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African Business Energie

Six projets de gaz naturel liquéfié à suivre

Six projets de gaz naturel liquéfié à suivre
  • Publiéjuin 20, 2022

Les investisseurs affluent vers le bassin du MSGBC, dont le potentiel est enrichi par les récentes découvertes de gaz. Les grandes compagnies internationales appuient de grands projets de dépenses d’investissement. Sélection des six principaux.

 

 

Par Aude Darc

 

L’attrait pour le GNL (Gaz naturel liquéfié) ne se dément pas. Les récentes découvertes viennent confirmer l’extraordinaire atout de l’Afrique de l’Ouest dans ce domaine. D’autant que l’exploitation et la distribution de GNL sont peu gourmandes en émissions de carbone et correspondent donc aux ambitions internationales en matière de développement durable.

 

Grand Tortue Ahmeyim

Le projet Greater Tortue Ahmeyim (GTA) vise à exploiter 15 trillions de pieds cubes (tcf) de réserves de gaz, s’étendant de part et d’autre de la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie. Ce projet relève de la prouesse en matière de conception politique et réglementaire, grâce aux gouvernements respectifs des deux pays qui l’ont rendue possible, ainsi qu’à l’ingénierie logistique. Après avoir été retardé d’un an en raison de la crise sanitaire, le projet GTA est désormais en bonne voie pour démarrer la production fin 2023.

Le développement de la réserve de GTA, découverte en juillet 2019, a été planifié en trois étapes, la première d’entre elles étant censée produire 2,5 millions de tonnes de GNL par an (mtpa). Le projet est exploité par BP qui détient une participation de 60%, Kosmos Energy (30%) ; les compagnies pétrolières nationales, Petrosen et SMHPM prenant une part de 10%.

Le potentiel de ces projets sera sans nul doute confirmé lors de la grande conférence-exposition de Dakar, MSGBC Oil, Gas & Power. Elle se tiendra les 1er et 2 septembre 2022 sous le thème « L’avenir du gaz naturel : La croissance grâce aux investissements stratégiques et à l’élaboration de politiques ».

 

Yakaar-Teranga

Dans le sillage de Grande Tortue, Yakaar-Teranga vise 20 tcf de gaz au Sénégal à une profondeur d’eau de 3 000 mètres. Le champ est situé dans le bloc Cayer Profond découvert en 2017.  La décision ultime d’investissement devrait être prise d’ici la fin de l’année et la production devant provisoirement démarrer en 2024. Son développement se fera en deux phases, la première établissant une extraction régulière de 150 millions de pieds cubes par jour de gaz naturel et la seconde visant à construire des installations d’exportation et des usines locales de traitement pétrochimique.

 

Birallah

Voisin régional de GTA et reflétant les réserves de Yakaar-Teranga de l’autre côté de la frontière, le champ de BirAllah en Mauritanie contient 13 tcf de gaz naturel à une profondeur de 2 500 mètres. Découvert à l’aide d’un navire de forage en 2019, BirAllah a été désigné comme la plus grande découverte de gaz en eau profonde de cette année-là. La zone Orca-1 du bloc C8 rivalise avec Yakaar-Teranga au Sénégal, par ses perspectives de monétisation.

 

Banda

Le projet Banda LNG fait suite à la signature d’un protocole d’accord non contraignant entre le géant américain New Fortress Energy et le gouvernement mauritanien à la fin de l’année 2021, dans le cadre du développement d’un pôle énergétique national. Selon ce document, le ministère du Pétrole, des mines et de l’énergie s’est fixé comme objectif de sécuriser l’approvisionnement en gaz du champ de Banda d’ici 2024 en permettant à New Fortress de déployer sa technologie de pointe Fast LNG.

L’objectif de ce déploiement est que New Fortress transforme le gaz naturel du pays en GNL, afin d’approvisionner les marchés locaux via la centrale électrique mauritanienne de Somolec de 180 MW et une nouvelle centrale de 120 MW. Le champ de Banda contient une quantité de gaz estimée à 1,2 tcf, fournissant une réserve abondante pour l’installation de New Fortress. Ce dernier qui a obtenu le feu vert pour opérer en mars 2021, vise une production de 1,4 mtpa avec le potentiel d’être opérationnel en vingt mois.

 

L’Afrique à la rescousse de l’Europe ?

 

Karmol

GAS Entec a récemment annoncé une première mondiale avec l’achèvement de l’équipement d’une unité modulaire de stockage flottant et de regazéification de GNL pour Karmol, une coentreprise entre le turc Karpowership et le japonais Mitsui OSK Lines. Une fois arrivé à Dakar, le navire sera connecté à la centrale électrique flottante de 236 MW de Karpowership, qui sera à son tour directement reliée au réseau sénégalais. Cette opération constituera la première fourniture d’électricité à partir de GNL du pays et permettra de répondre à près de 15 % de la demande totale.

 

En Guinée

Le projet GNL de la Guinée, d’un montant de 300 millions de dollars, vise désormais le développement d’un terminal de réception de GNL à grande échelle, par opposition à toute production propre. Néanmoins, le nouveau terminal, situé près du port de Kamsar dans la région de Boke, a le potentiel de générer une demande régionale significative pour le produit qui peut être utilisé pour alimenter les opérations minières nationales et d’autres installations.

@AB

 

 

Écrit par
Aude Darc

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