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Les encouragements du FMI et de la Banque mondiale au Congo

Les encouragements du FMI et de la Banque mondiale au Congo
  • Publiéjanvier 5, 2024

La Banque mondiale et le Fonds monétaire international, pressent le Congo à accélérer le rythme de ses réformes. En ligne de mire, la gestion des finances publiques, la modernisation des administrations et la gouvernance dans la passation des marchés, notamment.

 

Mi-décembre 2023, le FMI (Fonds monétaire international) a approuvé un nouveau décaissement de DTS (Droits de tirage spéciaux), à hauteur de 43 millions de dollars, afin d’aider la République du Congo à poursuivre son développement. Tout en regrettant des « retards dans les réformes structurelles ». Il en est de même pour la Banque mondiale, qui appuie le gouvernement de Brazzaville à hauteur de 80 millions $, tout pressant l’État à améliorer sa gouvernance.

« Ces efforts seront essentiels pour renforcer la résistance du pays aux chocs futurs tout en élargissant la marge de manœuvre budgétaire pour les investissements dans les infrastructures et le capital humain », juge la Banque mondiale.

« Deux repères structurels, visant à accroître la transparence, à augmenter les recettes fiscales et à améliorer la gestion des investissements publics, ont été atteints avec un retard, tandis que des efforts sont déployés pour soutenir une meilleure exécution des dépenses sociales », résume le FMI.

Au plan économique, la politique budgétaire reste axée sur la réduction des fragilités tout en veillant à préserver la viabilité de la dette. Et le FMI de saluer les avancées récentes dans la réforme des subventions des carburants et l’engagement des autorités à poursuivre l’assainissement budgétaire en 2024. « Les ressources libérées grâce à la réduction des transferts liés au pétrole, ainsi qu’une meilleure mobilisation des recettes intérieures, contribueront à accélérer les dépenses de développement et à augmenter les dépenses sociales destinées aux populations vulnérables. »

Pour autant, le Congo, tout en s’appuyant sur les progrès récemment accomplis, doit poursuivre l’effort de réformes. « Une meilleure gestion des finances publiques, en particulier des investissements publics et de la dette, facilitera des dépenses de développement plus importantes, plus efficaces et de meilleure qualité. » Des réformes plus vastes en matière de gouvernance, englobant la lutte contre la corruption et l’amélioration de la transparence, semblent indispensables, aux yeux des économistes, pour améliorer le climat des affaires.

 

Améliorer l’inclusion financière

« Le renforcement de la gestion des finances publiques et de la dette sera également essentiel pour assurer la viabilité de la dette, éviter l’accumulation de nouveaux arriérés et améliorer l’efficacité des dépenses publiques. Il sera essentiel d’achever la réorganisation du bureau de gestion de la dette, d’améliorer le partage de l’information et la coordination sur les questions liées au service de la dette, et d’accroître la transparence sur la dette publique », détaille le FMI.

Le fait n’est pas nouveau, le Congo cherche à diversifier son économie et à encourager investissement privé. L’atteinte de cet objectif « dépendra de l’approfondissement des réformes structurelles et de gouvernance », considèrent tant le FMI que la Banque mondiale. Qui seront attentifs à l’amélioration de la transparence des finances publiques et du secteur pétrolier et au renforcement de la capacité opérationnelle de l’architecture de lutte contre la corruption, y compris l’amélioration du cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. « L’amélioration de l’inclusion financière, la mise en œuvre résolue des réformes des entreprises publiques et l’adaptation aux risques émanant du changement climatique contribueront également à une croissance inclusive et résiliente », ajoute le FMI.

« Les réformes soutenues par le financement des politiques de développement sont essentielles pour améliorer la performance fiscale et la gouvernance du pays tout en diversifiant l’économie », confirme Cheick Fantamady Kante, directeur de la Banque mondiale pour la République du Congo. « Il s’agit là d’étapes essentielles pour parvenir à une croissance durable et inclusive, renforcer l’économie du pays et améliorer le bien-être de tous les citoyens. »

La Banque mondiale soutient deux priorités : la première vise à renforcer la viabilité budgétaire et la gouvernance en modernisant l’administration fiscale et douanière, en renforçant la réglementation du secteur pétrolier, en améliorant la surveillance des finances publiques et en renforçant l’efficacité du système de passation des marchés publics. La seconde priorité vise à soutenir la diversification et l’inclusion économiques en améliorant l’environnement des entreprises, la protection sociale des populations les plus vulnérables et l’accès à l’électricité et aux services de base tels que la santé et l’éducation.

@AB

Écrit par
Aude Darc

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