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African Business

Un marché financier unique

De plus, d’importantes avancées ont également été enregistrées à propos de la fusion physique et institutionnelle des deux Bourses. Une évaluation financière de la BVMAC et de la DSX a été réalisée par un cabinet indépendant recruté de commun accord avec les différentes places.

Elle a conduit à la définition d’une stratégie de fusion et l’élaboration d’un projet de traité de fusion, dont la validation par les organes délibérants des deux Bourses marquera l’aboutissement de la fusion. Le conseil d’administration de la DSX a validé le traité de fusion, le 19 mars 2019.

L’accord de BVMAC signifie le signal d’un engagement « très rapide de la seconde phase du projet, qui est la plus importante, consacrée à la restructuration et au développement de la Bourse unifiée », explique Abbas Mahamat Tolli. 

Un poids encore faible au sein de l’Afrique 

La future place boursière commune aura du pain sur la planche. Les consultations menées par la Société financière internationale, la branche de la Banque mondiale en charge du secteur privé, en 2018, auprès des acteurs du marché financier des pays de la Cemac (régulateurs, banques, compagnies d’assurances, dépositaires, émetteurs) ont mis en exergue les faiblesses qui menacent les marchés actions : une culture financière limitée, des émetteurs peu sensibilisés aux opportunités de levée de fonds existantes, des institutions financières dépourvues de formations techniques pour structurer des produits de marché, etc. 

A contrario, le marché financier a quelques forces : un cadre réglementaire exhaustif et propice à l’émission, permettant ainsi à tout émetteur de pouvoir lever des fonds sur le marché des capitaux, des procédures d’émission claires et transparentes, des liquidités disponibles, sans oublier les différentes réformes que la BEAC est en train de mettre en oeuvre pour stimuler le marché. 

Bien que régionale, la BVMAC est moins dynamique que la DSX. La culture boursière est très peu ancrée dans les moeurs des investisseurs et des entreprises des six pays de la sous-région.

Au Cameroun, la capitalisation boursière à la DSX représente 1 % du PIB, contre 10 % et 26 %, respectivement pour le Nigeria et la Côte d’Ivoire, selon l’index 2018 de l’Africa Financial Markets, publié par l’Official Monetary and Financial Institution Forum.

La DSX a mobilisé plus de 950 milliards de F.CFA (1,45 milliard d’euros) au cours de ces dix dernières années, contribuant ainsi au financement de l’économie camerounaise. En 2018, environ 300 milliards de F.CFA (457 millions d’euros) ont été levés à la DSX, battant ainsi le record des souscriptions depuis le début de son fonctionnement en 2006. 

De plus, d’importantes avancées ont également été enregistrées à propos de la fusion physique et institutionnelle des deux Bourses. Une évaluation financière de la BVMAC et de la DSX a été réalisée par un cabinet indépendant recruté de commun accord avec les différentes places.

Malgré ces chiffres, la DSX et la BVMAC jouent un rôle modeste dans les économies du Cameroun et des cinq autres pays. Contrairement à la JSE (Johannesbourg), Namibian Stock Exchange, Malawi Stock Exchange et Bourse de Casablanca qui représentent chacune plus de 50 % du PIB de leurs pays.

La capitalisation boursière du marché des actions de l’Afrique centrale s’élevait, au 31 décembre 2017, à 414 millions de dollars, soit 0,02 % de celle de l’Afrique. Un poids bien éloigné des 1 460 milliards $ (86,27 %) de l’Afrique australe, des 124,431 milliards $ de l’Afrique du nord (7,35 %), des 69,90 milliards $ de l’Afrique de l’Ouest (4,13 %) et des 37,745 milliards (2,23 %) de l’Afrique de l’Est.

Une réponse à “Un marché financier unique”

  1. Great info, thanks for the share!

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