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P1 Ventures parie sur l’utilisation de l’IA

P1 Ventures parie sur l’utilisation de l’IA
  • Publiéseptembre 28, 2023

La société de capital-risque P1 Ventures vient de lever 25 millions de dollars afin de financer des start-up de nouvelles technologies. Elle mise sur l’utilisation de l’Intelligence artificielle par l’Afrique afin de lui permettre de réaliser un saut technologique.

 

La société de capital-risque P1 Ventures a clôturé la première tranche de 25 millions de dollars de son deuxième fonds de 50 millions $. Ses équipes se concentreront sur la création d’entreprises africaines de logiciels présentant un « potentiel régional et mondial ».

Cofondée en 2020 par le Mauritanien Mikael Hajjar, qui a précédemment occupé des postes chez Areva, Google et Zum, et Hisham Halbouny, anciennement de Man Capital et EFG Hermes, la société investit dans des secteurs tels que la Fintech, le commerce électronique, la santé, les logiciels de service (Saas) et l’Intelligence artificielle (IA).

« Si l’IA représente une énorme opportunité pour le continent, elle peut également accélérer la distribution et le potentiel du capital-risque, si elle est utilisée de manière stratégique par des investisseurs dotés de connaissances approfondies. »

« À ma connaissance, je suis le premier Mauritanien à avoir lancé un fonds. Le fait de venir d’une économie relativement petite nous incite, chez P1 Ventures, à sortir des sentiers battus et à soutenir les outsiders. Nous aimons les fondateurs africains ambitieux qui créent des produits et des services destinés à une clientèle régionale, voire mondiale », se félicite Mikael Hajjar.

Depuis son lancement, P1 Ventures a investi dans 29 entreprises en phase de démarrage dans dix pays, dont Money Fellows en Égypte et Reliance Health au Nigeria.

Le premier investissement de la société a constitué en une prise de participation dans la « super-app » Yassir en Algérie, qui offre des services de covoiturage et de livraison sur le dernier kilomètre et qui a récemment annoncé la clôture d’un cycle de financement de série B de 150 millions $. Plus récemment, P1 Ventures a mené un tour de table d’amorçage pour Gameball, une société de logiciels qui récompense la fidélité et l’activité des clients.

Le comité consultatif de P1 Ventures comprend Bernard Dalle, membre fondateur d’Index Ventures, et Emil Michael, ancien directeur commercial d’Uber.

 

L’IA en ligne de mire

La société entend davantage parier sur l’adoption par l’Afrique de l’IA pour dépasser les infrastructures traditionnelles, en particulier dans des secteurs tels que l’agriculture et la vente au détail de produits de grande consommation.

« Tout comme l’argent mobile en Afrique a dépassé l’infrastructure des cartes de débit et de crédit, l’IA peut construire des données de haute-fidélité et améliorer la proposition de temps à valeur pour transformer les secteurs », expliquent ses dirigeants.

L’un de ses investissements, Nkoloso, recueille des données et assure le suivi des terres agricoles grâce à l’imagerie satellite et à l’IA. Cette entreprise propose un large éventail d’applications, notamment le suivi des superficies cultivées et des rendements pour la souscription de crédits et d’assurances, ainsi que le calcul de la valeur du bois et des crédits carbone.

P1 Ventures appuie également Chari, une plateforme de commerce électronique B2B au Maroc ; et Djamo, une start-up de paiements en Côte d’Ivoire. La société de capital-risque se ferait une spécialité d’investir dans des segments de marché et des pays négligés par ses concurrentes.

Dans le segment des « FMGC » (« Biens de consommation en rapide évolution », le fonds a investi dans une start-up sénégalaise qui utilise les technologies de vision artificielle, de géolocalisation et d’IA conversationnelle pour collecter et analyser des données pour les marques et les distributeurs.

L’investisseur affirme que cette technologie pourrait être étendue à d’autres secteurs tels que les soins de santé, la distribution de produits électroniques grand public et l’économie créative.

P1 indique également qu’elle utilise l’IA pour trouver des transactions et soutenir son équipe d’investisseurs.

« Si l’IA représente une énorme opportunité pour le continent, elle peut également accélérer la distribution et le potentiel du capital-risque, si elle est utilisée de manière stratégique par des investisseurs dotés de connaissances approfondies, aidant l’entreprise à avoir une portée encore plus grande dans une région où l’information et les données sont notoirement rares. »

@AB

Écrit par
David Thomas

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