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African Business

Réinventer l’agrobusiness à travers Neofarming Africa

Définir de nouveaux modèles agricoles et agroalimentaires en Afrique et préparer les investissements dans plusieurs projets concrets. Telle est l’ambition de Groupe Zebra, à travers son initiative Neofarming Africa.

Par Laurent Soucaille

À son tour, Groupe Zebra a l’ambition de « nourrir l’Afrique », du moins de contribuer à cette ambition panafricaine. À travers son initiative Neofarming Africa, la société française de conseils en stratégie veut identifier des solutions globales associant production, transformation et exploitation.

« Notre conviction est qu’il n’y aura pas de modèle durable et résilient sans intelligence humaine et collective, sans nouvelle façon de coopérer, de produire et d’hybrider. »

À l’horizon 2022, elle souhaite déterminer les terrains d’expérimentation, associer les investisseurs, les experts, les start-up, puis lancer des investissements. Les projets retenus seront des concepts différents qui devront démontrer leur potentiel de développement à grande échelle.

Groupe Zebra, depuis trente ans, accompagne des entreprises dans la transformation de leurs procédés, dans leurs innovations. L’originalité de sa démarche est que ses équipes ne se contentent pas de proposer des modèles, elles participent pleinement à leur mise en œuvre. Son portefeuille de clients compte aussi bien des PME que de grandes entreprises, et nombre de ses projets associent divers acteurs.

Dans le cadre de Neofarming, Groupe Zebra nouera des alliances stratégiques qui combineront un état de l’art des connaissances scientifiques en agronomie et une maîtrise des avancées technologiques. La société proposera une veille des évolutions des business models et des solutions d’accès au marché et un décryptage fin de tous les acteurs innovants en matière d’accès au crédit, d’assurance et de financements de projets.

« Au-delà d’une simple démarche avec un industriel, nous avons vu que les démarches collaboratives sont les plus efficaces ; la refonte complète d’un modèle permet de mieux toucher les marchés », explique Bertrand Barré, PDG de Groupe Zebra. Lequel entend désormais « réinventer des modèles pour l’agriculture, cet enjeu majeur ».

Dérisquer les investissements

La société française rappelle les défis : une population mondiale qui pourrait atteindre 9 milliards de personnes, un continent africain dont la population devrait doubler et s’urbaniser davantage. L’Afrique disposerait de 60% des terres arables non-exploitées dans le monde.

Pour autant, certaines zones du continent sont particulièrement sensibles aux « nombreuses perturbations » que constituent les modifications démographiques et environnementales, les problèmes liés aux semences, au manque de financement. En particulier, certaines régions sont sensibles au stress hydrique ; c’est d’ailleurs à celles-ci que l’initiative Neofarming s’adresse en priorité.

« Notre projet est de dérisquer les investissements futurs, face aux défis qui s’annoncent », explique Bertrand Barré. « Nous allons partir des usages, et non des technologies. » En effet, la démarche semble inverse de ce qui est souvent présenté : c’est à la technologie de répondre aux besoins et non aux agriculteurs et aux populations d’adopter des technologies qui ne leur sont pas forcément adaptées.

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