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African Business

La Côte d’Ivoire avance bien

Ministre d’État auprès du président de la République, Jeannot Ahoussou-Kouadio a engagé le dialogue avec toutes les forces politiques de Côte d’Ivoire.

Jeannot Ahoussou-Kouadio, Ministre d’État auprès du président de la République.

 

Après sa traumatisante crise postélectorale, la Côte d’Ivoire se retrouve-t-elle ? 

Le pays a été éprouvé par la crise postélectorale, et par la succession d’événements douloureux qui l’ont ébranlé depuis le regrettable coup d’État de 1999 et la rébellion de 2002. Malgré toutes ces crises, la Côte d’Ivoire se remet progressivement et retrouve ses atours. Le pays est en marche et engagé de façon irréversible sur la voie de l’émergence à l’horizon 2020. Au plan politique, le président de la République sait pouvoir compter sur le soutien de son aîné, Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA et des partis membres du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). 

Au nom du président Ouattara et du gouvernement, vous avez eu, plusieurs fois, des contacts avec l’opposition… 

Vous savez, le dialogue entre deux parties sur des sujets qui les opposent, suppose un minimum de confiance entre les acteurs de la négociation. Je salue l’opposition pour sa flexibilité, sa tempérance et son sens du dialogue. Le dialogue politique se déroule dans un esprit courtois. Ces discussions sont franches, parfois rudes, mais pour l’essentiel l’objectif est de ramener la paix au plus vite. L’environnement politique est plus serein, et le jeu démocratique a repris ses droits. Nous avançons bien et après avoir résolu les questions liées aux problèmes personnels, nous nous apprêtons à aborder les questions préparatoires aux élections générales de 2015 que le président de la République voudrait transparentes, inclusives et participatives. 

Quels actes concrets, par exemple, ont abouti à un dégel de la situation politique ? 

« Le dialogue est l’arme des forts ! », disait le président Félix Houphouët-Boigny. Ce dialogue a permis de décrisper l’environnement politique et faciliter diverses mesures, telles la libération des prisonniers comme le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan ; le retour organisé et sécurisé des exilés ; la libération des biens privés illégalement occupés ; le désarmement ; le dégel des avoirs. À ce propos, la libération des prisonniers, le retour organisé des exilés et le dégel des avoirs ne constituent pas des décisions d’intérêt politique, mais plutôt de justice. 

Avez-vous le sentiment que votre message de décrispation politique est compris et incite les investisseurs à venir en Côte d’Ivoire ? 

Il n’y a qu’à regarder l’engouement qu’ont suscité le Forum Investir en Côte d’Ivoire et le Marché des arts et du spectacle africain (MASA) organisés l’année dernière, pour comprendre que notre message est bien perçu. « Côte d’Ivoire is back », est un slogan plus que d’actualité. La paix revient, la confiance aussi. Pour récapituler : le message de décrispation est entendu et mis en oeuvre par les dirigeants des partis politiques de l’opposition et la coalition RHDP au pouvoir. Il complète la rigueur managériale dont font preuve les dirigeants de notre pays et les ambitieuses réformes qui sont adoptées par le gouvernement pour rendre plus compétitive notre économie. Voilà qui provoque et garantit le retour massif des investisseurs en Côte d’Ivoire. 

Que faites-vous à la tête de l’ARCI et de la région du « Bélier » ? 

L’Assemblée des régions de Côte d’Ivoire (ARCI), que je préside, est la faîtière qui regroupe les 31 régions du pays. Elle a pour mission non seulement d’être un cadre d’échanges, d’expériences et de concertations, mais aussi de fédérer les initiatives pour pouvoir participer activement au développement local clairement décliné dans le programme présidentiel. Ainsi la sécurité alimentaire et la lutte contre le chômage des jeunes sont-elles des priorités pour les régions. Pour résoudre ces problèmes, les présidents de régions ont pris le pari de réconcilier nos populations avec le travail de la terre. Par la sensibilisation, la formation et l’installation des jeunes et des femmes en vue d’une production des denrées selon les habitudes de consommation locales. Nous sommes donc en rapport très étroits avec tous les acteurs des filières agricoles et de nombreux autres partenaires pour adopter une stratégie commune et efficace qui produise des résultats rapides. Le partenariat public-privé à l’échelle locale constitue une perspective prometteuse pour accroître le développement. Nous entendons ainsi mettre nos coopératives de producteurs en rapport avec divers partenaires pour pouvoir envisager de façon méthodique le processus de transformation locale de nos productions, afin de donner de la valeur ajoutée à nos produits et par conséquent améliorer de façon sensible les revenus de nos laborieuses populations. Au niveau international, nous construisons des liens forts dans le cadre de l’Association internationale des régions francophones (AIRF) qui a d’ailleurs tenu son assemblée générale à Abidjan en mai 2014.

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