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African Business

Infrastructures : Le port d’Abidjan se modernise

À l’été 2022, le port d’Abidjan disposera d’un nouveau terminal à containers moderne et attractif. Quelque 260 milliards de F.CFA ont été mobilisés par le consortium Bolloré Ports et APM Terminals, partenaires de l’État ivoirien.

Par Kimberly Adams 

La première pierre est posée. La construction du deuxième terminal à conteneurs au port d’Abidjan peut débuter. Il vise à faire de la capitale ivoirienne le premier port de la côte ouest-africaine et une porte d’entrée maritime essentielle sur la façade atlantique de l’Atlantique.

« Le projet va permettre au port autonome d’Abidjan d’avoir des conteneurs de plus grande capacité, d’améliorer sa compétitivité et la fluidité du trafic mais également favoriser la création de nouveaux emplois au profit des jeunes », a déclaré le chef de l’État ivoirien. Alassane Ouattara a lui-même procédé, le 5 octobre, à la pose de la première pierre du deuxième terminal à conteneurs.

Le nouveau terminal sera plus compétitif et favorisera les échanges intra-africains. Il sera une plaque tournante de transbordement pour les pays côtiers limitrophes, et une porte d’entrée privilégiée pour les pays enclavés comme le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

La réalisation de cette infrastructure est non seulement une preuve de la stabilité de la Côte d’Ivoire mais aussi une marque de confiance des investisseurs, a-t-il poursuivi.

Le financement global du projet s’est construit dans le cadre d’un partenariat public-privé. Il est d’environ 600 milliards de F.CFA (915 millions d’euros). L’État ivoirien a investi plus de la moitié de cette somme : 334 milliards de F.CFA (510 millions d’euros).

Les travaux sont assurés par le groupe chinois CHEC (China Harbour Engineering Company. Ils consistent essentiellement au revêtement et l’aménagement de 37,5 hectares de terre-plein, la construction d’ateliers techniques et des bâtiments, la réalisation de la vidéosurveillance de l’ensemble du périmètre, la réalisation de parkings et de voies de roulement des portiques de quai. Suivront, la construction des bâtiments et l’acquisition du matériel de pointe.

Les travaux de modernisation proprement dits devraient durer 22 mois. D’un coût de 262 milliards de F.CFA (400 millions d’euros), ils sont entièrement financés par le concessionnaire formé par le consortium Bolloré Ports (France) et APM Terminals (Pays Bas).

L’ensemble de ces ouvrages devraient permettre au deuxième terminal à conteneurs de passer à une capacité de 1,5 million de conteneurs. Le terminal actuel, construit à la fin des années 1980, ne peut pas dépasser un million de conteneurs et ne peut pas accueillir des navires de plus de 11,5 mètres de tirant d’eau.

Une attractivité accrue

Une fois la modernisation achevée, le second terminal accueillera des navires porte-conteneurs affichant 16 mètres de tirant d’eau et aura une capacité de 16 000 conteneurs contre 3 500 actuellement.

L’ensemble va « améliorer les cadences de traitement des navires porte-conteneurs, de supprimer les temps d’attente des navires et d’accroître l’attractivité du port d’Abidjan pour les armateurs », juge le directeur général du port d’Abidjan, Hien Yacouba Sié. « Le port d’Abidjan aura, en matière d’accueil de navires, une capacité, des infrastructures qui lui permettront de rivaliser avec tous les autres ports aujourd’hui sur le continent africain. »

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