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African Business

Se former à la ZLECAf

Se former à la ZLECAf
  • Publiéjuillet 10, 2024

Afreximbank et le secrétariat de la ZLECAf proposent un programme de renforcement des capacités pour permettre aux entreprises africaines de tirer parti du libre-échange continental.

 

La Banque africaine d’import-export vient de procéder au lancement d’un programme de renforcement des capacités conçu pour permettre aux entreprises africaines de tirer parti des opportunités offertes par la ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine).

Cette initiative, menée par Afreximbank Academy, en collaboration avec le Secrétariat de la ZLECAf, vise à doter les entreprises des compétences et des connaissances nécessaires pour naviguer et prospérer dans le paysage commercial intra-africain.

« Investir dans le renforcement des capacités des entreprises et des PME permettra de mobiliser les investissements nationaux et de réduire les déficits avec les marchés des pays tiers. »

Prévu du 9 au 13 septembre 2024 au Caire, en Égypte, le programme de formation qui sera dispensé en collaboration avec l’Université américaine du Caire et le Secrétariat de la ZLECAf sera axé sur les incidences commerciales de la ZLECAf et les nombreuses opportunités que l’accord offre aux entreprises africaines.

Le programme de formation fournira également aux membres du TRADAR Club d’Afreximbank et aux autres participants des informations pratiques pour leur permettre de tirer parti des avantages et des opportunités offerts par l’accord. En outre, cette initiative aidera à traduire les divers instruments de traité de la ZLECAf dans un langage pratique que les entreprises peuvent facilement comprendre. De plus, la formation fournira un exposé sur les exigences que les entreprises doivent satisfaire pour saisir les opportunités du marché de la ZLECAf en constante expansion.

Si la ZLECAf présente un immense potentiel de soutien au développement économique, un manque de compréhension des nuances techniques liées à l’interprétation de l’accord empêche la pleine actualisation de ses avantages. Certaines entreprises ne sont pas non plus en mesure de tirer pleinement parti de l’accord ou de concurrencer l’afflux de nouveaux concurrents d’autres régions, jugent les promoteurs de ce programme de formation.

En conséquence, celui-ci mettra l’accent sur l’élimination des obstacles dans l’environnement commercial et sur les contraintes de capacité des entreprises africaines afin de soutenir la transition du modèle actuel de production locale pour la consommation locale vers un modèle qui assure une production locale pour les marchés d’exportation continentaux et internationaux.

 

Stimuler le commerce intra-africain

Les participants au programme comprennent des entreprises africaines (essentiellement des importateurs et des exportateurs), des institutions d’appui au commerce (y compris des organisations de promotion du commerce, des chambres de commerce et des agences de promotion des investissements), des sociétés de commerce d’exportation, la communauté du commerce extérieur (y compris des investisseurs) et des cadres de banque.

Commentant le programme, Yemi Kale, le nouvel économiste en chef d’Afreximbank, souligne l’importance de créer les compétences et les capacités requises pour les activités industrielles locales en vue de permettre à tous les pays africains de bénéficier des avantages du marché unique de la ZLECAf.

Il rappelle qu’Afreximbank est un partisan clé de la mise en œuvre de la ZLECAf, qui vise à transformer l’Afrique d’un ensemble d’économies fragmentées et dépendant des matières premières en un marché unique dynamique et intégré d’environ deux milliards de personnes avec un PIB combiné d’environ 3 400 milliards de dollars. « À cet égard, des entreprises bien informées et préparées sont essentielles pour stimuler le commerce et l’investissement intra- et extra-africains. »

Grâce à ce programme de formation, « nous visons à donner aux entreprises africaines les moyens de tirer pleinement parti des vastes opportunités créées par la ZLECAf, renforçant ainsi leur compétitivité et contribuant à une croissance économique durable en Afrique ».

Avis partagé par Tsotetsi Makong, en charge du Renforcement des capacités et de l’assistance technique au Secrétariat de la ZLECAf. Le responsable souligne l’importance du renforcement des capacités en vue d’assurer une mise en œuvre réussie de la ZLECAf. Tsotetsi Makong souligne l’importance d’une approche du renforcement des capacités axée sur la chaîne de valeur. Laquelle « accorde la priorité aux compétences des ressources humaines, à l’adéquation des procédures et processus administratifs, à la traduction de la ZLECAf en infrastructures réglementaires nationales et régionales, à la promotion d’un cadre institutionnel prévisible dans les institutions publiques impliquées dans la facilitation et l’exécution des transactions commerciales et à la garantie que les transactions commerciales sont soutenues par les infrastructures matérielles et immatérielles requises ».

Ajoutant : « Investir dans le renforcement des capacités des entreprises et des PME permettra de mobiliser les investissements nationaux et de réduire les déficits avec les marchés des pays tiers, prouvant ainsi que la ZLECAf est l’instrument le plus important pour réduire les risques auxquels le continent africain est exposé en matière d’investissements. »

@AB

Écrit par
Kimberley Adams

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