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Investissements directs étrangers : Fort ralentissement mondial

Investissements directs étrangers : Fort ralentissement mondial
  • PubliéFebruary 2, 2021

La Chine attire toujours

Sur la base des annonces sur les fusions-acquisitions, les projets Greenfield et le financement de projets, la Cnuced se montre peu optimiste sur 2021. « Pour les pays en développement, les perspectives pour 2021 sont une préoccupation majeure », reconnaît James Zhan.

Bien que les flux d’IDE dans les économies en développement semblent relativement résilients en 2020, les annonces Greenfied ont chuté de 46% et le financement de projets internationaux de 7%, selon le rapport. Concernant l’Afrique, l’essentiel des reports de projets est intervenu au cours du second semestre 2020, contrairement à ce qui s’est passé dans le reste du monde. Voilà qui suggère que le ralentissement n’est pas terminé.

Plus généralement, la Cnuced attend un recul de 5% à 10% des IDE dans le monde, cette année. Ce, en dépit d’une une forte activité de transaction dans les industries technologiques et pharmaceutiques, qui devrait soutenir les flux d’investissements liés aux fusions et acquisitions. « Le déclin des IDE mondiaux atteindra son point le plus bas en 2021, et la vraie reprise va démarrer en 2022 », résume James Zhan. 

En 2020, l’Europe a été particulièrement touchée par la chute des flux d’investissements (passés de 373 à 110 milliards $), avec des sorts différents selon les pays. La Suède et l’Espagne ont tiré leur épingle du jeu. Une forte baisse a également été enregistrée aux États-Unis (- 49%, à 134 milliards de dollars).

D’une manière générale, les flux d’IDE ont fortement diminué dans quelques grandes économies occidentales, mais aussi en Russie. Dans le même temps, le déclin dans les économies dites « en développement » a été plus limité (-12%, à 616 milliards $). La part des économies en développement dans les investissements internationaux a ainsi atteint 72% en 2020, la plus élevée jamais enregistrée. 

L’Inde et la Chine ont défié la tendance, en résistant mieux à la crise économique liée à la pandémie de la Covid-19. Les flux d’IDE vers la Chine ont augmenté de 4% pour atteindre 163 milliards $, faisant du pays le premier bénéficiaire mondial en 2020. En 2003, les investissements étrangers n’atteignaient pas 55 milliards $… L’Inde tire également bien son épingle du jeu : les investissements y ont augmenté de 13%, à 57 milliards $, portés par l’attractivité de son secteur numérique.

LS

Écrit par
Par Laurent Soucaille

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