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African Business

Renforcer la sécurité alimentaire

Renforcer la sécurité alimentaire
  • Publiéjanvier 30, 2024

Les centres de recherche agricole œuvrent au renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la réduction de la pauvreté et l’amélioration des ressources naturelles et des services écosystémiques. Leur structure faîtière renforce ses liens avec la BAD.

 

La BAD (Banque africaine de développement) et le Consortium des centres internationaux de recherche agricole (CGIAR) s’engagent à renforcer leur collaboration pour accroître la production alimentaire et assurer une meilleure nutrition à la population croissante de l’Afrique.

Alors que l’Afrique dispose de 65 % des terres arables non cultivées dans le monde, le continent peut se nourrir lui-même et nourrir le reste du monde, estiment les partenaires.

« Nous voulons également donner la priorité à la manière dont nous finançons l’agriculture et transformons les petits exploitants agricoles, afin de renforcer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et accroître la biodiversité. »

Le président de la BAD, Akinwumi Adesina, avait reçu, le 25 janvier 2024, les directeurs généraux du CGIAR basés en Afrique afin de trouver des moyens d’accroître la productivité alimentaire et agricole sur le continent.

Répartis sur l’ensemble du continent africain, les centres du CGIAR se focalisent sur le renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la réduction de la pauvreté et l’amélioration des ressources naturelles et des services écosystémiques. Ils sont essentiels pour assurer la sécurité alimentaire sur le continent, tout comme leurs homologues d’Asie du Sud-Est et d’Amérique latine ont joué un rôle déterminant dans l’accélération de la croissance agricole et de l’autosuffisance alimentaire.

Les dirigeants ont concentré leurs efforts sur l’obtention d’un financement à long terme pour les activités de recherche et sur l’amélioration de l’efficacité du CGIAR sur l’ensemble du continent. Ils ont également discuté du renforcement des capacités des partenaires nationaux des services de recherche agricole, des jeunes scientifiques et des agents de vulgarisation, ainsi que des producteurs de semences du secteur privé afin de produire des semences certifiées.

La Banque a joué un rôle clé dans le processus de réforme du CGIAR afin de rendre son travail pertinent et durable en Afrique. « Nous devons libérer le potentiel agricole de l’Afrique et déployer des technologies auprès de millions d’agriculteurs africains. Le CGIAR joue un rôle central à cet égard », considère Akinwumi Adesina.

 

L’exemple de la filière riz

C’est pourquoi la BAD pourrait envisager d’inclure le CGIAR dans son programme de prêts à long terme aux pays : « Les dirigeants du CGIAR possèdent des connaissances, une expérience et des réseaux locaux et sont mieux placés pour travailler avec les institutions nationales pour lutter contre le changement climatique et accroître la productivité et la sécurité alimentaire

La Banque est également désireuse de travailler avec le consortium pour étendre ses travaux sur le développement des capacités des jeunes scientifiques et des agriculteurs.

Après le Sommet « Dakar 2 », en janvier 2023, plus de 70 milliards de dollars ont été mobilisés dans le cadre d’un effort mondial sans précédent.

Entre autres interventions, Le directeur général du centre AfricaRice et directeur régional du CGIAR pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Baboucarr Manneh, a salué le soutien de la BAD aux variétés du Nouveau riz pour l’Afrique (NERICA). Laquelle « a conduit à l’expansion de la production de riz dans certains pays africains ; nous avons maintenant plus de deux millions d’hectares de riz », a-t-il précisé.

Les deux institutions ont lancé récemment le programme régional de développement du riz en Afrique de l’Ouest (REWARD, en anglais) de 650 millions $ dans 15 pays d’Afrique de l’Ouest. Le programme impliquera un million d’agriculteurs qui cultiveront jusqu’à 750 000 hectares de terres pour produire 53 millions de tonnes de riz sur cinq ans.

Le directeur régional du CGIAR pour l’Asie centrale, l’Asie occidentale et l’Afrique du Nord et directeur général du Centre international de recherche agricole dans les zones arides (ICARDA), Aly Abousabaa, a évoqué les défis auxquels le nord est confronté en raison de la hausse des températures. Il a expliqué la manière dont son centre teste un système révolutionnaire d’induction de pluie pour aider les agriculteurs à accroître leurs rendements.

La directrice générale adjointe pour la recherche et le développement — génétique et alimentation du bétail à l’Institut international de recherche sur l’élevage (ILRI), Siboniso Moyo, a souligné l’importance d’augmenter la productivité de l’élevage en Afrique, et la relation complémentaire entre les cultures et le bétail pour garantir aux animaux une alimentation de bonne qualité.

La directrice générale du Centre de recherche forestière internationale et du Centre mondial d’agroforesterie (CIFOR), Eliane Ubalijoro, a parlé de la contribution essentielle des arbres à l’amélioration de la santé des sols : « Nous voulons également donner la priorité à la manière dont nous finançons l’agriculture et transformons les petits exploitants agricoles, afin de renforcer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et accroître la biodiversité. »

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En bref

Accord avec Attijariwafa bank Europe

 

La BAD et Attijariwafa bank Europe signent un accord de partage de risques de 100 millions d’euros pour libérer le potentiel des entreprises et développer le commerce africain. Cet accord devrait catalyser près de 500 millions d’euros d’échanges commerciaux en faveur d’entreprises opérant dans plus de vingt pays africains. Il permettra de diversifier la capacité de production des pays, de renforcer leur compétitivité, de générer des recettes fiscales additionnelles et de créer de nouvelles opportunités d’emploi.

Ce partenariat permettra à Attijariwafa bank de financer, à plus grande échelle, les entreprises des secteurs de la santé, de l’agriculture et l’agroalimentaire, des énergies renouvelables, des télécommunications et des services. Sont concernées en particulier les entreprises dirigées par des femmes et porteuses de projets de développement durable.

@AB

Écrit par
Paule Fax

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