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African Business

L’économie ivoirienne se porte bien

Emmanuel EssisDirecteur Général du Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (Cepici)

Vous êtes à la tête du Cepici, le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire. Comment évaluez-vous la reprise économique du pays ?

Avec une croissance voisine de 9 % en 2014, on peut dire que l’économie ivoirienne se porte à merveille ! La Côte d’Ivoire a repris sa place de leader de l’Afrique de l’Ouest, tous les indicateurs économiques le prouvent. Le pays est plus attractif, comme en témoigne le Forum international Investir en Côte d’Ivoire (ICI 2014) qui a vu la participation de plus de 5 000 opérateurs économiques issus de tous les continents. Trente-huit projets d’un montant global de 1 694 milliards de F.CFA du Forum ICI 2014 sont exécutés ou en cours d’exécution. Ces projets représentent 65 % des intentions d’investissements récoltées au terme dudit forum.

La prochaine édition est prévue en 2016, on pourrait atteindre 10 000 participants. Le Cepici a enregistré près de 6 500 entreprises créées en 2014, et agréé plus de 400 milliards de F.CFA d’investissements. Les performances, enregistrées par le Cepici, ont été confirmées par le rapport Doing Business 2015 du Groupe de la Banque mondiale, qui maintient la Côte d’Ivoire dans le Top 10 des meilleurs pays réformateurs au monde. La volonté du gouvernement ivoirien d’entreprendre des réformes est certaine. Cette politique permet une amélioration régulière de l’environnement des affaires.

Les élections de 2015 sont un signal fort que la Côte d’Ivoire va bien, et est définitivement retournée à une vie politique normale

Justement, sur cette question du climat des affaires, quelles en ont été les principales réformes menées ?

La Côte d’Ivoire a entrepris, depuis 2011, un vaste programme de réformes structurelles pour améliorer l’environnement des affaires et attirer les investisseurs. L’adoption d’un nouveau Code des investissements accorde davantage de facilités aux investisseurs, notamment des exonérations fiscales sur l’imposition des bénéfices, l’impôt sur les salaires, la patente, etc. Bien entendu, la création du Guichet Unique du Cepici demeure une mesure phare. Le Guichet regroupe en son sein l’ensemble des administrations impliquées dans le processus de création d’entreprise et d’agrément au Code des investissements. Les réformes, à ce niveau, ont permis la réduction des délais, des coûts et des procédures de création d’entreprise. Aujourd’hui, cette opération se noue en moins de 24 heures et coûte 15 000 F.CFA, pour les sociétés de type SARL dont le capital n’excède pas 10 millions de F.CFA.

Plusieurs autres mesures comme la création du tribunal de commerce d’Abidjan, la réduction des taxes sur les transactions immobilières, la réduction des délais des procédures et de l’obtention des permis de construire, la création du Guichet unique du commerce extérieur pour les délais, les procédures et les coûts des transactions à l’importation… ont permis à la Côte d’Ivoire d’être classée dans le Top 10 des meilleurs pays réformateurs au monde en 2013, en 2014 et en 2015 par le rapport Doing Business. L’ensemble de ces réformes qui vise l’amélioration du climat des affaires constitue l’un des préalables à l’atteinte des objectifs du Plan stratégique de promotion de l’investissement.

On observe l’arrivée de nouveaux investisseurs. Quels sont les secteurs les plus attractifs ?

L’agro-industrie demeure le potentiel naturel de la Côte d’Ivoire. À côté de cela, nous avons les secteurs de l’infrastructure, de l’énergie, des mines, de l’hôtellerie et des technologies de l’information et de la communication. Je précise que l’industrialisation demeure l’un des facteurs déterminants si nous voulons atteindre l’émergence-2020 que le Président de la République ambitionne pour notre pour notre pays.

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