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African Business

Un retour à la normal progressif

Les initiatives d’acteurs économiques (le secteur minier en Guinée), sociaux (les systèmes de santé locaux en Sierra Leone) ou informationnelles (mise en place des mécanismes de suivi de l’épidémie au Libéria) ont été d’une grande efficacité. Les institutions créées à l’époque ont été mobilisées pour faire face à la pandémie actuelle. 

En Afrique centrale, toutefois, quasiment tous les pays seront fortement impactés. Les plus touchés seront ceux dont les recettes sont fortement dépendantes des exportations des matières premières. Pour relancer les économies qui entreront en récession, les États devront mettre en oeuvre un ensemble de politiques contracycliques incluant des mesures d’urgence et des reformes structurantes visant essentiellement la diversification et la transformation structurelle des économies.

Pour une politique énergétique coordonnée

Au Maghreb, l’importance des pertes humaines causées par la pandémie et la violence de son impact économique, ont montré que les réponses, éclatées et non coordonnées entre les pays de la région, ne peuvent désormais constituer des solutions face à des situations exceptionnelles. Ce, alors que des évènements extrêmes de tout ordre peuvent survenir à tout moment, qu’on ne peut anticiper et qui ne connaissent souvent pas de frontières.

En Afrique du Nord, les auteurs pointent la forte dépendance des économies de la demande mondiale, qui va au-delà de la formule sur « l’insertion de ces pays dans les chaînes de valeur internationales ». Cette dépendance est structurelle, au sens où elle met directement en cause et affecte le long terme et la soutenabilité des équilibres internes et externes des économies du Maghreb.

À cette vulnérabilité économique s’ajoute une dégradation du niveau de sécurité sanitaire, qui appelle un renforcement des structures sanitaires et un réexamen des politiques nationales de santé. De même, la sécurité alimentaire constitue un autre défi majeur pour les pays du Maghreb.

En revanche, la sécurité énergétique, à la fois dans sa dimension de garantie de l’approvisionnement en énergie, de protection de l’environnement et d’efficacité, constitue un vecteur de redynamisation du projet maghrébin. Ces défis, et les enjeux qu’ils véhiculent, sont communs à l’ensemble des pays de la région.

Les relever peut constituer une des pistes de relance de la construction maghrébine. Il s’agit, à travers cette démarche, d’aller vers un Maghreb de projets qui permettra le dépassement de la surdétermination du politique au profit d’un pragmatisme dans les rapports maghrébins ainsi que le contournement de l’hétérogénéité actuelle des structures institutionnelles des pays de la région.

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