Close
Avez-vous trouvé cet article intéressant?

African Business

Étienne Giros : La France ne perd pas pied en Afrique 

La France conserve-t-elle sa place face à la compétition mondiale et réussit-elle à être dans un rapport de partenariat avec l’Afrique?

Il est dit que la France est en train de perdre pied en Afrique, c’est complètement faux ! Les exportations et le commerce français avec l’Afrique augmentent en valeur absolue depuis vingt ans. La part de marché de la France a baissé car cette augmentation reste inférieure à la hausse globale des échanges avec le continent.

Les investissements français en Afrique créent des filiales et s’installent sur place, ce qui ne se voit pas dans les statistiques douanières. Quand une entreprise française double ou triple sa taille avec sa filiale pour augmenter sa production, ça ne se voit pas non plus. Les exportations américaines, canadiennes ou chinoises se voient.

L’Afrique a d’abord une relation d’affection des peuples du continent avec nous. Ce n’est pas la même chose pour une entreprise française d’aller travailler en Afrique que d’aller travailler en Asie ou en Amérique latine. Il faut un certain relationnel, une ambiance amicale ou on se comprend et on comprend la position des autres, pour faire des affaires.

La moitié de la population du continent a vingt ans et moins, c’est un potentiel énorme. Voyez ce qui se passe dans le domaine des start-up ! Emmanuel Macron travaille beaucoup cet axe avec celui de la jeunesse et de la diaspora, souvent très jeune, basée en France et qui peut investir en Afrique.

Le temps des postes à responsabilité confiés à des expatriés est révolu. Ce sont les postes de cadres moyens, techniciens, agents de maîtrise et experts qui posent problème. La formation délivrée en Afrique ne correspond pas aux besoins des entreprises. Elle est déconnectée de l’économie, trop théorique ou ancienne.

Mais n’oublions pas les entreprises françaises qui sont là depuis longtemps ! On peut suivre le sujet des start-up et de l’africanisation des entreprises sans négliger les entreprises qui sont déjà là.

Pour aller en Afrique, il faut de la volonté. Mais il faut aussi que la taille des marchés, parfois petite, et le ressenti du risque de l’Afrique, ne soient pas prédominants. Il faut surmonter cela par une analyse rationnelle et voir que oui, on peut y aller !

SU et NB

 

Une réponse à “Étienne Giros : La France ne perd pas pied en Afrique ”

  1. Author Thumbnail Abdoul khadre SAKHO dit :

    tout a fait juste Mr Giros le FCFA est la meilleure monnaie d’Afrique. seulement le malheur de l’Afrique demeure ses intellectuels en mal de pouvoir et se placent de loin pour tirer le CFA pour récolter des dividendes politiques c’est dommage si Rene Dumond a parle d’une Afrique noire mal partie, en ce début du 21 siècle on peut dire que l’Afrique de nos jours se bat mal. j’ai fait une vidéo sur YouTube intitulée : et si le FCFA était mieux géré que nos économies ? Merci https://www.youtube.com/watch?v=3pQAfIhY-24&t=21s

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Posts