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Mali : Nouvel appui stratégique du FIDA

À la suite d’une réunion de travail et plusieurs semaines de concertation, le Fonds international pour le développement agricole a décidé d’appuyer le programme agricole du Mali, à horizon cinq ans. Les derniers chiffres du secteur sont plutôt encourageants.

Par Laurent Soucaille

Le gouvernement du Mali et le FIDA (Fonds international pour le développement agricole (FIDA) ont organisé le 5 mars 2020, à Bamako, un atelier pour formuler un nouveau Programme d’options stratégiques pour le pays basé sur les résultats pour la période 2020-2024. Lequel programme a été finalisé le 16 mars.

Au Mali, le secteur agricole contribue pour 40% au PIB et occupe près de 80% de la population, en majorité des exploitations familiales avec moins de 5 hectares et peu équipées.

Dans un contexte ou l’État malien développe des politiques et des stratégies pour une réponse vigoureuse avec l’appui des partenaires techniques et financiers, cette rencontre est intervenue dans un contexte de sécheresse, de changements climatiques et de préoccupations sécuritaires.

Un « nombre important » de femmes, d’hommes et d’enfants en particulier ceux vivant dans les zones rurales sont concernés par l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Néanmoins, les chiffres de la campagne 2018-2019 sont encourageants et témoignent de l’efficacité des soutiens.

« Le Mali ne baissera jamais le bras. Ni lui, ni les autres pays du Sahel. Nous saignons mais nous vaincrons. Et nous avons encore besoin du FIDA pour nous aider à atteindre la masse critique, la plus-value », a déclaré le président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, lors de l’ouverture de la 43e session du Conseil d’administration du FIDA.

« Les régions où l’agriculture a bénéficié d’investissements à long terme, comme ceux du FIDA, ont mieux résisté. Je félicite le Fonds pour les résultats obtenus et l’exhorte à œuvrer davantage dans le sens de leur consolidation. »

Jean-Claude Sidibé, ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, Safia Boly, ministre de la Promotion de l’investissement privé, des PME et de l’entreprenariat national,  M’baranga Gasarabwe représentante-résidente des Nations unies au Mali, et Jean Pascal Kaboré, directeur pays du FIDA pour le Mali, ont ouvert un atelier présidé par Moulaye Ahmed Boubacar,  ministre de l’Agriculture par ailleurs gouverneur représentant le Mali au Conseil des gouverneurs du FIDA.

Un potentiel mal valorisé

Moulaye Ahmed Boubacar a rappelé que le secteur agricole contribue pour 40% au PIB du Mali et occupe près de 80% de la population, en majorité des exploitations familiales avec moins de 5 hectares et peu équipées. « Les potentialités du secteur sont importantes mais restent insuffisamment valorisées », estime-t-il.

L’atelier a été l’occasion d’engager le processus de formulation du nouveau programme, afin d’identifier les axes stratégiques sur lesquels le FIDA concentrera son appui au Mali, en s’alignant sur les priorités nationales définies dans le Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable et les autres politiques nationales.

Le programme va déterminer le cadre directeur du partenariat entre le gouvernement du Mali et le FIDA. Son contenu s’alignera sur les priorités nationales en matière de développement et plus spécifiquement sur les politiques sectorielles avec un accent particulier sur les aspects transversaux de changements climatiques, genre, nutrition et emploi des jeunes.

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