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African Business NTIC

Le business juteux des Nouvelles technologies

Le business juteux des Nouvelles technologies
  • Publiémars 7, 2022

À son tour, Microsoft lance sa structure d’appui aux start-up africaines. La firme américaine pourrait y consacrer 500 millions de dollars, sur cinq ans. Un moyen aussi pour elle de capter de jeunes talents et de nouer des partenariats avec des capitaux-risqueurs.

Par Aude Darc 

Les premières décisions n’auront pas tardé, pour Wael Elkabbany, nommé en novembre 2021 à la tête du Microsoft Africa Transformation Office (ATO). Cette structure collabore directement avec les gouvernements africains et les partenaires privés à divers projets porteurs.

« L’Afrique possède un énorme potentiel pour devenir l’un des centres les plus florissants en matière d’innovation numérique. Notre ambition est de voir une explosion d’innovations locales qui contribueront positivement à l’économie numérique de l’Afrique et à la société mondiale. »

Le géant de l’informatique lui a demandé de créer une structure spécifique, le Founders Hub, qui servira d’incubateurs et de centre de réseautage pour les start-up africaines.

Le groupe est en mesure, juge-t-il, de soutenir la croissance de près de 10 000 jeunes pousses du continent ; il entend « investir massivement dans le développement de leur écosystème au cours des cinq prochaines années ». 

Le Founders Hub se présente comme « un centre en libre-service » destiné à fournir aux start-up une large palette de ressources, notamment d’accès à des formations spécifiques, ainsi que des outils tels que Microsoft Azure et GitHub, et de l’assistance aux entreprises. 

En parallèle, Microsoft signera de nouveaux partenariats avec des incubateurs d’entreprises présents à travers toute l’Afrique, et parmi lesquels Grindstone, Greenhouse, FlapMax et Seedstars. Ces incubateurs permettront aux entreprises d’accéder à de nouveaux marchés, ainsi qu’à des compétences techniques de pointe et à de nouvelles sources de financement.

Ces partenariats permettront aussi aux jeunes pousses africaines d’accéder à des opportunités commerciales en collaboration avec le fabricant de logiciels. 

Ce dernier vient de conclure plusieurs alliances industrielles, ainsi que divers partenariats avec des investisseurs en capital-risque ; lesquels qui seront capables de fournir jusqu’à 500 millions de dollars de financement potentiel.

Ce financement proviendra d’un réseau d’investisseurs en capital-risque. Parmi les premiers choisis, Microsoft cite pêle-mêle la Banque Misr, Global Venture Capital et Get Funded Africa. La multinationale entend développer « de manière exponentielle » ce réseau d’investisseurs en capital-risque au cours des cinq prochaines années.

Un fort potentiel de créations d’emplois

L’usage de Microsoft en Afrique

08Microsoft considère que les start-up africaines deviennent l’« une des pierres angulaires de l’économie numérique du continent » ; elles offrent « des solutions pertinentes aux défis sociétaux ». Wael Elkabbany considère ainsi que « les investissements dans l’écosystème africain des start-up se développent à un rythme incroyable ».

Selon l’OCDE, il existerait plus de 640 hubs technologiques actifs à travers toute l’Afrique « qui contribuent fortement à accélérer l’innovation et à créer de l’emploi, en particulier auprès des jeunes », souligne le directeur général de ATO. « Cependant, reconnaît-il, le segment africain des start-up représente encore moins d’un pour cent du total des investissements dans le monde ; il faut que cela change. » 

Enfin, Wael Elkabbany explique que l’effort de Microsoft comporte trois domaines d’intervention clés. Premièrement, le « Fonders Hub » offre aux entreprises la possibilité de vendre leurs produits à des entreprises clientes de Microsoft.

Deuxièmement, la firme s’associera avec des start-up B2B ayant le statut de licorne ou susceptibles de le devenir bientôt. L’objectif est de fournir à chacune « un soutien adapté », en matière d’accès aux technologies, aux outils de renforcement des compétences, aux capitaux, aux marchés, etc.

Par exemple, Microsoft fournira un ensemble de contenus de formation. Les entreprises pourront accéder, à partir d’une interface unique, à de multiples formations techniques, à un rythme personnel, à des ateliers, à des sessions dirigées par un instructeur et à des formations virtuelles.

Troisièmement, Microsoft noue, en priorité, des partenariats avec les capitaux-risqueurs disposant d’une couverture mondiale doublée de bases régionales et qui sont intéressés par une ou plusieurs régions d’Afrique.

« L’Afrique possède un énorme potentiel pour devenir l’un des centres les plus florissants en matière d’innovation numérique. Notre ambition est de voir une explosion d’innovations locales qui contribueront positivement, non seulement à l’économie numérique de l’Afrique, mais aussi à la société mondiale », conclut Wael Elkabbany.

@ABF

Écrit par
Par Aude Darc

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