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African Business

Une fédération pour le numérique

Une fédération pour le numérique
  • Publiéjuin 6, 2024

La Fédération africaine des entreprises du numérique a l’ambition d’unir les pouvoirs publics et le secteur privé, afin de construire un écosystème numérique inclusif sur le continent.

 

À l’occasion du GITEX Africa 2024 qui s’est achevé à Marrakech fin mai, différentes organisations professionnelles de huit pays africains ont constitué la Fédération africaine des entreprises du numérique (FAEN), scellée par la signature d’une « Déclaration de Marrakech ». Cette initiative entend renforcer la coopération entre les pouvoirs publics et le secteur privé, afin de construire un écosystème numérique inclusif sur le continent.

Les membres fondateurs de la FAEN s’engagent sur plusieurs résolutions stratégiques afin de répondre efficacement aux défis numériques de l’Afrique et de maximiser les opportunités de croissance dans ce secteur : l’amélioration des climats des affaires, l’optimisation des environnements réglementaires pour favoriser le développement des affaires numériques ; la libre circulation : il s’agit de soutenir la mise en œuvre du Protocole de l’Union africaine pour la libre circulation des personnes, des biens, et des services, essentielle pour dynamiser le commerce intra-africain. En matière d’accès universel aux technologies numériques, les partenaires veulent garantir l’accès à des infrastructures numériques de base, notamment un accès Internet à haut débit, pour tous les citoyens africains.

En matière d’entrepreneuriat local, il s’agit d’établir des incubateurs et des accélérateurs pour encourager l’innovation et supporter les start-up ainsi que les PME numériques. Les promoteurs de cette initiative n’oublient pas le développement des compétences : en Afrique, il faut promouvoir des programmes de formation pour élever les compétences numériques à travers toutes les couches de la population, en ciblant notamment les jeunes, les femmes, et les habitants des zones rurales.

 

Huit premiers participants

Bien sûr, l’inclusion financière numérique n’est pas oubliée. Il faut étendre l’accès aux services financiers numériques pour les populations traditionnellement non bancarisées et renforcer la résilience économique. De plus, faciliter les échanges de services numériques transfrontaliers à travers une harmonisation des règles sur la protection des données et la cybersécurité permettra la nécessaire harmonisation des réglementations numériques.

 

Enfin, les membres de la FAEN décident de promouvoir ensemble le « commerce électronique transfrontalier » ; il s’agit de stimuler le développement de plateformes d’e-commerce pour renforcer l’intégration économique et le marché unique de la ZLECAf.

Les participants ont constitué un comité pour finaliser les statuts de la FAEN, dont le siège social sera établi au Maroc. Et lancé une invitation aux autres organisations professionnelles africaines désireuses de rejoindre l’initiative.

Les membres fondateurs de la FAEN incluent des acteurs influents du secteur des nouvelles technologies en Afrique. Les huit premières organisations professionnelles sont l’APEBI du Maroc, l’ATCON du Nigeria, GOTIC de Côte d’Ivoire, REPTIC du Cameroun, ICT Chamber du Rwanda, PROTIC de Guinée, la Chambre de commerce, d’industrie, d’agriculture et des métiers du Congo-Brazzaville, la Chambre de commerce et d’industrie de Djibouti.

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En bref

Une innovation béninoise remarquée

 

Au Bénin, la toute nouvelle Agence des systèmes d’information et du numérique (ASIN) fédère les acteurs du numérique. En marge de l’édition 2024 du Gitex Africa, Aristide Adjinacou, a reçu au nom de l’agence, le prix African CIO Awards dans la catégorie « Innovation » pour GPT-BJ, l’assistant conversationnel conçu par l’ASIN pour rendre la réglementation béninoise accessible à tous. Ce projet béninois l’a emporté devant onze autres finalistes de ce concours. « Plus qu’un outil, GPT BJ est notre moyen de soutenir au quotidien chaque citoyen, chaque entrepreneur, chaque investisseur. C’est notre moyen de favoriser un climat de confiance propice au développement économique et social du Bénin », a commenté Aristide Adjinacou.

Parallèlement, l’ASIN a signé un accord de partenariat avec l’Agence de développement du digital (ADD) du Maroc. Ce partenariat entre les deux institutions permettra le partage d’expériences et de bonnes pratiques, l’échange d’informations dans le domaine de la transformation digitale. Il vise également le développement de plusieurs projets d’intérêt commun notamment celui de l’interopérabilité entre les systèmes d’information des acteurs publics, le renforcement les capacités des ressources humaines grâce à la formation ainsi que le lancement des actions de promotion et de sensibilisation autour de l’usage approprié des outils numériques.

@AB

 

Écrit par
Pauule Fax

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