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African Business

Comment aider les compagnies aériennes

Le rôle d’Afreximbank

D’autant que contrairement à ce qui se passe en Afrique, les États d’autres régions du monde ont mis en place des mesures d’aide.

De leur côté, les institutions de financement du développement, en Afrique et ailleurs, participent au financement des compagnies aériennes africaines. Sur le continent, la BAD (Banque africaine de développement), Afreximbank et la Banque de commerce et de développement ont financé l’expansion et la modernisation des compagnies aériennes, notamment l’achat d’avions par Ethiopian Airlines, Kenyan Airways, Air Côte d’Ivoire et RwandAir.

Il semble donc logique que les compagnies aériennes africaines se tournent vers ces banques pour explorer les moyens de résoudre leurs problèmes de liquidité. Afreximbank, par exemple, propose des transactions telles que des avances de fonds directes, des prêts à terme et des lignes de crédit, un refinancement des crédits, des garanties et des swaps de taux d’intérêt et de monnaies.  « Il est tentant de se tourner vers les institutions de financement du développement, en particulier parce que certaines d’entre elles ont créé des fonds pour financer les plans de survie et de redressement », souligne le rapport. Selon qui « il incombe donc aux États et aux compagnies aériennes d’optimiser leur utilisation de ces facilités ».

Pour cela, ils doivent être informés de l’existence de ces fonds et des procédures à suivre pour y accéder. La BAD et Afreximbank ont créé des fonds pour faire face à l’impact de la pandémie sur les secteurs vitaux des économies du continent, dont celui de l’aviation. La facilité de riposte de la BAD atteint 10 milliards $.

Bien que ces programmes soient généralement intersectoriels et principalement destinés aux États, il est important de plaider auprès de ceux-ci pour qu’ils allouent au secteur de l’aviation une part des ressources obtenues des différentes institutions. « Ce plaidoyer est d’autant plus indiqué que les États n’ont pas nécessairement utilisé les fonds reçus pour soutenir l’industrie aéronautique. »

Enfin, au-delà des aides financières, « l’idée de consolider le secteur aérien africain mérite également un examen approfondi », reconnaît le rapport édité par la CEA.

ML

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