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African Business

Plaidoyer pour un revenu minimum provisoire

Une option envisageable

En Afrique subsaharienne, ce revenu minimum serait compris entre 45 et 59,20 dollars par mois, en fonction des scénarios de crise. Le coût serait de 33,1 à 41,3 millions $ par mois, soit seulement 0,76% à 0,95% du PIB de la région.

« Un moment historique sans précédent exige des mesures sociales et économiques sans précédent », tranche Achim Steiner, administrateur du PNUD. « Un revenu minimum provisoire pour les plus pauvres du monde est devenu une option envisageable. Cela aurait pu sembler impossible il y a quelques mois à peine. »

Selon l’administrateur, les plans de sauvetage et de relance ne peuvent pas se concentrer uniquement sur les grands marchés et les grandes entreprises. « Un revenu minimum provisoire pourrait permettre aux gouvernements de fournir aux personnes confinées une sécurité financière, de réinjecter de l’argent dans les économies locales pour aider les petites entreprises à survivre et de ralentir la propagation de la maladie. »

Bien entendu, le PNUD est conscient qu’un revenu minimum provisoire n’est pas une solution miracle aux difficultés économiques actuelles. La protection des emplois, l’élargissement du soutien aux petites entreprises et l’utilisation de solutions numériques pour identifier les personnes exclues et les atteindre sont autant de mesures que les pays peuvent prendre.

L’exemple du Togo

D’autres solutions existent, comme la réaffectation des fonds de cette année destinés au remboursement de la dette au paiement d’un revenu minimum. Les économies en développement et émergentes pourraient dépenser 3 100 milliards $ pour payer leur dette cette année. « Un blocage total de la dette de tous les pays en développement, comme le demande le secrétaire général de l’ONU, permettrait aux pays de réaffecter provisoirement ces fonds aux mesures d’urgence pour lutter contre les effets de la crise », considère l’organisme onusien.

Plusieurs pays ont déjà pris des mesures pour introduire un revenu minimum provisoire, note le PNUD qui prend le Togo en exemple. Le gouvernement a distribué plus de 19,5 millions $ d’aide financière mensuelle à plus de 12 % de la population. Il utilise son programme de transferts monétaires, principalement aux femmes qui travaillent dans le secteur informel.

La pandémie a exacerbé les inégalités mondiales et nationales existantes et a créé de nouvelles disparités qui frappent le plus durement les personnes les plus vulnérables, conclut le PNUD.

Avec jusqu’à 100 millions de personnes supplémentaires plongées dans l’extrême pauvreté en 2020, 1,4 milliard d’enfants touchés par des fermetures d’écoles, un chômage record et la perte de moyens de subsistance, le PNUD prévoit que le développement humain mondial va diminuer cette année pour la première fois depuis l’introduction du concept.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE

https://www.undp.org/content/undp/en/home/librarypage/transitions-series/temporary-basic-income–tbi–for-developing-countries.html

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