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African Business

L’Africa Investment Forum se tiendra en mars

Par des cessions virtuelles, du 15 au 17 mars, l’Africa Investment Forum présentera des projets bancables d’une valeur de 57,4 milliards de dollars. La plateforme panafricaine se veut un exemple de mis en relation des investisseurs et des apporteurs de projets structurants.

Par Aude Darc

Reporté au dernier moment en raison des contraintes sanitaires, l’Africa Investment Forum se déroulera du 15 au 17 mars 2022. De fait, il se déroulera de manière virtuelle, différentes salles de transactions seront ouvertes pour que se rencontrent financiers, investisseurs, et porteurs de projets.

L’Africa Investment Forum a bouclé dix transactions pour une valeur de 3,1 milliards de dollars et compte actuellement en portefeuille 136 transactions pour une valeur totale de 87,52 milliards $. 

Diverses discussions, durant ces trois jours, serviront à faire avancer les transactions déjà « dans les tuyaux » depuis 2021. La troisième édition de l’Africa Investment Forum devait se tenir en format hybride à Abidjan en décembre 2021, mais a été reportée en raison de l’émergence du variant Omicron. Quarante-cinq transactions d’une valeur de 57,4 milliards de dollars ont été sélectionnées pour les discussions dans ces salles de transactions.

Ce week-end, les différents partenaires ont considéré qu’il était temps de réactiver le processus. En effet, Africa Investment Forum n’est pas « un forum de plus », mais une plateforme multipartite et multidisciplinaire qui fait avancer des projets de partenariat public-privé et privé jusqu’au stade de la « bancabilité ». Elle rend les projets crédibles et potentiellement rentables en mobilisant des capitaux et en accélérant les ententes vers le bouclage financier des transactions.

Lors d’une session publique, l’Africa Investment Forum a fait le point sur les progrès accomplis et a présenté en avant-première cinq transactions. Parmi celles-ci, figurent notamment un investissement pour développer plus de 220 kilomètres de lignes de transmission électriques dans le cadre d’un accord de partenariat public-privé à long terme, un projet dont l’objectif sur dix ans, est de déployer une infrastructure à haut débit pour plus de 800 000 clients résidentiels et des petites entreprises. On relève également un projet de centre biomédical et pharmaceutique.

Un engagement énergique

Les 45 transactions qui seront examinées du 15 au 17 mars recèlent un potentiel total de 3,8 millions d’emplois, à la fois directs et indirects dont un million destiné aux femmes et entrepreneures africaines, et un autre million aux jeunes.

Révélant la date du prochain rendez-vous, la directrice d’Africa Investment Forum, Chinelo Anohu, a fait part de l’« engagement énergique » pour faire avancer la plateforme. Cette dernière, a-t-elle poursuivi, va au-delà du simple soutien aux investissements : « Africa Investment Forum s’emploie à promouvoir un environnement favorable aux affaires dans les pays africains, sachant que les bonnes politiques font les bons investissements. »

Chinelo Anohu considère qu’à l’avenir, les différentes parties devront « collaborer plus étroitement pour accélérer le rythme des investissements dans les infrastructures ».

Parmi les 160 participants à la réunion, qui représentaient des investisseurs et des organismes de préparation de projets, figuraient Sarah Whitten, de l’Agence américaine pour le commerce et le développement, Preeti Sinha, secrétaire exécutive du Fonds d’équipement des Nations unies et Omar Ezzat, du Centre de coopération multilatérale pour le financement du développement.

Les dirigeants des partenaires fondateurs s’étaient réunis, en fin de semaine dernière, pour discuter des avancées et des domaines stratégiques à privilégier pour l’année à venir. Les huit partenaires fondateurs sont : la BAD (Banque africaine de développement) qui héberge également l’Africa Investment Forum, Africa 50, Africa Finance Corporation, Afreximbank, la Banque de commerce et de développement de l’Afrique orientale et australe, la Banque européenne d’investissement. Sans oublier la Banque islamique de développement.

Le président de la BAD, Akinwumi A. Adesina, a souligné l’importance de donner la priorité à la sécurité et à la souveraineté de l’Afrique en matière de soins de santé, en s’appuyant sur trois piliers : la construction d’infrastructures de santé de qualité, le développement de l’industrie pharmaceutique du continent et l’augmentation de la capacité de fabrication de vaccins.

Accélérer les investissements

Akinwumi Adesina espère voir un grand nombre des partenaires fondateurs de l’Africa Investment Forum jouer un rôle dans l’Alliance pour des infrastructures vertes en Afrique.

Ce partenariat, qui a été annoncé le 18 février lors du sommet Union européenne‑Union africaine, permettra de lever jusqu’à 500 millions de dollars de capitaux pour le développement et la préparation de projets à un stade précoce, afin de catalyser des projets d’infrastructure bancables plus écologiques et à grande échelle, et rapidement. [Lire notre article sur ce sujet en cliquant ici].

 « À l’avenir, nous devons collaborer plus étroitement pour accélérer le rythme des investissements dans les infrastructures », considère également le président de la BAD.

De son côté, Alain Ebobissé, dirigeant d’Africa 50, a fait état d’une accélération de la fuite des capitaux pendant la pandémie et a réitéré la nécessité de dynamiser la mobilisation des ressources domestiques.

@ABF

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