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African Business

Le projet Safir renforce la culture entrepreneuriale

Le projet Safir continue de tisser sa toile dans la région MENA. Ses promoteurs ouvrent l’appel à candidatures pour accompagner la création ou le renforcement d’incubateurs universitaires. Il se poursuivra jusqu’au 31 octobre 2020 dans les pays éligibles.

Par Kimberly Adams

Lancé en mars 2020, Safir est un programme ambitieux en faveur de la réalisation des ODD (Objectifs de développement durable) et de l’inclusion économique de la jeunesse dans neuf pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

Soutenu financièrement par l’Union européenne, il vise à créer un environnement propice à l’engagement citoyen des jeunes et à favoriser le développement de projets à impact social, culturel et environnemental. Le projet repose sur trois piliers : le soutien à un millier de jeunes porteurs de projets ; la structuration et le développement d’un réseau régional d’acteurs de l’accompagnement ; la création d’espaces de dialogue entre la jeunesse et les pouvoirs publics.

Les incubateurs sélectionnés bénéficieront d’un accompagnement technique et financier pour renforcer leur offre académique en entrepreneuriat social et créer des espaces d’incubation dédiés aux étudiants-entrepreneurs.

Les pays d’implantation sont l’Algérie, Égypte, Jordanie, Liban, la Tunisie, le Maroc, la Palestine, ainsi que la Libye et la Syrie ou les ressortissants de la diaspora, dans ces deux derniers cas. Safir reçoit, jusqu’au 31 octobre, les candidatures des structures universitaires disposant ou souhaitant de tels incubateurs qui entrent dans ses valeurs. S’en suivra la sélection des étudiantes et étudiants.

Ses promoteurs, notamment l’Institut français, partent du constat que plus de 7 millions de jeunes d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient sont étudiants. Afin de promouvoir leur esprit entrepreneurial, Safir prévoit la création ou le renforcement de 18 espaces d’incubation, d’ici 2024, accessibles à tous les étudiants au sein des campus universitaires.

Un accompagnement technique et financier est accordé aux incubateurs et universités pour la mise en œuvre des activités du programme. À long terme, ce soutien va permettre la création d’entreprises, le développement d’un réseau régional d’acteurs de l’accompagnement, et la création d’espaces de dialogue entre la jeunesse et les pouvoirs publics.

Entrepreneurs et citoyens responsables

Les activités mises en œuvre, avec la subvention allouée de 80 000 euros, le seront pour une durée de 18 mois, après signature d’un contrat avec l’Agence universitaire de la francophonie (AUF). « Les candidatures d’incubateurs déjà établis et exprimant un besoin précis de montée en compétences dans le domaine de l’entrepreneuriat social sont vivement encouragées », précise cette agence.

Pour assurer leurs missions, il est indispensable, considèrent les promoteurs de Safir, que les établissements de recherche prennent en compte, dans leurs activités et dans leurs relations avec les acteurs locaux, les préoccupations socio-économiques, culturelles et environnementales du territoire dans lequel ils sont implantés.

L’université doit former des citoyens responsables et capables de s’intégrer facilement dans la société. Dans la région MENA, elle est toutefois confrontée à un contexte difficile, notamment en matière d’adéquation entre les diplômes et un marché de l’emploi saturé. « Aussi, les compétences entrepreneuriales font-elles particulièrement défaut. »

C’est pour développer de nouvelles compétences et pour diffuser une culture citoyenne et responsable auprès des étudiants que le projet Safir prévoit la création ou le renforcement de ces espaces d’incubation et d’innovation accessibles à tous. Ils seront à la fois des lieux de transition entre le monde universitaire et le marché du travail. Ils veilleront à renforcer les compétences des étudiants, à favoriser des synergies entreprises-universités, et à sensibiliser le public aux enjeux des ODD.

Des structures d’accompagnement

Les incubateurs sélectionnés bénéficieront d’un accompagnement technique et financier pour renforcer leur offre académique en entrepreneuriat social et créer des espaces d’incubation dédiés aux étudiants-entrepreneurs. Cet accompagnement se déclinera en trois phases (diagnostic, accompagnement, évaluation au bout de deux ans).

Le projet Safir continue de tisser sa toile dans la région MENA. Ses promoteurs ouvrent l’appel à candidatures pour accompagner la création ou le renforcement d’incubateurs universitaires. Il se poursuivra jusqu’au 31 octobre 2020 dans les pays éligibles.

À terme, l’objectif est de permettre à ces espaces d’incuber des initiatives entrepreneuriales sociales d’étudiants. À ce titre, ils rejoindront le réseau des structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat innovant (SAEI) de Safir, et pourront organiser des sessions de sensibilisation aux ODD. Ils seront invités à participer aux rencontres régionales entre bénéficiaires du projet, et auront une programmation annuelle d’événements citoyens.

Les principaux partenaires sont donc l’Agence universitaire de la francophonie, premier réseau universitaire au monde avec 1007 établissements membres dans 119 pays, et 59 implantations réparties sur les cinq continents.

On retrouve aussi Lab’ess, le premier incubateur social tunisien et co-fondateur du réseau Économie sociale et solidaire Chabaka.tn. Le Lab’ess vise à contribuer activement au développement durable des acteurs de l’innovation sociale pour répondre efficacement aux besoins socio-économiques du territoire tunisien.

Enfin, on retrouve l’accélérateur libanais Pitchworthy-ALtCity Impact qui mène des actions d’accompagnement et de formation dans le domaine de l’entrepreneuriat social et accompagne plus de 350 entreprises sociales depuis 2015.

KA

Pour en savoir plus : https://www.safir-eu.com/

 

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