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African Business

Un futur incubateur de start-up au sud du Cameroun

Un futur incubateur de start-up au sud du Cameroun
  • Publiémars 1, 2024

L’Université inter-États Congo-Cameroun lance le chantier d’un incubateur de projets innovants dans l’industrie numérique.

 

Le Cameroun accélère le renforcement de son écosystème entrepreneurial numérique. Financés en partie par la BDEAC (Banque de développement des États d’Afrique centrale), pour 450 millions de F.CFA (près de 0,7 million d’euros), les travaux de construction sont lancés pour l’incubateur de start-up de l’École supérieure internationale de génie numérique à Sangmélima, située au sud du pays. Le bâtiment s’étendra sur 1 675 mètres carrés dans la partie camerounaise de l’université inter-États Congo-Cameroun (UIECC).

Ce futur Centre d’incubation des innovations et des entreprises digitales vise à offrir un meilleur suivi aux projets d’entrepreneuriat digital portés par les étudiants de l’école, contribuant ainsi à la dynamisation du secteur numérique dans la région.

Une fois opérationnel, il consistera en une structure de détection, d’accueil et d’accompagnement des étudiants et des jeunes diplômés de l’École supérieure internationale de génie numérique – une antenne de l’UIECC). Ceux-ci, bien entendu, seront porteurs de projets de création d’entreprises digitales. Ils trouveront des formations à l’entrepreneuriat, un réseau de mise en relations, des possibilités de parrainage et divers services administratifs. L’incubateur permettra de lancer et de suivre plus aisément des projets innovants.

« Le centre d’incubation n’est en réalité qu’un bâtiment. L’école, de manière globale, est un centre d’incubation dans lequel les étudiants, les élèves ingénieurs ont déjà des start-up, ont déjà des projets, sont déjà totalement impliqués dans des activités économiques rentables », a précisé sur une radio camerounaise Marcel Fouda Ndjodo, le coordonnateur de l’UIECC directeur de l’École supérieure internationale de génie numérique. En effet, cette école accompagne déjà une trentaine de start-up créées par des élèves ingénieurs. Dès lors, rapporte son directeur, l’ambition de l’école est de transformer la ville de Sangmélima en « un pôle de développement des activités numériques ».

Une nouvelle loi portant orientation de l’enseignement supérieur au Cameroun, promulguée le 25 juin 2023, redéfinit le rôle des institutions universitaires en les transformant en véritables « universités-entreprises », et élève le statut de l’étudiant au rang d’« étudiant-entrepreneur » pour lutter contre le chômage des jeunes par la promotion de l’auto-emploi, rappelle le magazine Investir au Cameroun.

Excellence académique : Jacques Fame Ndongo félicite Jean Pierre Amougou  Belinga, promoteur d'Issam - LebledparleQui rapporte la philosophie du ministre camerounais de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo (photo ci-contre) : « Dans une économie libérale comme la nôtre, dans laquelle le secteur privé devrait être le premier pourvoyeur des emplois, l’un des rôles fondamentaux de l’université est de soutenir la diversification de l’économie à travers la détection, la formation et l’incubation à l’université des potentiels et futurs capitaines et leaders des secteurs primaire, secondaire, tertiaire et quaternaire. »

Active depuis l’année académique 2020-2021, l’École supérieure internationale de génie numérique compte 450 élèves ingénieurs, soit 250 Camerounais et 200 Congolais.

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En bref

upoWa sous pavillon français

 

EDF (Électricité de France) devient l’actionnaire majoritaire de la start-up camerounaise upoWa, spécialisée dans la fourniture de kits solaires. Par cette prise de contrôle, le groupe public français renforce ainsi sa présence dans le secteur énergétique au Cameroun. EDF est déjà partie prenante dans les projets hydrauliques de Nachtigal et de Kikot

Cette opération s’inscrit dans la volonté d’EDF d’accélérer le développement des solutions bas carbone dans le pays, contribuant ainsi à la transition énergétique en cours.

« Le Cameroun est un pays d’intérêt pour EDF dans lequel nous nous positionnons d’ores et déjà comme un partenaire privilégié du secteur électrique pour contribuer au développement de la production d’électricité. Pour EDF, ce nouvel investissement vient renforcer un ancrage déjà fort, permettant ainsi de se rapprocher de l’objectif d’apporter des solutions bas carbone à toutes les populations », a déclaré Olivier Fesquet, le directeur général de la filiale camerounaise du groupe.

De son côté, Loic Descamps, PDG de upOwa, considère que l’opérationrenforce considérablement la capacité de l’entreprise à répondre aux besoins énergétiques croissants du Cameroun tout en favorisant le développement durable. Depuis sa création, upOwa a créé une centaine d’emplois directs et près d’un millier d’emplois indirects.

@AB

Écrit par
Aude Darc

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