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La ZLECAf cherche à connaître et à se faire connaître

La ZLECAf cherche à connaître et à se faire connaître
  • Publiénovembre 30, 2022

Si l’intérêt au libre-échange est bien compris de tous, la grande zone africaine tarde à embarquer les entreprises, notamment les PME. Dans la perspective d’un Forum des investissements, en mars 2023, le secrétariat de la ZLECAf multiplie les initiatives de vulgarisation de son action. Et recrute du personnel.

 

Depuis l’entrée en vigueur de la ZLECAf, la communauté internationale des affaires attend avec le résultat des négociations entre les parties prenantes, en raison de son potentiel à transformer radicalement le commerce intra-africain. À ce jour, trop peu de pays – quatre – ont concrètement entamé l’application de ce traité de libre-échange, qui prévoit une quasi-disparition des droits de douane pour de nombreux produits. Y compris, a-t-on appris récemment, les produits pharmaceutiques.

Le secrétariat de la ZLECAf s’est associé à l’ITC (Centre du commerce international) pour réaliser une cartographie du secteur privé. Elle consiste à détailler non seulement l’engagement actuel des entreprises, mais en particulier les micro, petites et moyennes entreprises en Afrique et voir comment elles peuvent s’engager avec dans cet ambitieux projet. 

Le prochain Forum d’affaires de la ZLECAf, qui aura pour thème « L’importance du succès de la Zone de libre-échange », se tiendra du 8 au 10 mars 2023 au Cap, en Afrique du Sud.

Entre autres raisons, la cartographie du secteur privé est réalisée pour comprendre comment les partenaires privés potentiels s’engagent actuellement les uns avec les autres, quelles interactions public-privé peuvent exister autour de sujets ou d’industries clés, et pour soutenir la stratégie d’engagement du secteur privé de la ZLECAf. La collecte de données aide également à identifier les opportunités d’action collective, à isoler les principaux défis ou facteurs de succès pour l’engagement de l’industrie sur des sujets donnés, et sert de base aux dialogues politiques menés par le secteur privé. En résumé, « cette étude de cartographie du secteur privé constitue un outil essentiel pour comprendre et exploiter le potentiel du secteur privé à contribuer au développement de l’Afrique par le biais du commerce », explique le secrétariat de la ZLECAf.

L’ITC renforce également les connaissances et les capacités du secteur privé sur le commerce régional. De cette manière, cet organisme des Nations unies contribue à garantir que les cadres nationaux sont alignés sur les engagements régionaux et que le secteur privé dispose des compétences et des informations nécessaires pour participer au commerce international. 

 

Besoin d’informations

Lors d’une réunion en marge du Sommet sur l’industrialisation, au Niger, Amani Asfour, présidente de l’African Business Council et la directrice exécutive du Centre du commerce international, Pamela Coke-Hamilton, ont toutes deux que le secteur privé contribuerait de manière significative à libérer le potentiel de développement en Afrique. 

Sans nul doute, est-il ressorti de cette réunion, les entreprises ont besoin d’un meilleur accès à l’information sur les tendances du marché et d’une meilleure connaissance des opportunités d’affaires à l’échelle locale, régionale, et mondial qui contribuerait de manière significative à accroître l’activité commerciale et à favoriser la création d’emplois dans toute l’Afrique.

C’est aussi pour améliorer cette connaissance que les partenaires vont publier un « glossaire de la ZLECAf » afin de rendre l’accord plus lisible, en décortiquant les termes juridiques, commerciaux et douaniers de l’accord.  « La ZLECAf est un accord complexe, et les petites entreprises devront se familiariser avec les termes utilisés afin de tirer parti de ces nouvelles opportunités. »

D’autre part, on apprend que le prochain Forum d’affaires de la ZLECAf, qui aura pour thème « L’importance du succès de la Zone de libre-échange », se tiendra du 8 au 10 mars 2023 au Cap, en Afrique du Sud. « Ce Forum d’affaires inaugural vise à fournir une plateforme privée-publique afin de débloquer les possibilités de commerce et d’investissement dans le cadre de l’accord, ouvrant ainsi davantage d’opportunités en Afrique », explique-t-on du côté du secrétariat.

Enfin, le secrétariat de la ZLECAf souhaite étoffer ses effectifs, afin de répondre aux besoins. En particulier, il cherche un responsable de la communication basé à Accra (Ghana), où se situe son siège social. Outre la responsabilité de la supervision et de la gestion de la division, le nouveau responsable dirigera la formulation de stratégies de communication sur les questions prioritaires et mènera des campagnes de sensibilisation aux activités des départements, de la direction et de l’institution. Entre autres postes, l’institution recherche également un directeur ou une directrice de l’administration des Douanes.

@AB

 

Écrit par
Laurent Soucaille

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