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Un projet routier transformateur en RD Congo

Un projet routier transformateur en RD Congo
  • Publiédécembre 5, 2022

Le bitumage d’un corridor routier entre la RD Congo et l’Angola, chantier qui bénéficie d’un financement de la BAD, va sensiblement désenclaver la région centre du Congo. Agriculture, pêche et tourisme en seront grandement facilités.

 

Le projet de construction du corridor économique transnational RD Congo–Angola trouve un soutien de poids, avec le déblocage par la BAD (Banque africaine de développement) de 165 millions de dollars pour sa première phase.

Ce projet qualifié de « transformateur » par la BAD consiste principalement, pour la RD Congo), à bitumer la route Mbuji-Mayi‑Kananga‑Kalambambuji, longue de 385 kilomètres, et à aménager et équiper le poste frontalier de Kalambambuji. Pour l’Angola, il s’agit de bitumer la route Dundo‑Shikolondo, de 90 kilomètres,  et d’aménager et équiper le poste frontalier de Shikolondo.

Ce bitumage permettra une circulation fluide entre la région centrale de la RD Congo et l’Angola, et réduire de façon exponentielle les temps de trajet, stimuler les échanges commerciaux transfrontaliers et sous-régionaux et rapprocher des communautés.

Un pont sera construit sur la rivière Kasaï qui constitue une frontière naturelle entre les deux pays. La réalisation du projet permettra d’assurer, de façon permanente, le franchissement de la rivière Kasaï, ce qui sera décisif dans le développement de l’interconnexion des réseaux routiers régionaux entre la RD Congo et l’Angola et le renforcement de l’intégration régionale en Afrique centrale.

 « Le principal défi que ce projet tente de résoudre reste le développement des échanges commerciaux entre la RD Congo et l’Angola à travers l’aménagement d’un corridor routier d’environ 500 kilomètres entre le pôle économique de Mbuji-Mayi et la ville angolaise de Dundo en passant par les villes frontalières de Kalamba-Mbuji (Congo) et Shikolondo (Angola) », explique Serge N’Guessan, directeur général de la BAD pour l’Afrique centrale.

Le coût estimé de l’ensemble du projet est de 614,33 millions $. Pour la phase 1 en jeu, il est estimé à 179,78 millions $. Cette phase 1 est donc financée à hauteur de 165 millions $ par le Fonds africain de développement (BAD), 1,58 million $ par le Nepad, tandis que 13,2 millions $ sont apportés par la RD Congo.

 

Amélioration de la chaîne logistique

L’objectif du projet est de contribuer à améliorer le système de transport routier inter-État, à faciliter et fluidifier les mouvements des populations et à promouvoir les échanges commerciaux intrarégionaux en Afrique centrale et australe. Il s’agit précisément d’améliorer le niveau de service de la chaîne logistique de transport routier, ainsi que les conditions de vie des populations de la zone.

Pour la RD Congo, le bitumage de cette route va contribuer à améliorer les services de transport et, en particulier, faciliter le commerce dans la zone du projet qui, à son tour, va soutenir les activités économiques locales comme l’agriculture, la pêche et le tourisme. Les travaux auront « de considérables impacts positifs » sur le développement de la zone centre de la RD Congo, actuellement fortement enclavée, en lui offrant l’accès aux ports angolais de Lobito, Luanda, voire Soyo sur l’océan Atlantique. En effet, les ports maritimes internationaux des pays côtiers voisins, constituent les principales voies d’entrée et de sortie de toutes les marchandises importées et exportées de la RD Congo.

Pour l’Angola, le projet va améliorer les services de transport dans les zones confrontées à des problèmes de mobilité, en particulier le nord du pays, dont la province de Luanda-Norte.

Plus généralement, le bitumage des routes dans le cadre du projet va stimuler l’intégration et la coopération sous-régionale. Il va permettre une circulation fluide entre la région centrale de la RD Congo et l’Angola, et réduire de façon exponentielle les temps de trajet, stimuler les échanges commerciaux transfrontaliers et sous-régionaux et rapprocher des communautés. De plus, le bitumage de ces routes va contribuer à désenclaver les zones rurales, tout en améliorant le niveau et la qualité du service le long des routes.

La construction des postes frontaliers va réduire la durée des formalités douanières, renforçant ainsi les possibilités d’accroître les échanges économiques et commerciaux entre les deux pays.

@AB

 

Écrit par
Paule Fax

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