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African Business

Les envois de fonds, une ligne de survie économique à préserver

Solliciter les opérateurs

Si les migrants font moins de 4 % de la population mondiale, ils représentent au moins 8 % de la population dans six des dix pays où le nombre des cas de Covid-19 était le plus élevé, au premier semestre 2020.

Les riches économies d’Amérique du Nord, d’Europe et du Moyen-Orient accueillent également une grande partie des migrants africains et sont à l’origine de plus de la moitié du total des envois de fonds vers l’Afrique.

Au-delà de la perte de revenus, des millions d’expéditeurs ont éprouvé des difficultés à envoyer de l’argent à leurs proches pendant la période de confinement. On compte 1,7 milliard d’adultes non bancarisés dans le monde, dont 75 % possèdent un téléphone portable qui pourrait leur faciliter l’accès aux services financiers.

C’est pourquoi la CEA et One Campaign offrent une piste : les sociétés de technologie financière, les opérateurs de télécommunications, pourraient contribuer à réduire les coûts des transferts de fonds en facilitant l’accès et en accélérant le processus de compensation et le règlement des transactions.

En général, les expéditeurs paient une prime fonction du montant de l’argent envoyé. Par exemple, le coût mondial médian d’un envoi de 500 dollars est de 5 % ; cependant, le coût de l’envoi de 200 $ est de 7 %.

Ce sont les banques qui font payer le plus cher l’envoi de 200 $, soit des frais d’environ 11 % de la somme envoyée. En 2017, les expéditeurs ont payé environ 30 milliards $ en frais, selon le rapport Money and Banking.

Au niveau mondial, les coûts des transferts de fonds restent élevés par rapport à la cible de 3 % fixée dans l’Objectif 10 de développement durable. Les frais de transfert vers l’Afrique varient considérablement d’un couloir de transfert à l’autre.

L’Afrique est la région où les frais de réception d’un envoi de fonds sont les plus élevés, avec un coût moyen de 8 % (contre 5 % pour l’Asie du Sud). C’est également le continent où le coût des envois d’argent est le plus élevé, avec près de 14 %. Y compris au niveau intrarégional, en particulier dans les couloirs suivants : l’Angola vers la Namibie, la Tanzanie vers le Rwanda et le Nigeria vers le Togo.

Des initiatives à saluer, en Afrique

Dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine, juge la CEA, les pays africains devraient réduire considérablement le coût de l’envoi d’argent liquide sur le continent.

Certains pays ont décidé de mécanismes de soutien pour les personnes qui dépendent des envois de fonds, se félicite néanmoins la CEA. C’est ainsi que le Ghana a permis aux utilisateurs de téléphones mobiles d’ouvrir des comptes et de transférer jusqu’à 170 $ par jour sans paperasserie excessive.

En Ouganda, MTN a renoncé aux frais sur les transferts d’argent par téléphone mobile. La Banque centrale du Kenya a coordonné avec des banques privées une série de mesures visant à préserver l’accès aux transferts de fonds.

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