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African Business

L’avenir prometteur du secteur agroalimentaire africain

L’avenir prometteur du secteur agroalimentaire africain
  • Publiémars 14, 2024

Le troisième dialogue des dirigeants de l’agro-industrie africaine fait entendre la voix des jeunes entrepreneurs de l’agro-industrie.

 

Le troisième Dialogue des dirigeants de l’agro-industrie africaine (AALD3), qui vient de se tenir à Accra, a mis en lumière le rôle de pionnier des jeunes « agripreneurs » africains dans l’industrie agroalimentaire.

Venu de Côte d’Ivoire, Emmanuel Tra Bi, directeur général de l’industrie au ministère du Commerce et de l’industrie, a prononcé le discours d’ouverture, soulignant le rôle que les partenariats stratégiques avec le secteur privé peuvent jouer dans la transformation des systèmes agroalimentaires : « Il ne fait plus aucun doute que l’industrie agroalimentaire est une véritable source de richesse et d’emplois durables pour les économies africaines. Il appartient donc aux pays africains de travailler ensemble dans un esprit de solidarité et de paix pour consolider les acquis dans ce secteur. »

« Nous sommes encouragés par la montée en puissance des jeunes entrepreneurs dans la révolution numérique, qui soulèvent des questions importantes et parfois difficiles et conduisent le changement. »

S’appuyant sur l’importance du partenariat, Tom Gambrah (photo ci-dessous), fondateur de la société Premium Foods au Ghana, a expliqué que le secteur privé africain peut jouer un rôle essentiel dans la promotion d’une croissance durable et inclusive.

« En partageant nos expériences et nos points de vue, nous pouvons contribuer à l’élaboration de politiques qui favoriseront la croissance durable et l’inclusion dans le secteur agroalimentaire africain. » Ajoutant : « Nous avons une formidable occasion de plaider en faveur de la suppression des barrières commerciales, du progrès technologique et de l’expansion des marchés. »

Au cours d’une table ronde, Affiong Williams (photo de gauche), qui dirige la plus grande entreprise de fruits secs du Nigeria, ReelFruit, a déclaré que l’une des clés de son succès initial a été de s’associer avec des entrepreneurs partageant les mêmes idées et d’apprendre des autres dans la région.

Sakina Usengimana (photo de droite) qui dirige Afri-Foods au Rwanda et préside le Rwanda Youth in Agri-Business Forum (RYAF), a évoqué certains des défis auxquels elle est confrontée dans l’exploitation d’une entreprise transfrontalière, tels que les conversions de devises.

En revanche, elle a félicité les autorités rwandaises d’avoir supprimé certaines barrières commerciales et créé un écosystème plus favorable aux nouvelles entreprises agroalimentaires. « La suppression des barrières et la création d’un écosystème de soutien pour les jeunes agripreneurs sont essentielles pour que les entreprises agroalimentaires prospèrent », a-t-elle insisté.

 

Transformer l’agriculture

De son côté, Dzifa Amegashie, de CalBank, considère les femmes entrepreneurs sont souvent confrontées à des « préjugés inconscients » si elles opèrent dans le secteur de l’agroalimentaire, c’est pourquoi son établissement a mis en place un « bureau des femmes » pour mieux soutenir les femmes agripreneurs.

Représentant régional de la FAO pour l’Afrique, Abebe Haile-Gabriel (photo ci-contre) a souligné les tendances émergentes telles que l’évolution démographique du continent vers une population plus jeune, l’urbanisation rapide, la croissance prévue des marchés alimentaires africains, l’intégration croissante des innovations technologiques et numériques dans les systèmes agroalimentaires africains, et les perspectives prometteuses de la ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine).

« Nous sommes encouragés par la montée en puissance des jeunes entrepreneurs dans la révolution numérique, qui soulèvent des questions importantes et parfois difficiles et conduisent le changement. L’avenir des systèmes agroalimentaires africains est prometteur et se trouve entre les mains des jeunes agripreneurs. »

Ce « Dialogue » promu par la FAO a permis de recueillir les points de vue du secteur privé à l’approche de la 33e Conférence régionale de la FAO pour l’Afrique, qui se tiendra du 18 au 20 avril à Rabat, au Maroc. Lequel événement réunira les ministres de l’agriculture et d’autres portefeuilles concernés de toute l’Afrique pour définir l’ordre du jour de la transformation des systèmes agroalimentaires en Afrique ; il contribuera à apporter le point de vue du secteur privé à ces discussions.

Des agripreneuses engagées.
Des agripreneures engagées.

 

Un moyen de redéfinir le travail de l’organisation onusienne dans les quatre domaines suivants : une meilleure production, une meilleure nutrition, un meilleur environnement et une vie meilleure, sans laisser personne de côté. Le thème de la conférence sera « Systèmes agroalimentaires résilients et transformation rurale inclusive ».

 

PF, d’après un compte rendu de la FAO

@NA

Écrit par
Paule Fax

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