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L’écosystème bouillonnant des start-up

L’écosystème bouillonnant des start-up
  • PubliéJuly 9, 2022

La fin du programme de sélection ASIP, au Sénégal, démontre la richesse et la diversité des jeunes entreprises technologiques. Santé, agriculture, finance, elles apportent toutes leur pierre au développement du continent.

 

Par Aude Darc

Le groupe Telecel a procédé, le 6 juillet 2022, à une journée de démonstration de son programme ASIP (Africa Star-up Initiavie Program), organisé par l’accélérateur technologique sénégalais Startupbootcamp. L’occasion de rappeler que tandis que l’écosystème technologique mondial est en proie à certaines incertitudes, depuis le début de l’année, face à ce qui semble être une régression du financement, l’écosystème africain se porte plutôt bien. Selon Max Cuvellier, l’auteur de Africa : The Big Deal, les start-up africaines ont battu des records chaque mois au premier semestre 2022 !

Parmi les jeunes pousses distinguées, Edtech Qataloog a commencé une entrée ambitieuse en Afrique francophone, où les étudiants peuvent accéder à des bibliothèques numériques et éviter les coûts sans cesse croissants des manuels physiques.

La journée a été l’occasion aussi de présenter onze jeunes pousses sélectionnées, parmi plus de 2 500 candidatures, soit l’aboutissement de trois mois de travail acharné, d’efforts considérables et la promesse d’un avenir plus grand, expliquent les organisateurs.

L’événement a reçu la visite de la ministre en charge de la Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ), Mama Aby Seye. Selon qui cette sélection constitue « un signal fort pour toutes les start-up africaines à la recherche d’un environnement propice à l’accompagnement de leur développement ». Et la ministre d’inviter « ceux qui sont intéressés par le programme à postuler pour les deux prochaines cohortes ».

Cette cohorte 2022 était composée d’« un groupe diversifié travaillant dans des secteurs de développement majeurs tels que l’agriculture, l’assurance, la santé, l’éducation et la durabilité », décrit Henry Ojuor, directeur du programme Startupbootcamp.

À son sens, « cela démontre le dynamisme de l’écosystème technologique africain ainsi que la sophistication croissante des solutions construites par et pour le marché africain ».

 

Changement de donne

D’autre part, le groupe Telecel a annoncé le lancement de son application mobile panafricaine centrée sur le client, Telecel Play. Il s’agit de « la seule place de marché sociale où les consommateurs gagnent aussi de l’argent avec leur communauté », explique son représentant, Stéphane Dine. Cette super-app, qui comprend également un Tchat et un portefeuille, est spécialement conçue pour permettre à l’utilisateur de vendre et d’acheter seul ou en groupe facilement et rapidement. Elle sera lancée dans le modèle B2B d’ici la fin de l’année, puis sera ouverte aux consommateurs au début de l’année prochaine dans plusieurs pays africains.

Eleanor Azar, directrice de l’ASIP, en est persuadée : « Les développements actuels de la technologie changent la façon dont nous vivons, communiquons et faisons des affaires, perturbant ainsi les industries traditionnelles et redéfinissant les relations de travail. » D’où l’importance de sélectionner « les entreprises initiées aux méthodes avant-gardistes qui les doteront des nouvelles compétences requises pour le XXIe siècle ».

Par exemple, « le Sénégal a changé la donne pour eCampus », a reconnu son PDG, Cecil Nutakor ; la plateforme alimentée par l’IA et conçue pour suivre les performances éducatives a réussi à se lancer au Sénégal et prospère au Ghana.

 

La tech au service de l’agriculture

Le secteur des soins de santé en Afrique est une source de préoccupation depuis des décennies et Neural Labs a passé les douze semaines du programme à Dakar et a réussi à décrocher un partenariat avec le ministère de la Santé pour effectuer des essais cliniques au Sénégal. La start-up a également reçu une subvention sans participation de 50 000 dollars de l’UNICEF et a été sélectionnée pour participer au programme Eddison de General Electric.

Pour sa part, l’entreprise agri-tech Agrodata a reçu un don pour la fabrication et l’installation de 200 iSmarthives, un outil qui aide à optimiser les terres agricoles, en utilisant les abeilles domestiques comme polinisateurs.  

Parmi les autres entreprises distinguées, Crodyvest, spécialisée dans l’inclusion financière par l’investissement, Ecomak Recyclers, la société de transport Parcsmart, Rural Farmers Hub, qui aide à l’amélioration de la productivité agricole au Nigeria, au Burkina Faso, au Zimbabwe, en attendant d’autres pays…

De même, la start-up technologique d’assurance Vooli a réussi à être pré-qualifiée pour des contrats gouvernementaux dans cinq pays et a également intégré trente sociétés de souscription. Tandis que la nigériane Powerstove a emporté le GSMA Innovation Fund ; son programme en fera bientôt le plus grand acteur de l’achat de crédits carbone et l’un des plus grands acteurs du développement durable en Afrique.

De son côté, Edtech Qataloog a commencé une entrée ambitieuse en Afrique francophone, où les étudiants peuvent accéder à des bibliothèques numériques et éviter les coûts sans cesse croissants des manuels physiques. Enfin, la plateforme de commerce électronique B2B Proxalys s’est étendue au Congo en plus du Sénégal. La jeune entreprise a emporté le premier prix du concours #FixChallenge de Free au Sénégal.

@AB

 

Écrit par
Aude Darc

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