x
Close
Industrie

Un modèle pour monétiser les ressources pétrolières

Un modèle pour monétiser les ressources pétrolières
  • Publiéjuin 24, 2024

Au Congo, la compagnie Wing Wah développe un projet pétrolier et gazier à multiples facettes, qui peut être reproduit dans d’autres pays riches en ressources sur le continent.

 

La République du Congo a pour objectif d’augmenter sa production d’hydrocarbures à 500 000 barils par jour (bpj). Des projets tels que Banga Kayo, conduit par Wing Wah Oil Company, serviront de catalyseurs pour atteindre cet objectif, précise une note de la Chambre africaine de l’énergie (AEC). Qui considère : « Ce projet illustre parfaitement la manière dont l’intégration et l’évolutivité peuvent être utilisées non seulement pour monétiser les ressources, mais aussi pour maximiser la production au-delà du cycle de vie des blocs initialement réservés. »

« Le projet intégré de Wing Wah en République du Congo est un modèle qui peut et doit être reproduit dans d’autres pays producteurs de pétrole et de gaz en Afrique », considère NJ Ayuk.

Fervent défenseurs du développement du pétrole et du gaz en Afrique, les lobbyistes de l’AEC estiment que les hydrocarbures sont la solution pour faire de la pauvreté énergétique une réalité d’ici 2030.

Et font du projet Wing Wah en République du Congo un témoignage du rôle que jouent les partenariats internationaux dans le développement des ressources pétrolières et gazières africaines, ainsi qu’un témoignage aussi du potentiel de développement intégré à grande échelle sur l’ensemble du continent.

Le champ pétrolifère conventionnel de Banga Kayo est un permis de production exploité par Wing Wah, qui compte environ 250 puits forés à ce jour. Le champ produit 45 000 bpj et s’approche de son pic de production de 80 000 bpj. Outre la production de pétrole, Wing Wah met en œuvre une approche d’expansion et de développement par étapes afin de monétiser les ressources gazières précédemment exploitées. En trois phases, le projet augmentera progressivement la capacité de traitement et de valorisation du gaz, produisant du GNL, du butane et du propane, principalement pour le marché intérieur. Les produits excédentaires seront exportés dans la région.

Le projet comprend le développement de trois trains. Le premier a une capacité d’un million de mètres cubes par jour (mcm/j), tandis que les deuxième et troisième trains auront une capacité de deux mcm/j chacun. Les deuxième et troisième trains devraient être mis en service respectivement en mars et en décembre 2025, ce qui portera la capacité totale du projet à cinq millions de mètres cubes par jour. En avril 2024, Wing Wah a signé un contrat de partage de la production modifié avec le gouvernement pour le bloc Banga Kayo, signalant le début de l’expansion du projet.

 

Un outil pour maximiser l’efficacité et l’agilité

Le projet de Wing Wah au Congo repose sur l’intégration et l’extensibilité. La structure des installations a été planifiée de manière à privilégier l’efficacité, à réduire les émissions et à promouvoir l’agilité. Plus précisément, l’installation permet à la filiale du groupe chinois Southernpec d’exploiter le gaz non utilisé qui aurait autrement été brûlé à la torche, offrant ainsi des possibilités de monétisation et d’utilisation du gaz tout au long du cycle de production du pétrole.

 

« Contrairement à l’infrastructure GNL traditionnelle, qui est confrontée à des difficultés à mesure que les blocs arrivent à maturité et que les matières premières diminuent, la conception évolutive du projet de Wing Wah permet de maximiser la production, tant dans les blocs existants que dans les nouvelles concessions », juge l’AEC.

En outre, chaque unité de l’installation dispose de sa propre solution de production d’électricité, modulable par incréments de 2 MW. Actuellement, 22 MW sont installés, les générateurs utilisant le gaz des blocs associés. L’augmentation de la production s’accompagne d’une augmentation de la production d’électricité, ce qui garantit l’évolutivité et la durabilité de l’installation. Parallèlement, le système de gestion de l’eau est intégré au projet de manière à promouvoir des opérations respectueuses de l’environnement. L’eau est traitée sur place et rejetée dans l’océan.

« Ainsi, l’installation représente la quintessence de l’intégration du pétrole et du gaz. » L’approche du développement se caractérise par une construction et une mise en service rapides, ainsi que par des opérations rapides et efficaces.

 

Le développement des communautés

Les salariés de Wing Wah utilisent des équipements de pointe et ont organisé l’ensemble de l’infrastructure et du stockage. Cela devrait renforcer l’efficacité sur le site du projet tout en garantissant que le projet joue un rôle déterminant dans le traitement du pétrole et du gaz à long terme.

Outre l’efficacité du projet, le projet Banga Kayo a été construit de manière à prendre en compte les besoins des communautés locales. Toutes les installations de traitement disposent de logements sur place, et les cadres supérieurs sont disponibles sur appel pour assurer un suivi constant des travaux. Le projet emploie actuellement plus de 3 000 personnes, dont la majorité sont des travailleurs congolais.

En outre, l’électricité excédentaire produite sur le site du projet peut être distribuée aux communautés locales, ce qui constitue une source d’énergie propre et fiable. La gestion de l’eau tient également compte de la demande régionale, les communautés environnantes bénéficiant d’une source propre. Cette structure apporte non seulement des avantages tangibles aux communautés locales, mais elle permet également de réduire les émissions tout au long du cycle d’exploitation du projet.

NJ Ayuk
NJ Ayuk

« Le projet intégré de Wing Wah en République du Congo est un modèle qui peut et doit être reproduit dans d’autres pays producteurs de pétrole et de gaz en Afrique. L’accent mis sur l’évolutivité du projet garantit que la production n’est pas limitée à des blocs spécifiques, mais que l’infrastructure peut être facilement intégrée à de nouvelles concessions au fur et à mesure que l’exploration s’intensifie dans le pays. Grâce à la production d’électricité à partir de gaz, à une gestion innovante de l’eau et à une approche à long terme de la production, le projet est sur le point de débloquer une multitude d’avantages pour le pays », conclut NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.

 

PF, d’après un compte-rendu de l’AEC.

@AB

Écrit par
Paule Fax

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *