x
Close
African Business

L’enjeu du développement urbain

L’enjeu du développement urbain
  • Publiéjuin 27, 2024

Six nouvelles municipalités du continent, dont quatre d’Afrique francophone, rejoignent le Programme des villes africaines financé par l’aide au développement et piloté par la BAD.

 

Le « Programme des villes africaines » piloté par la BAD (Banque africaine de développement) s’élargit à six nouvelles municipalités du continent. Cet outil du Fonds de développement urbain et municipal (UMDF) consiste à accompagner des villes africaines dans l’élaboration de plans d’investissement structurants à court, moyen et long terme.

Par ailleurs, la Banque africaine de développement a reçu le prestigieux prix de l’Institution financière de développement de l’année lors de la Conférence TXF GLOBAL 2024.

Nouakchott est l’une des villes concernées ; la capitale de la Mauritanie envisage de combiner des projets sur la résilience climatique, la mobilité urbaine et l’énergie durable. Kolwezi, ville minière du sud de la RD Congo est confrontée à une croissance urbaine rapide et à d’importants enjeux environnementaux. Joal est une ville moyenne du Sénégal, qui cherche à davantage intégrer les enjeux environnementaux et sociaux dans son développement économique. Grand Nokoué, ville de plus de deux millions d’habitants est un poumon économique du Bénin.

La ville minière de Kolwezi (RD Congo) est confrontée à d'importants défis environnementaux.
La ville minière de Kolwezi (RD Congo) est confrontée à d’importants défis environnementaux.

 

Buffalo City est une cité côtière sud-africaine pour laquelle la résilience climatique est une priorité. Juba, au Soudan du Sud, priorise la fourniture de services de base pour une population croissante et particulièrement vulnérable.

Pour ces municipalités, le Fonds financera un programme d’accompagnement de plusieurs mois, au cours duquel sera réalisé un diagnostic précis des points forts et des vulnérabilités de chacune de ces villes, notamment au regard des enjeux économiques, sociaux, climatiques et de genre. Il s’agira ensuite d’identifier des projets d’infrastructure transformateurs autour desquels fédérer les bailleurs de fonds publics et privés.

En cette fin juin, le comité de supervision du l’UMDF a passé en revue les avancées et les résultats du Fonds, ainsi que son programme de travail pour l’année 2024 qui prévoit d’allouer plus de 4,7 millions de dollars pour faciliter l’identification et la maturation de projets d’infrastructure urbains. Par exemple, en Tunisie, l’UMDF finance à hauteur de 500 000 $ l’élaboration d’un projet de centre de collecte et de retraitement des déchets destiné à faire face aux besoins de la zone du Grand Tunis et à développer l’économie circulaire.

Remerciant les donateurs pour leur soutien, Mike Salawou, directeur du Département infrastructures, villes et développement urbain à la BAD, s’est engagé à renforcer l’efficacité opérationnelle du fonds ainsi que sa capacité à mobiliser davantage de financements et de partenariats pour plus d’impact : « La question du développement urbain est au cœur de la nouvelle stratégie décennale de la Banque 2024-2033, dont le Fonds de développement urbain et municipal est un instrument stratégique de mise en œuvre », a-t-il souligné.

En effet, la stratégie de la BAD comporte notamment des données et recherches issues de publications financées par le Fonds et ses partenaires.

Fondé en 2019 et doté d’un budget de 50 millions $, le Fonds de développement urbain et municipal est un fonds fiduciaire administré par la BAD. Ses contributeurs sont le Fonds nordique de développement ainsi que les gouvernements du Danemark, de l’Espagne et de la Suisse, et l’Agence wallonne à l’exportation et aux investissements étrangers.

*****

En bref

La BAD récompensée

 

La Banque africaine de développement a reçu le prestigieux prix de l’Institution financière de développement de l’année lors de la Conférence TXF GLOBAL 2024 sur le financement des exportations, des projets et du développement. Elle a été distinguée pour avoir été à l’avant-garde de l’innovation parmi les banques multilatérales de développement.

En particulier, la BAD a été récompensée pour sa première émission de capital hybride réalisée en janvier 2024. L’émission de capital hybride subordonnée perpétuelle de 750 millions $, à 10,5 ans, « a non seulement établi un point de référence prometteur, mais a également signalé ce qui pourrait être le premier d’une nouvelle classe d’actifs d’offres hybrides des banques multilatérales de développement, conformément aux recommandations de la Revue des cadres d’adéquation des fonds propres du G20 », se félicite un communiqué de la BAD.

Lors de la remise du prix, la vice-présidente de la BAD chargée des Finances, Hassatou N’Sele, a déclaré que son institution « est très désireuse de continuer à explorer les innovations financières pour renforcer sa capacité à remplir son mandat de développement, en particulier dans le contexte du défi lancé par le G20 aux banques multilatérales de développement pour qu’elles soient plus grandes, meilleures et plus audacieuses ».

@AB

Écrit par
Paule Fax

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *