African Business

Une fracture numérique à combler, en Afrique de l’Ouest

Une fracture numérique à combler, en Afrique de l’Ouest
  • Publiédécembre 4, 2023

Le Programme régional pour la transformation numérique de l’Afrique et l’intégration numérique en Afrique de l’Ouest, doté de 266,5 millions de dollars, s’adresse prioritairement aux pays les plus en retard en matière de diffusion de l’Internet.

 

Soutenu par la Banque mondiale, un nouveau programme permettra d’améliorer l’accès à Internet en Guinée, en Mauritanie, ainsi qu’en Gambie et en Guinée-Bissau. Riche de 266,5 millions de dollars, ce projet vise également à promouvoir un marché numérique unique en Afrique de l’Ouest.

Cette initiative régionale donnera lieu à une collaboration avec l’Union africaine, l’alliance Smart Africa et la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest afin de renforcer les capacités institutionnelles de gestion et de promotion des marchés numériques.

Par ailleurs, La Société financière internationale vient de nouer un partenariat avec Kera Health Platforms, une start-up sénégalaise spécialisée dans le domaine de l’e-santé.

Le « Programme régional pour la transformation numérique de l’Afrique et l’intégration numérique en Afrique de l’Ouest » (ou DTfA/WARDIP selon son acronyme anglais) s’attachera à réduire la fracture numérique en abaissant le coût des services internet dans la région, en encourageant la concurrence entre les fournisseurs de services et en améliorant les infrastructures sous-jacentes, avec à la clé de nouvelles perspectives d’emploi et l’accès à des services pour 1,3 million d’habitants, l’objectif étant notamment de toucher 50 % de femmes et les personnes en situation de handicap.

Malgré les progrès réalisés dans l’expansion de la couverture mobile haut débit, constate la Banque mondiale dans un communiqué, l’Afrique de l’Ouest connaît encore des lacunes considérables en matière de connectivité, d’accès et d’usages numériques. Le taux d’adoption des services mobiles haut débit reste inférieur à 40 %, principalement en raison de prix de détail trop élevés. Les déficits d’infrastructures, en particulier en ce qui concerne la connectivité internationale et le déploiement de dorsales de fibre optique, demeurent des obstacles majeurs à la satisfaction de la demande croissante de données et de services en ligne.

« Le DTfA/ WARDIP constitue un jalon essentiel vers un avenir connecté, innovant et inclusif pour l’Afrique de l’Ouest. Ce programme vise non seulement à façonner le paysage numérique de la région, mais aussi à promouvoir l’intégration régionale grâce à la collaboration et à des investissements stratégiques », souligne Boutheina Guermazi, de la Banque mondiale. « Il permettra de faire tomber des barrières, de favoriser la croissance d’un écosystème numérique dynamique et de donner aux populations et aux entreprises locales les moyens de réussir à l’ère du digital. »

Le DTfA/WARDIP soutiendra plus particulièrement les travaux de l’alliance Smart Africa, pour renforcer les capacités des décideurs et des responsables politiques africains en matière de transformation numérique, une condition indispensable au développement du marché numérique unique. Il contribuera également à réduire les inégalités entre les sexes dans les domaines des compétences numériques, de l’entrepreneuriat et des services financiers, en veillant ainsi à garantir aux femmes des chances égales de tirer parti de l’économie digitale. Les entreprises et fournisseurs de services TIC bénéficieront d’un soutien pour promouvoir un marché numérique régional propice à la croissance, tandis que les entités du secteur public, les universités et les organismes de réglementation recevront un appui ciblé pour renforcer leur contribution au développement numérique. 

Le programme sera financé par l’IDA (Association internationale de développement), l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète.

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En bref

L’IA au service de la Santé

 

La Société financière internationale (IFC), la filiale de la Banque mondiale dédiée au financement du secteur privé, vient de nouer un partenariat avec Kera Health Platforms, une start-up sénégalaise spécialisée dans le domaine de l’e-santé. Il vise à combler l’insuffisance de professionnels et d’établissements de santé et à améliorer l’écosystème de soins de santé au Sénégal et en Afrique de l’Ouest.

« Alors que l’Afrique est sur le point de connaître une explosion démographique, tirer parti des technologies dans le domaine de la santé n’est pas seulement une opportunité, c’est un impératif. Grâce à cette collaboration avec SFI, nous sommes prêts à accélérer l’intégration de l’IA, améliorant ainsi l’accessibilité des soins de santé et les résultats en la matière sur l’ensemble du continent », commente Moustapha Cissé, PDG de Kera Health Platforms.

La société pourra utiliser davantage l’IA pour gérer les dossiers de santé électroniques, les résultats de laboratoire, les données pharmaceutiques, les dossiers médicaux intelligents et les produits d’assurance-maladie.

 « Le continent enregistre l’un des plus faibles ratios médecins-population au monde, avec environ 1,5 professionnel de santé pour 1 000 personnes. Au Sénégal, en 2020, on comptait en moyenne moins d’un médecin pour 10 000 habitants », explique la SFI pour justifier cet appui.

@AB

 

Écrit par
Paule Fax

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