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African Business

Post-Covid-19 : De l’audace pour relancer l’Afrique

Pour Vera Songwe, secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), pour que le continent renoue avec la croissance et se rebâtisse plus solidement après la Covid-19, il faut une audace jamais vue sur le continent.

Par Paule Fax

Elle a aussitôt ajouté que pour cela, il faut combattre efficacement la pandémie de coronavirus en cours. Vera Songwe, secrétaire exécutive de la CEA s’exprimait mercredi lors d’une réunion consultative des ministres africains de la Jeunesse sur la Covid-19,

Citant Martin Luther King Jr., Vera Songwe a soutenu l’idée que l’Afrique doit rester éveillée tout en s’employant à trouver des solutions à la pandémie alors que les restrictions mises en place pour endiguer le virus commencent à être assouplies.

« Aujourd’hui, notre survie dépend de notre capacité à rester éveillé, à nous adapter aux nouvelles idées, à rester vigilants et à relever le défi du changement. Jamais dans notre histoire nous n’avons connu un moment aussi difficile où nous vivons à la fois une pandémie et une récession économique sur le continent »., dixit Vera Songwe

De son point de vue, plus en détails, elle estime que « c’est le moment d’être audacieux. C’est un moment où nous devons nous réunir pour nous demander si nous répondons à l’appel des jeunes ».

Déroulant son argumentaire, la secrétaire exécutive de la CEA a aussi indiqué que : « Aujourd’hui, notre survie dépend de notre capacité à rester éveillé, à nous adapter aux nouvelles idées, à rester vigilants et à relever le défi du changement. Jamais dans notre histoire nous n’avons connu un moment aussi difficile où nous vivons à la fois une pandémie et une récession économique sur le continent ».

Selon elle, 51% de la croissance de l’Afrique proviennent du secteur des services qui nécessite des technologies, d’où l’impérieux besoin pour les États membres d’agir rapidement pour résoudre les problèmes d’Internet à travers le continent.

Ensuite sur l’avenir notamment celui lié à la transformation numérique Vera Songwe a dit des propos forts importants : « Nous ne pouvons pas renouer avec la croissance rebâtir solidement sans un accès suffisant à la technologie pour nos jeunes qui sont les innovateurs. Ce sont eux qui trouveront pour nous les solutions de demain.

Je vous exhorte, en tant que ministres de la Jeunesse, à vous joindre à nous, à travailler avec nous et ensemble à mettre en œuvre la stratégie africaine de transformation numérique et à accroître l’accès, l’accessibilité, la stabilité et la fiabilité du système d’Internet afin que de nombreuses autres choses puissent se réaliser automatiquement », dit-elle.

Égrenant le chapelet du vécu des jeunes africaines, Songwe a souligné leur envie de compter en relevant le fait que des consultations récentes avec des jeunes africains ont clairement révélé leur faim et leur soif de participer aux processus de prise de décision afin qu’ils puissent contribuer au changement par l’innovation.

C’est ce qu’elle résume ainsi : les jeunes « ont besoin de nos institutions pour l’avenir et ils ont besoin d’avoir des réponses pour s’assurer qu’ensemble nous pouvons offrir cet avenir que nous voulons depuis si longtemps : une Afrique que nous voulons ».

En ce qui concerne l’implication des ministres de la Jeunesse, la secrétaire exécutif a plaidé pour une synergie avec les ministères des TIC et de l’Education pour s’assurer que les programmes adressés aux jeunes soient conformes au marché du travail ; que les inégalités d’accès à l’école soient supprimées et que l’accès à Internet haut débit soit accessible à tous.

Car à ce jour « le coût d’Internet en Afrique est très élevé. Cela ne peut pas créer des emplois pour nos jeunes. Nous devons être en mesure de fournir aux jeunes un accès à une technologie abordable, accessible et fiable qui fonctionne », relève-t-elle.

Sur un autre chapitre beaucoup plus sensible, notamment l’émigration la conférencière a fait un plaidoyer dans lequel elle note que « nous ne voulons pas que nos jeunes continuent de mourir dans les océans.

Nous voulons qu’ils soient soulagés et épanouis sur notre propre continent. Donc, nous espérons qu’en travaillant avec vous, ministres de la Jeunesse, que vous puissiez nous aider à soutenir l’Union africaine à construire cette Afrique que nous voulons en faisant partie de ce groupe qui continue de demander et réclamer un meilleur accès à la technologie non pas parce que nous voulons accéder à la technologie.

Mais parce que grâce à la technologie, nos filles resteront scolarisées au lieu de se marier ; parce qu’avec la technologie, nous pouvons continuer à échanger nos marchandises même si nous ne pouvons pas voyager et parce qu’avec la technologie, nous pouvons embrasser ce nouveau monde que nous voyons aujourd’hui ».

Son plaidoyer se termine par un appel aux dirigeants africains à signer le protocole sur la libre circulation des personnes, car selon Songwe, cela profitera énormément aux jeunes qui souhaitent se déplacer à travers le continent, en particulier vers des centres innovants dans des pays comme le Kenya ou le Rwanda.

Égrenant le chapelet du vécu des jeunes africaines, Songwe a souligné leur envie de compter en relevant le fait que des consultations récentes avec des jeunes africains ont clairement révélé leur faim et leur soif de participer aux processus de prise de décision afin qu’ils puissent contribuer au changement par l’innovation.

Pour sa part, le ministre zambien de la Jeunesse, des sports et du développement de l’enfant, Emmanuel Mulenga, a estimé qu’« en tant qu’États membres, nous devons prioriser nos efforts afin de minimiser et d’atténuer les effets du virus sur les jeunes, car ils représentent la population la plus vulnérable qui n’a pas été épargnée par les défis causés par le virus ».

Avant de préciser également que « les défis auxquels nos jeunes sont confrontés aujourd’hui nécessiteront qu’ils soient dynamiques, patriotiques et soucieux du bien-être de leurs communautés ».

L’envoyée de l’UA pour la jeunesse, Aya Chebbi, la directrice exécutive adjointe du FNUAP, Julitta Onabanjo, la directrice exécutive de l’Unicef, Henrietta Fore, et Sarah Anyang Agbor, commissaire de l’UA aux ressources humaines, aux sciences et à la technologie, ont également pris la parole lors de la séance d’ouverture de cette conférence sur l’Appui des initiatives visant à aider les jeunes africains pendant et après la pandémie de la Covid-19.

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