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Une Coalition pour l’Afrique numérique

Une Coalition pour l’Afrique numérique
  • Publiédécembre 2, 2022

Une nouvelle instance réunissant des acteurs privés et publics entend accompagner et amplifier la forte hausse de la connectivité à l’Internet enregistrée par l’Afrique. Elle favorisera des politiques panafricaines et la sécurité dans l’accès au réseau mondial.

 

L’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) lance la Coalition pour l’Afrique numérique, une initiative visant à développer l’Internet sur le continent. Conçue par cette instance de régulation de l’Internet, la Coalition se présente une alliance d’organisations partageant les mêmes idées et engagées dans la construction d’une infrastructure Internet robuste et sécurisée afin de permettre à davantage d’Africains de se connecter.

La Coalition s’efforcera de mieux adapter l’Internet aux réalités du continent afin de favoriser l’inclusion numérique et de créer des opportunités pour stimuler la croissance des entreprises et des contenus locaux.

Abritant la population la plus jeune de la planète, dont 70 % a moins de trente ans, l’Afrique affiche l’un des taux de pénétration de l’Internet les plus rapides au monde. La connectivité au réseau mondiale progresse à pas de géant, de +1,2 % en 2000 à +43 % en 2021,  « sous l’impulsion d’une main-d’œuvre urbaine jeune, éduquée et férue de numérique, pour qui l’adoption et l’utilisation de services en ligne sont une seconde nature », commente l’ICANN.

PDG de la Corporation, Gӧran Marby considère que la nouvelle Coalition « offre l’occasion de mettre en œuvre de nouveaux modes de coopération et de collaboration entre diverses parties prenantes ». En effet, considère-t-il, le succès de cette initiative dépend du travail en synergie avec d’autres organisations, qu’elles soient locales, régionales ou internationales, unies dans leur objectif. Soit « améliorer l’infrastructure Internet de l’Afrique, augmenter le taux d’accès à Internet, soutenir la sécurité Internet et d’élever le niveau de participation de l’Afrique dans le développement de politiques multipartites ».

En outre, la coalition encouragera l’innovation visant à renforcer les capacités techniques et à favoriser l’esprit d’entreprise en permettant aux gens d’accéder à l’internet en utilisant leurs propres langues et écritures. Déjà, la structure a mis en chantier des activités visant à atteindre ses objectifs.

Afin de rendre l’infrastructure du système de noms de domaine (DNS) en Afrique plus robuste pour qu’elle puisse répondre à la croissance rapide, la coalition a créé un cluster de serveur racine (IMRS) au Kenya, en novembre. Un autre cluster est prévu pour un deuxième emplacement en Afrique, dès 2023.

 

De l’acceptation universelle

Ces grappes permettent de répondre aux requêtes Internet régionales au sein de la région, plutôt que de dépendre de réseaux et de serveurs situés dans d’autres parties du monde. Les clusters IMRS réduiront également l’impact des cyberattaques potentielles en Afrique.

« Le lancement de la Coalition nous rapproche du renforcement de l’infrastructure Internet en Afrique. L’instance constitue un véhicule important pour permettre un DNS mieux protégé et une infrastructure Internet plus sûre en Afrique », se félicite le secrétaire général de l’Union africaine des télécommunications. À son sens, cette Coalition jouera un rôle important dans le renforcement de la confiance dans de nombreux systèmes en ligne en train de se généraliser, alors même que le continent envisage d’augmenter le taux de pénétration de l’Internet. De 43 % actuellement, il s’agit de rejoindre les standards mondiaux.

L’objectif de la coalition est de créer une connectivité significative dans toute l’Afrique. Elle commencera par s’efforcer de mieux adapter l’Internet aux réalités du continent afin de favoriser l’inclusion numérique et de créer des opportunités pour stimuler la croissance des entreprises et des contenus locaux.

La clé de cet effort est l’acceptation universelle, qui garantit que tous les noms de domaine et adresses électroniques valides, quelle que soit leur longueur ou leur écriture, peuvent être utilisés par toutes les applications, tous les appareils et tous les systèmes liés à l’Internet. Ainsi, les personnes déjà connectées, et celles qui le seront à l’avenir, peuvent-elles communiquer sur le réseau et accéder au contenu local dans leurs langues et écritures préférées.

La Coalition s’attaquera notamment à ce problème par le biais d’un projet dirigé par l’Association des universités africaines, qui vise à rendre le courrier électronique et d’autres systèmes de l’enseignement supérieur compatibles les normes acceptées.

« Il s’agit d’une initiative importante et bienvenue pour l’Afrique. L’amélioration des capacités techniques des établissements d’enseignement supérieur du continent est impérative pour une Afrique numérique », confirme Olusola Bandele Oyewole, secrétaire général de l’Association des universités africaines.

@AB

 

Écrit par
Paule Fax

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