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African Business

Pour un allègement plus ambitieux de la dette

Mieux associer les créanciers privés

Bien que le cadre représente une étape positive, l’accent mis sur la réduction du service de la dette à court terme risque de ne pas suffire, commente Scope. Les traitements de la dette ne seront généralement pas effectués sous la forme d’une annulation de la dette, sauf dans les cas les plus difficiles.

Au fond, le cadre commun du G20 « limite l’efficacité du programme pour les emprunteurs les plus vulnérables », juge Dennis Shen. « En outre, l’absence d’un mécanisme pour contraindre la participation équitable entre les groupes de créanciers, y compris le secteur privé, reste un point faible. »

La dette fragilise les pays pauvres



L’évolution de l’ISSD vers le cadre proposé ISSD+ pour le traitement de la dette, qui adopte des clauses d’action collective renforcées dans les émissions obligataires, exige la participation des créanciers du secteur privé, assure la cohérence dans l’adoption des mesures de soutien entre les créanciers.

Surtout, elle rend possible une restructuration ambitieuse de la dette – et notamment une annulation si besoin. Une telle architecture « pourrait renforcer les profils de crédit pour les émetteurs africains » après une restructuration plus complète de leur dette.

« Un cadre formel ISSD+ pour la restructuration de la dette souveraine pourrait se baser sur des analyses de viabilité de la dette pour déterminer si un problème de solvabilité existe », explique Thibault Vasse, analyste pays chez Scope.

Qui explique : « Une réduction hypothétique de 25% du principal pour les seuls emprunteurs africains en difficulté financière pourrait permettre de réaliser des économies ciblées de près de 29 milliards $ ». En effet, les économies les plus importantes provenant des prêts bilatéraux de la Chine, pour 11 milliards $.

« À cet égard, il est clair que tous les pays éligibles à l’ISSD ne pourraient ou ne devraient pas bénéficier d’une annulation de dette dans le cadre de l’ISSD+ », poursuit Thibault Vasse. « La forme et l’ampleur des annulations de dette pour une dette souveraine présentant des risques de solvabilité doivent être adaptées à la situation de viabilité de la dette spécifique des emprunteurs. »

ML

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