Close
Avez-vous trouvé cet article intéressant?

African Business

L’essor numérique de la Tunisie se poursuit

Plus que jamais, la Tunisie mise sur les nouvelles technologies, afin de cultiver son avantage comparatif en la matière. Un protocole d’accord entre ministères accélère l’accès au haut débit des établissements scolaires et de formation.

Par Laurent Soucaille

Toutes les écoles et lycées de Tunisie bientôt dotés du haut débit. Tel est l’objectif du protocole d’accord signé entre le ministère de l’Éducation et celui des Technologies, de la communication et de la transformation digitale. Il prévoit la réhabilitation du réseau éducatif, la généralisation de la connexion à haut débit, le déploiement de réseaux internes. Sans oublier la fourniture de l’accès à l’Internet pour chaque établissement 

Le ministre des TIC rappelle que la conjoncture actuelle montre l’urgence de développer les infrastructures des établissements d’enseignement pour que ces derniers soient au diapason des évolutions technologiques permettant d’accéder aux plateformes de formation et d’enseignement à distance.

Cet accord, signé par le ministre de l’Éducation, Mohammed Hamdi, et le ministre des Technologies de la communication (TIC), Mohamed Fadhel Kraiem. Il s’inscrit, explique un communiqué commun, « dans le contexte de la volonté des deux ministères d’établir un partenariat efficace qui consacre les orientations nationales au cœur des priorités du gouvernement ».

Ce partenariat s’inscrit également dans le cadre du plan « Tunisie numérique » qui entend accélérer la stratégie numérique du pays. Il vise à réaliser l’intégration sociale et à limiter la fracture numérique, grâce à la vulgarisation de l’accès aux services numériques à haut débit. La Tunisie entend également faire du numérique l’un de ses atouts sur la scène africaine et internationale.

De son côté, le ministère de l’Éducation a maintes fois exprimé son besoin de numériser et de développer ses méthodes de travail via l’accès aux services numériques. L’État souhaite généraliser l’accès à l’information et au savoir, et atteindre le principe de l’égalité des chances entre les régions et les établissements. Pour cela, il faut que chacun ait accès aux services à forte valeur ajoutée dont les vidéoconférences, la formation et des cours de qualité.

Mohammed Hamdi considère que l’accord « répond à une nécessité impérieuse de consacrer le principe de l’égalité des chances pour tous les étudiants, en équipant les établissements éducatifs avec une connexion internet à haut débit ». Selon le ministre, l’engagement dans la révolution numérique est un impératif.

De son côté, Mohamed Fadhel Kraiem souligne l’impératif d’accélérer la mise en œuvre du projet de connexion des écoles et lycées par l’Internet à haut débit. Il rappelle que la conjoncture actuelle, marquée par la pandémie de Covid-19, montre l’urgence de développer les infrastructures des établissements d’enseignement pour que ces derniers soient au diapason des évolutions technologiques permettant d’accéder aux plateformes de formation et d’enseignement à distance.

Mohamed Fadhel Kraiem vient donc d’être de nouveau proposé au poste de ministre des TIC, qu’il occupait depuis le 27 février 2020. Il intègre ainsi le cabinet dit « de technocrates », proposé par le nouveau Premier ministre, Hichem Mechichi, le 24 août.

Diplômé de l’École polytechnique et de l’École nationale des télécommunications de Paris, le futur ministre a entamé sa carrière professionnelle en France, au sein du groupe Capgemini puis de Vivendi. Il a occupé plusieurs postes de responsabilité, notamment chez SFR en tant que directeur des programmes et chez Maroc Telecom en tant que directeur des Systèmes d’Information. En 2006, il intègre l’opérateur marocain INWI, en tant que directeur exécutif en charge du Réseau et des Systèmes d’Information.

Il a rejoint Tunisie Telecom en juillet 2010, en tant que directeur général adjoint, en charge des activités commerciales et financières. Poste qu’il a occupé jusqu’à fin 2015. Il a été nommé PDG de Tunisie Telecom en 2017.

ENCADRE

Les cadres de l’État misent sur l’intelligence artificielle

Environ 96% des cadres de l’État tunisien estiment que les projets d’intelligence artificielle (IA) permettront « de réduire les délais dans les services publics ». C’est le principal enseignement d’une enquête conduite par le ministère de l’Industrie et des PME sur « la perception de l’IA dans le secteur public ».

Il existe, en Tunisie, quatre secteurs prioritaires pour faire intégrer la technologie de l’IA, à savoir l’e-gouvernement, la santé, le transport et l’énergie. Dans ce contexte, 86% des cadres interrogés considèrent que l’IA « peut contribuer à réduire les coûts des services publics ».

Précisément, 86% d’entre eux estiment que l’IA peut contribuer à améliorer le processus d’aide à la décision et 80% d’entre eux considèrent que l’IA contribuerait à réduire la corruption dans les services publics. De plus, 91% des cadres interrogés estiment que l’IA peut contribuer à automatiser les tâches répétitives.

Toutefois, 42% d’entre eux se disent « inquiets du risque de perdre la vie privée, la sécurité et l’intégrité des données personnelles lors de l’usage de l’IA ». Et 46% de l’échantillon considère que l’IA « limite fortement » l’interaction humaine et le bon sens humain.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Posts

Share This