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African Business

Un diamant pour le luxe africain

Le 26 avril marque les débuts de Birimian, première entreprise d’investissement dédiée aux marques de luxe et premium d’héritage africain. Dirigée par des femmes, cette société entend financer divers créatrices et créateurs, et les accompagner dans leur développement.

Par Paule Fax

« Birimian est une invitation à découvrir et à rejoindre un univers : celui de l’exception créative africaine », se félicite Laureen Kouassi-Olsson. La fondatrice revendique une riche expérience dans les secteurs des services financiers et du capital-investissement en Afrique. Elle a réuni une équipe exclusivement féminine, qui soutiendra les créateurs du continent et de la diaspora pour faciliter et accélérer la croissance de leur entreprise, aussi bien en Afrique qu’à l’international. Birimian est le nom du premier gisement d’Afrique de l’Ouest où ont été découverts des diamants bruts.

Birimian se veut aussi une passerelle entre les entrepreneurs et les créateurs du continent et les acteurs stratégiques des industries internationales. En associant mentorat et soutien financier et opérationnel, la jeune société veut créer un écosystème conçu pour créer de la valeur pour les entrepreneurs africains et aider les marques indépendantes à se hisser au rang de marques internationales.

« Birimian est ainsi une invitation à l’action : celle de participer à l’éclosion de marques héritage africaines et de proposer à l’industrie de la mode et du luxe de s’orienter vers une scène plus diverse, créative et moderne », explique sa créatrice.

Déjà, la société soutient quatre marques, à travers une combinaison de financement et de stratégie d’incubation et d’accélération sur mesure. Il s’agit de Christie Brown (Ghana), de Loza Maléombho (Côte d’Ivoire), de Simone et Élise (Côte d’Ivoire), et de YEBA, une entreprise de droit belge fondée par des Béninois. La société, bien que basée à Abidjan, ne se fixe aucune limite géographique ; elle intervient dans les secteurs de la mode et du luxe, y compris le domaine du « gourmet » (thés, cafés, etc.)

Aux côtés des dirigeants de ces entreprises, Birimian propose une approche destinée à relever les défis liés au capital, à la production et à la distribution internationale auxquels sont confrontés les créateurs africains. Le financement à long terme des marques pourra se traduire par des investissements allant de 30 000 dollars à 3 millions $, en fonction de la période de vie des entreprises créatives (phase d’amorçage, d’accélération, de croissance). La société accompagnera les marques partenaires, pour s’assurer que leurs processus commerciaux et leur identité de la marque sont en phase avec les objectifs de chaque créateur.

Une affaire de femmes

La société permettra le renforcement de la capacité de production et de distribution par le biais de partenariats stratégiques, le renforcement des contrôles internes et de la planification. Elle recherchera la croissance durable, avec des investisseurs engagés pour au moins cinq ans. Les plateformes de marketing numérique offriront une visibilité internationale aux marques partenaires.

En 2020, Laureen Kouassi-Olsson avait quitté Amethis, un fonds d’investissement soutenu par la Financière Edmond de Rothschild. Qu’elle avait rejoint en 2013, après un passage chez Proparco (Agence française de développement). Elle détient 60% du capital de la nouvelle société.

À ses côtés, on retrouve Michelle Kathryn Essomé, ancienne directrice générale de l’African Private Equity and Venture Capital Association, Céline Gainsburg-Rey, une spécialiste de l’accompagnement des marques de luxe, ainsi que Olufunke Faweya, rompue à la gestion des opérations et à l’expansion internationale des marques.

La gouvernance de Birimian est renforcée d’un comité d’investissement rassemblant des experts de l’investissement, de l’industrie du luxe et de la mode. Elle sera complétée par un comité créatif réunissant des experts et des personnalités de la scène créative internationale.

. Notre mission consiste à combiner investissement, mentorat et soutien opérationnel afin d’aider nos marques à réaliser leur véritable potentiel et à acquérir une visibilité internationale », commente Laureen Kouassi-Olsson. « Birimian est ainsi une invitation à l’action : celle de participer à l’éclosion de marques héritage africaines et de proposer à l’industrie de la mode et du luxe de s’orienter vers une scène plus diverse, créative et moderne. » D’ici la fin de l’année, la société espère avoir pris une quinzaine de marques sous son aile, dont certaines commercialisées par les grandes enseignes du luxe. 

PF

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