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African Business

OCP Group et la SFI consolident leur partenariat

La filiale financière de la Banque mondiale et OCP Group nouent un nouveau partenariat, riche de 100 millions de dollars, pour renforcer la chaîne de valeur agricole et le développement des systèmes alimentaire durables.

Par Kimberly Adams

Le groupe OCP et la Société financière internationale (Banque mondiale) viennent de conclure un accord de financement majeur. Selon le géant marocain des phosphates, ce partenariat contribuera à soutenir ses efforts visant à consolider ses chaînes de valeur en Afrique, à contribuer au développement économique du continent et à favoriser l’émergence de systèmes alimentaires durables dans la région.

La filiale OCP Africa s’appuiera sur ce financement, riche de 100 millions de dollars, pour renforcer sa chaîne logistique et améliorer la disponibilité d’engrais adaptés aux sols et cultures locales dans divers pays africains. Le groupe cite la Côte d’Ivoire, le Sénégal, l’Éthiopie, le Ghana, le Kenya, le Nigeria et la Tanzanie.

Makhtar Diop, pour la SFI, a signé un autre protocole d’accord, avec la Banque centrale du Maroc, sur le financement des chaînes d’approvisionnement. Il constitue une nouvelle initiative en faveur de l’accès au financement pour les très petites, petites et moyennes entreprises.

Les fonds serviront également au développement de nouveaux programmes d’accompagnement destinés aux agriculteurs africains. Outre ce financement, les deux partenaires ont lancé des projets communs dans les domaines de l’amélioration de la gouvernance d’entreprise et la promotion de la diversité des genres.

« Nous continuons de renforcer le partenariat stratégique entre le groupe OCP et la SFI », a commenté Mostafa Terrab. Selon le PDG du groupe marocain, l’« accord signé témoigne des valeurs communes et du niveau élevé de confiance que partagent nos institutions ». Les deux partenaires sont « pleinement engagés » pour générer une croissance durable et inclusive, tout en maximisant le potentiel des ressources en phosphate.

« À travers ce nouvel accord, nous pourrons soutenir plus de cultures, plus d’agriculteurs, plus de communautés, plus d’écosystèmes, afin de mieux nourrir la planète.  Nous concrétisons ainsi une nouvelle étape dans la réalisation de notre objectif commun de développer une agriculture durable en Afrique, qui permettra au continent de jouer pleinement son rôle en matière de sécurité alimentaire au niveau mondial. »

Makhtar Diop est le directeur général de la SFI. À son sens, « ce partenariat avec OCP s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’IFC visant à promouvoir l’intégration régionale à travers le soutien au développement d’un champion marocain en Afrique subsaharienne, ce qui créera des emplois et encouragera le transfert de technologies ».

Créer des opportunités

À travers ce partenariat, les petits producteurs pourront accéder à des pratiques agricoles intelligentes sur le plan climatique, ce qui leur permettra d’améliorer leur productivité et ainsi leurs moyens de subsistance. « Ceci permettra également aux communautés locales d’être plus résilientes face aux effets du changement climatique. » Makhtar Diop qui salue, sur son compte Twitter, l’engagement des entreprises marocaines en Afrique subsaharienne.

L’accord s’appuie sur deux partenariats antérieurs, l’un visant à renforcer la filière du riz en Côte d’Ivoire et la filière du mil au Sénégal, l’autre visant à accompagner OCP pour l’obtention de la principale certification mondiale des entreprises en faveur de la diversité des genres, EDGE [lire : magazinedelafrique.com/african-business/actualite-african-business/maroc-ocp-vise-la-certification-edge/].

De son côté, la SFI s’engage à combattre la pauvreté et à créer des opportunités en Afrique tout en aidant la région à surmonter les retombées économiques de la crise de la Covid-19. Elle vient d’ailleurs de signer un autre protocole d’accord, avec la Banque centrale du Maroc, cette fois, sur le financement des chaînes d’approvisionnement. Cet accord constitue une nouvelle initiative en faveur de l’accès au financement pour les très petites, petites et moyennes entreprises.

À cet effet, les deux institutions signataires projettent de concevoir une stratégie de financement des chaînes d’approvisionnement en concertation avec les opérateurs concernés du système financier marocain, précise la Bank Al-Maghrib. Qui considère que cette initiative « aura un effet catalyseur sur l’inclusion financière et la réduction des délais de paiements au Maroc ». Elle est de nature à favoriser un environnement propice aux chaînes d’approvisionnement et à permettre l’émergence d’un modèle de financement innovant et inclusif au service des TPME.

KA

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