x
Close
African Business Spécial ODD

Le libre-échange améliore la demande de transport

Le libre-échange améliore la demande de transport
  • Publiéoctobre 23, 2023

Le secteur des transports devrait être l’un des grands gagnants de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine. Telles sont les conclusions d’un rapport de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique.

 

L’Agenda 2030 pour le développement durable a intégré le transport durable dans de nombreux ODD (Objectifs de développement durable) et autres cibles, en particulier celles liées à la sécurité alimentaire, à la santé, à l’énergie, à la croissance économique, aux infrastructures, ainsi qu’aux villes et aux établissements humains.

Les experts s’accordent à dire que l’Afrique a besoin d’un secteur des transports fluide et efficace pour concrétiser l’essor commercial envisagé avec l’opérationnalisation de la ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine) ; en d’autres termes, le transport stimule le commerce.

La demande la plus importante de camions pour soutenir le libre-échange se situe en Afrique de l’Ouest, suivie par la demande de l’Afrique de l’Ouest vers l’Afrique australe, et de l’Afrique australe vers l’Afrique de l’Ouest.

Selon les estimations, la ZLECAf entraînera une augmentation de 50 % de la demande de transports routiers, ferroviaires, maritimes et aériens. Il s’agit d’une entreprise gigantesque, qui nécessite un déploiement similaire des infrastructures requises pour que l’Afrique soit en mesure de transporter des quantités massives de marchandises et de soutenir les échanges intra-africains de services et la circulation des personnes.

En termes absolus, plus de 25 % des gains commerciaux intra-africains dans le domaine des services iraient au seul secteur des transports, et près de 40 % de l’augmentation de la production de services en Afrique se ferait dans le secteur des transports.

 

Forte augmentation du fret

L’effet de la mise en œuvre complète de la zone de libre-échange continentale africaine sur le transport des biens et des services est présenté dans un rapport de la CEA (Commission économique des Nations unies pour l’Afrique : Implications of the African Continental Free Trade Area for Demand for Transport Infrastructure and Services (« Implications de la ZLECAf pour la demande d’infrastructures et de services de transport »). Le rapport indique que la planification intégrée du commerce et du transport apportera plus d’avantages aux signataires de l’accord en raison de la demande croissante de différents modes de transport.

« Nous avons évalué les opportunités d’investissement que la ZLECAf offre au secteur des transports et les investissements d’infrastructure requis pour les différents modes de transport », écrit l’expert en infrastructure de la CEA et auteur principal, Robert Lisinge.

« L’étude a également prévu la demande d’équipement pour les différents modes de transport – camions pour les routes, matériel roulant pour les chemins de fer, avions pour le transport aérien et navires pour le transport maritime – suite à l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange en 2021 », ajoute-t-il.

Selon Robert Lisinge, l’introduction de la ZLECAf entraînera une augmentation générale de la demande de fret intra-africain d’environ 28 %, par rapport à un scénario sans libre-échange.

« Notre analyse met également en évidence une augmentation de la demande pour tous les modes de transport et les véhicules qui les desservent. »

« Actuellement, la demande de transport de fret intra-africain est fortement orientée vers le transport routier, avec une part presque nulle pour le transport ferroviaire. Nous savons que cette répartition sur le terrain des transports peut s’améliorer, grâce aux efforts déployés pour améliorer les politiques africaines de transport afin d’étendre le réseau ferroviaire, combinés aux politiques commerciales visant à mettre en œuvre la ZLECAf », explique Robert. Lisinge.

D’ici 2030, une fois que l’accord sera pleinement mise en œuvre et que les plans du continent pour l’amélioration des infrastructures et des services de fret seront réalisés, la part du rail passera de 0,3 % à environ 7 %, indique le rapport, qui note une diminution prévue de la part du transport de fret par la route.

 

Boom des infrastructures et des équipements

La ZLECAf offre des opportunités d’investissement massives au secteur des transports. Selon Robert Lisinge ; elle suppose un besoin de 1 844 000 camions pour le fret en vrac et de 248 000 camions pour le fret en conteneurs d’ici à 2030. Ces chiffres passeront respectivement à 1 945 000 et 268 000 camions si les projets d’infrastructure prévus sont également mis en œuvre.

La flotte de wagons devrait passer à 132 857 unités pour les marchandises en vrac et à 36 482 unités pour les marchandises en conteneurs, à partir d’un point de départ bas en 2019, tandis que la flotte de navires devrait augmenter de 188 % pour les navires en vrac et de 180 % pour les navires porte-conteneurs, par rapport à la flotte de 2019, et la flotte d’avions devrait augmenter de 141 % par rapport à la flotte de 2019.

La demande la plus importante de camions pour soutenir le libre-échange se situe en Afrique de l’Ouest, suivie par la demande de l’Afrique de l’Ouest vers l’Afrique australe, et de l’Afrique australe vers l’Afrique de l’Ouest, projetée à 9,9 %.

L’augmentation de la demande interafricaine due à la mise en œuvre de la ZLECAf nécessite également l’expansion des flottes nationales de véhicules afin de répondre à l’augmentation des activités nationales.

@AB

 

Écrit par
Busani Bafana

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *