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Le Maroc soigne ses jeunes pousses

Le Maroc soigne ses jeunes pousses
  • Publiédécembre 28, 2023

Déjà riche en structures publiques ou privées d’accompagnement des start-up, le Maroc se dote d’un nouveau dispositif noué avec CDG Invest. Tandis que Tamwilcom, structure financière publique, reçoit un nouvel appui de la Société financière internationale.

 

Le Maroc s’active pour favoriser son écosystème des start-up. Le gouvernement et CDG Invest, un investisseur et gestionnaire de fonds marocain de capital investissement, ont signé, le 26 décembre à Rabat, un accord-cadre, pour lancer le programme « Startup Creation Grant ». Il s’agit de financer, mais également d’accompagner, les jeunes pousses marocaines pour stimuler le développement de l’écosystème technologique local.

« Le programme Startup Creation Grant apportera un soutien direct aux porteurs d’idées disposant d’une expérience professionnelle pour les aider à créer leur start-up. Cet accord-cadre sera suivi d’autres accords avec des partenaires des secteurs public et privé, qui permettront d’en faire bénéficier le plus grand nombre de jeunes porteurs de projets », détaille Ghita Mezzour (photo ci-dessus), ministre de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, dans un message sur le réseau social X (ex-Twitter).

« Le Maroc a besoin d’un écosystème de start-up fort, moteur d’innovation et de compétitivité pour l’économie du pays. »

De nombreuses structures publiques ou privées existent déjà, dans le royaume, afin d’aider les jeunes entrepreneurs dans leur recherche de ressources afin de mener à bien leur innovation. Qu’elles s’appellent Machrou3i, Izdihar, Orange Corners, UM6P Explorer (Université Mohammed-VI Polytechnique), le programme de la BERD, le Social Lab, Istitmar, etc. Ce nouveau programme, qui s’apparente à un PPP (partenariat public-privé) aura une place spécifique dans le dispositif, selon la ministre Ghita Mezzour. Il proposera des solutions de financement afin de faciliter les crédits bancaires, il permettra d’allouer des soutiens financiers destinés aux autres structures d’accompagnement. Dans un second temps, il fournira les outils nécessaires aux grands investisseurs internationaux afin de les encourager à investir dans le Royaume.

Le lancement du programme s’inscrit dans le cadre de la stratégie Maroc digital 2030. À cet horizon quelque 3 000 start-up auront ainsi été identifiées ; elles n’étaient que 380 en 2022. Le programme espère que d’ici à 2030, le Maroc comptera au moins deux « licornes » (entreprises valorisées à plus d’un milliard de dollars).

 

La phase cruciale de l’amorçage

D’autre part, l’institution financière publique Tamwilcom et la Société financière internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale viennent de nouer une nouvelle collaboration visant à proposer une offre d’accélération des start-up au Maroc.

Selon Zanati Serghini, directeur général de l’institution marocaine, « grâce à ce partenariat avec IFC, Tamwilcom pourra renforcer notamment le segment accélération, qui demeure faiblement servi à l’heure actuelle et ce, afin de contribuer à accroître le nombre de start-up pouvant réaliser des levées de fonds dans l’avenir pour financer leur développement ».

Avis partagé par Xavier Reille, de l’IFC : « Le Maroc a besoin d’un écosystème de start-up fort, moteur d’innovation et de compétitivité pour l’économie du pays. Ce nouveau partenariat permet de renforcer l’écosystème des start-up dans le Royaume, notamment dans la phase cruciale d’amorçage. Il s’inscrit dans le partenariat de long terme du Groupe de la Banque mondiale avec Tamwilcom et le Fonds Innov Invest ». Ce fonds est issu d’un partenariat entre la Banque mondiale, le gouvernement marocain et Tamwilcom.

De son côté, Jesko Hentschel (Banque mondiale) considère qu’un écosystème dynamique de start-up au Maroc est « une clé pour une croissance plus inclusive et résiliente ». Selon ses promoteurs, ce partenariat stratégique permettra d’apporter « une valeur ajoutée » à l’écosystème de l’entreprenariat innovant au Maroc. Il viendrait ainsi compléter les interventions du Fonds Innov Invest dans sa nouvelle édition et ce, en s’alignant sur les meilleures pratiques et les standards internationaux.

À noter que Tamwilcom vient de nouer un accord avec Al Barid Bank afin de faciliter l’accès au financement au profit des professionnels et de la très petite entreprise.

Cette signature fait suite à l’extension de l’activité d’Al Barid Bank au financement des professionnels et de la TPE, lui permettant désormais, à l’instar des autres banques, d’adosser ses financements en faveur de cette cible aux offres de garantie de Tamwilcom.

@AB

Écrit par
Aude Darc

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