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African Business

Le Sénégal modernise son agriculture

Le Sénégal modernise son agriculture
  • Publiémars 7, 2024

Un projet soutenu par un don de 20 millions de dollars de la BAD permettra de construire plusieurs infrastructures agricoles au Sénégal, de restaurer et électrifier diverses installations.

 

La BAD (Banque africaine de développement) a accordé un don de 20 millions de dollars au Sénégal pour mettre en œuvre le Projet de renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle post-COVID (PRESAN-PC). L’objectif est d’accroître durablement les productions agricoles et les revenus des femmes et des jeunes vulnérables.

L’appui financier de la BAD est issu du Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GASFP, sigle en anglais), un fonds multilatéral qui vise à améliorer les revenus et la sécurité alimentaire des populations vulnérables dans les pays en développement en accroissant le volume et la qualité des investissements réalisés dans les secteurs public et privé.

Le projet bénéficie aussi d’une contribution de 4,57 millions $ du groupe marocain OCP, de 1,29 million $ du gouvernement sénégalais et de 370 000 $ provenant des bénéficiaires eux-mêmes.

« La conception du projet est centrée autour du renforcement des actions du Projet d’appui à la sécurité alimentaire dans les régions de Louga, Matam et Kaffrine et de la résilience des populations, notamment face aux changements climatiques », commente Chérif Mohamed, qui représente la BAD au Sénégal. Il est mis en œuvre sur la même zone d’intervention, avec une extension dans des zones agro-climatiques et de vulnérabilité sociale, similaires à celle de la région de Matam et les départements de Koumpentoum (région de Tambacounda) et Nioro (région de Kaolack).

Le projet permettra de réaliser plusieurs infrastructures agricoles, parmi lesquelles : des forages agricoles équipés dans cinq anciennes fermes à excédent de débit à Kaffrine et à Louga ; d’installer des panneaux solaires pour dix stations de pompage de fermes existantes à Kaffrine et à Louga ; de réhabiliter cinq ouvrages de rétention dans la région de Kaffrine ; d’aménager trois bas-fonds à Massembé, Kaymor (une digue), à Nioro, à Koumpel (une digue et deux seuils).

 

Atténuer les risques climatiques

Il permettra également d’aménager 200 hectares de bas- fonds (digues de rétention et seuils déversant et aménagements secondaires) et de réaliser 400 hectares d’aménagement secondaire en aval de digues et de seuils déjà aménagés dans 18 vallées au bénéfice de femmes et de jeunes. Il permettra aussi de réaliser neuf fermes villageoises intégrées de cinq hectares avec poulailler et étable, alimentées par énergie solaire.

Trois forages pastoraux (forage à énergie solaire, château d’eau et abreuvoirs), deux mares pastorales et 30 kilomètres de réseau d’adduction d’eau potable seront également aménagés. Enfin, le projet prévoit la construction de 17 parcs de vaccination mixtes pour bovins et petits ruminants et la réhabilitation de six postes vétérinaires.

La zone d’intervention du projet couvre trois régions administratives du Sénégal (Louga, Matam et Kaffrine) et deux départements (Nioro et Koumpentoum) des régions administratives de Kaolack et de Tambacounda. Le projet concerne directement 31000 ménages, représentant environ 310000 personnes.

Entre autres objectifs, le PRESAN vise l’atténuation des risques climatiques par la maitrise de l’eau, des semences/intrants climato-résilients et la restauration des terres dégradées. Il permet l’accroissement des productions et des revenus agricoles, forestiers et pastoraux, par le soutien au développement des chaines de valeur des filières porteuses notamment le riz et le maraîchage, la viande et le lait. Il améliore l’accès aux zones de production et aux infrastructures de stockage, de conservation et de transformation.

Sans oublier le volet de la promotion de l’emploi et de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. Ainsi que le  renforcement des capacités des acteurs (services techniques centraux et déconcentrés, collectivités locales, organisations paysannes, secteur privé).

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En bref

L’électrification avance

 

Le Millenium Challenge Account (MCA-Sénégal II) a signé avec les groupes Cegelec et Vinci Énergies Sénégal un contrat en vue de l’électrification de 370 villages des régions de Fatick, Kaolack, Kolda, Sédhiou et Tambacounda. D’une durée de cinq ans, le projet devrait profiter à environ 220 000 Sénégalais. 

Quinze périmètres de bananeraies de la région de Tambacounda vont bénéficier de l’électrification. L’accès à l’électricité dans ces zones contribuera au développement des filières porteuses de croissance : le riz dans la zone de l’Anambé, l’anacarde dans les régions de Sédhiou et Fatick et la banane dans la région de Tambacounda.

Le MCA-Sénégal comprend un don d’investissement de 550 millions $ du gouvernement américain et une contribution supplémentaire de 50 millions $ du Sénégal. Soit un investissement global de 600 millions $.

@AB

Écrit par
Paule Fax

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