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Kilamba, ville modèle

Jardin d’enfants Les petits princes (Centro Infantil Pequenos Príncipes)

Ce jardin d’enfants au cœur de Kilamba comporte des pièces spacieuses bien aérées. La directrice, Lurdes Franco, et la directrice éducative, Fátima de Assis, nous ont montré les locaux, inaugurés en 2013.

Le centre accueille 200 enfants âgés de trois mois à cinq ans. Il est doté de salles de lecture, d’ateliers de peinture, d’une infirmerie et d’une cantine. « Les enfants qui passent la journée ici ont une routine qui associe discipline et jeux, avec des activités pédagogiques, des moments de jeux, des siestes et des repas », explique Lurdes Franco. Le personnel du jardin d’enfants comprend six enseignants et 20 assistants. En outre, des puéricultrices s’occupent des jeunes enfants que les parents amènent tôt le matin. Elles prennent également en charge les enfants en fin de journée quand les parents ne peuvent venir les chercher qu’après la fermeture officielle du centre.

Le centre ouvre avant le lever du soleil, vers 5 heures du matin. « La plupart des enfants continuent de dormir jusqu’à 7 h 30, heure à laquelle les jardins d’enfants ouvrent vraiment leurs portes. Nous ouvrons si tôt pour les parents qui travaillent à Luanda et qui doivent déposer leurs enfants à 5 heures pour être sur leur lieu de travail à 8 heures, en raison des embouteillages », explique Lurdes Franco. La directrice éducative Fátima de Assis a participé à divers stages au Royaume-Uni et applique des méthodes issues de ces expériences : « J’ai beaucoup appris là-bas, en particulier pour les enfants à besoins éducatifs particuliers. » Elle nous a conduits dans une salle gaie, pleine de peluches, destinée à accueillir les enfants ayant des difficultés d’apprentissage ou des problèmes de comportement. « Nous essayons d’avoir un assistant par enfant en difficulté, et nous nous formons sur les stratégies permettant de soulager le stress auquel sont soumis certains enfants. » Fátima, qui était auparavant enseignante en maternelle, explique que depuis la fin de la guerre, le nombre d’écoles disposant de personnel et de matériel spécialisé dans les enfants en difficulté a augmenté. Si 60 000 enfants à besoins éducatifs particuliers ont intégré le système scolaire, « il reste beaucoup de travail pour faire face aux besoins réels du pays ».

École primaire 16-juin (Escola de Ensino Primário 16 de Junho)

La directrice de l’école primaire, Georgina Abraão, grande femme à l’allure athlétique, autrefois vedette de l’équipe de basket féminine d’Angola, est fière de nous faire visiter sa nouvelle école.

Les classes comptent entre 25 et 30 élèves, « comme en Europe », souligne-t-elle, mais l’école accueille environ 1 000 enfants qui viennent à tour de rôle. La plupart vivent à Kilamba mais beaucoup viennent des environs. « Nous adoptons progressivement l’uniforme scolaire, financé par l’État, et nous sommes très heureux d’avoir été choisis pour le lancement de Meu Kamba [‘Mon ami’ en langue Kimbundu], un programme national qui introduit des ordinateurs à l’école primaire », explique-t-elle.

Jusqu’à présent, l’école a reçu 80 ordinateurs portables qui aident les enfants à apprendre le portugais, les maths et les sciences. « Nous voulons contribuer à la transformation des modèles éducatifs traditionnels et l’informatique est très motivante. Elle a permis d’améliorer la présence à l’école et la qualité de l’enseignement. »

Les salles de classe sont disposées autour d’une grande cour. Elles sont équipées de tables, de chaises et d’outils éducatifs. Outre un terrain de basket, un grand terrain permet de pratiquer le foot et l’athlétisme. Les enfants sont curieux, pétillants et joueurs, mais très disciplinés. Ils nous ont confié qu’ils adoraient aller à l’école et qu’ils s’y amusaient beaucoup !

Centre de formation professionnelle BN-Angola CITIC

La nouvelle ville de Kilamba se distingue par l’intérêt qu’elle porte à la formation professionnelle.

L’objectif est double : dispenser une formation professionnelle à des fins d’emploi mais aussi s’assurer qu’il existe suffisamment de personnel formé pour entretenir la nouvelle ville.

Cette stratégie s’inspire des pratiques utilisées en Chine où elles ont rencontré un franc succès. Les Chinois y attachent tant d’importance que le centre a été inauguré en mai 2014 par le Premier ministre chinois lui-même, Li Keqiang, et le vice-président angolais, Manuel Domingos Vicente.

Le coordonnateur éducatif, Frederik José dos Santos, nous a expliqué que le centre provenait d’une initiative privée de la société chinoise CITIC, qui a bâti Kilamba.

Le centre forme de jeunes Angolais de la municipalité de Belas, où se situe Kilamba, aux compétences nécessaires à l’entretien de la ville : maçonnerie, mécanique, électricité, plomberie, réfrigération, peinture, jardinage, administration, nettoyage, cuisine, couture et autres activités spécialisées.

Dans l’une des salles, nous avons vu une formation sur l’entretien des ascenseurs. Tous les étudiants portent un uniforme fourni par le centre et, à la fin du stage, ils reçoivent une boîte à outils pour qu’ils puissent créer leur micro-entreprise au cas où ils ne trouveraient pas d’emploi rapidement.

Frederik nous a conduits dans une salle TIC très bien équipée, où une dizaine d’étudiants suivaient un stage sur les logiciels d’administration.

La jeune Maria Cabaça nous a raconté qu’elle voulait apprendre l’anglais, voyager, puis s’installer à Kilamba, sa « ville idéale » pour y travailler et y fonder un foyer. « J’imagine que mes ambitions ne sont pas très différentes de celles de beaucoup de filles d’Europe et d’ailleurs ! »

Nous avons aussi brièvement assisté à divers ateliers : cuisine, jardinage, entretien des voitures, ainsi qu’à un cours de couture et de décoration très vivant, animé par Elizabete Manuel. La classe, composée de femmes de tous âges, travaillait des objets faits à la main pour les fêtes de Noël.

Elizabete Manuel a eu la générosité de donner, à chacun de nous, un cadeau réalisé par ses étudiantes, en nous lançant avec un large sourire : « Bienvenue chez les femmes pleines de talent d’Angola… » La joie et la bonne humeur étaient visiblement au rendez-vous.

Stade national de Roller Hockey

L’Angola a accueilli le championnat du monde de Roller Hockey en 2013 dans son stade ultramoderne à la sortie de Luanda. C’est l’un des trois stades – un autre se trouve à Malange et le dernier à Namibe – qui permet la pratique de ce sport, de plus en populaire non seulement dans le pays, mais aussi partout à travers le monde.

L’Espagne a remporté le championnat 2013 et l’événement a été retransmis en direct dans la moitié des pays du monde.

La nuit, on peut voir l’éclairage du stade à des kilomètres à la ronde : un système d’éclairage sophistiqué fait briller les murs et les fait changer de couleur.

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